helplessness blues

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helplessness blues

Message par Jeremiah Drysdale le Sam 6 Sep - 15:15

Il avait toujours eu une sale gueule, on lui avait dit plusieurs fois. Mais là, on aurait dit qu’il s’était vraiment appliqué pour faire peur : amaigri, livide, les yeux sombres bien profonds dans leurs orbites, bandage dans le cou, bras dans le plâtre, démarche traînante et surtout, la mort dans l’âme. Il avait souvent été blessé physiquement, mais cette fois, c’était plus profond.  Il avait été perturbé dans son âme, dans ses croyances. Il ne s’était jamais senti aussi vulnérable que cette nuit, dans cette petite salle à l’arrière du third abomination. Il n’avait rien pu faire, la seule raison pour laquelle il était envie était qu’on s’était lassé de lui. Aucune intervention divine ne l’avait sauvé des griffes de ces vampires. Il avait cru mourir, et pas avec le laisser aller qu’il avait toujours pensé avoir.  Il avait eu peur, il avait été terrifié comme un gosse.

Depuis, il n’était pas retourné dans le feu de l’action. Il était resté terré, sous le choc. Tout seul, il serait probablement resté à lentement perdre la tête, sans ses repères, mais il avait eu de l’aide, contre son gré. Le jeune homme aurait dû être reconnaissant, il avait mis du temps à trouver une technique pour se faire ses injections avec juste un bras. Il avait fini par reprendre un peu le poil de la bête, assez pour sortir enfin de chez lui, mais il était loin d’être en état de retourner à ses activités. Il dormait mal, le jour ou la nuit. Souvent il se réveillait en sueur, en criant, l’image de cette femme aux cheveux bleus gravée dans son esprit, comme un démon qui ne le quittait jamais. Elle le hantait, il craignait de la croiser au détour d’une ruelle, dans sa propre salle de bain, il s’était dit maintes fois qu’elle avait réussi à le briser. Cependant, Jeremiah Drysdale sortait de chez lui, ce qui voulait dire qu’elle n’avait pas gagné complètement, il avait encore sa vie, et presque toute sa tête. Il était complètement perdu, certes, mais il n’était pas encore mort. Il voulait croire que tout cela avait été fait sous la volonté de Dieu, mais un doute qu’il n’avait jamais connu commençait à s’insinuer dans sa tête et il détestait cela profondément. C’était probablement cette haine qui lui avait donné l’énergie de pousser la porte ce soir-là, comme pour prouver à cette femme (qui ne regardait probablement pas) qu’il n’avait pas été abattu.

Le soleil n’était pas complètement couché lorsqu’il mit le pied dehors, il était donc plus tôt que d’habitude. Son horaire quotidien, sans la routine de la chasse, était sans queue ni tête, comme un lot continu de moments éternels et pénibles. Il n’aurait pu dire quel jour on était, mais il n’avait aucune échéance, aucun rendez-vous, alors ce n’était pas plus mal, peut-être juste un peu triste. Le jeune homme pâle, plus pâle que d’habitude, prit une grande respiration. Il était dehors, et  puis maintenant quoi? Normalement, la réponse aurait été clair, il aurait traqué, observé, chassé. Mais ce soir, c’était l’abîme devant lui, le vide complet. Avant qu’une angoisse naisse dans au creux des nœuds de son ventre, il se mit à marcher, question de s’aérer les sens. Mais il avait besoin d’un but, d’un objectif, juste pour ce soir, il avait besoin d’un endroit où il devait être.  Il pensa alors à ce gars, Willer. Il l’avait rencontré dans un bar, il lui avait donné un paquet de cigarettes. Ce dernier avait duré un bon deux jours, rappelant à Jeremiah pourquoi il n’achetait jamais ses trucs. Il n’avait jamais été bon pour faire des réserves, il claquait tout, tout de suite. La seule exception, la méthadone, c’était probablement parce qu’il détestait cette merde. Mais bref, il se souvenait du bar où il avait discuté avec ce gars, ce collègue, cet autre chasseur. Il n’avait nulle part où aller, alors pourquoi pas là? Jeremiah continua donc à marcher, c’était une activité qu’il appréciait seulement s’il avait quelque part où aller, comme dans ce cas. Lorsqu’il y arriva, de nombreuses minutes plus tard, il reconnut tout de suite l’odeur de sueur et les rires moites. Il passa la porte et lança son regard en panorama sur toute la salle. Castiel Willer n’était pas là. Ses yeux terminèrent leur course au bar, où se tenait cette femme... Amy? Elle tourna la tête, le vit, le reconnut alors. Willer lui avait dit qu’il pouvait demander à n’importe qui où il vivait et ils lui montreraient le chemin. Mais il n’en fit rien, baissa les yeux et partit.

Il n’aurait pas dû y aller, à quoi pensait-il? Toutes les nuits, c’était bar après bar, boîte de luxe après boîte pourrie, on aurait dit que seuls ces établissements lui apparaissaient. Peut-être avait-il besoin de cela pour se remettre sur pied. Une bonne cuite. Évidemment, cette cuite devrait rester dans sa tête, s’il ne voulait pas risquer les conflits entre un verre de fort et la merde qu’il s’injectait dans les veines pour vivre. Mais rien ne l’empêchait de faire comme si, d’aller faire de la reconnaissance avec son bras cassé et son air piteux. Il n’avait pas autant exploré son quartier que les autres, plus huppés et ostentatoires, le genre qui attirait les vicieux. Il avait intérêt à savoir ce qui se tramait dans le Bronx également. Ayant en tête un nouvel objectif, il continua à errer, s’arrêtant devant des enseignes et des vitrines diverses. Un endroit attira alors son attention. Tout le contraire de ses terrains de chasse, quelque chose de petit, mais moins plein que le précédent, un endroit qui sentait la sécurité. Jeremiah se trouva pitoyable de rechercher ainsi le confort, mais il avait besoin de se remettre sur pied. Il y entra donc, s’attendant à des regards encore une fois. Mais il n’eut droit à rien, pas même un sourcil en l’air. Les quelques personnes présentes parlaient entre elles, sans jeter un œil à cet espèce d’adolescent décharné au bras emplâtré et à l’air morose. C’était parfait. Il se dirigea vers le bar, le genre d’endroit où on pouvait le laisser tranquille, même s’il avait l’impression que cet endroit ne lui poserait pas ce problème. Il alla donc s’asseoir tranquillement, les yeux scrutant la surface du comptoir du bar, ne faisant pas grand-chose pour attirer l’attention du barman, il n’était pas pressé de retourner à sa chambre où les taches dans les murs lui rappelaient des souvenirs douloureux.
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Re: helplessness blues

Message par Brook Cooper le Dim 7 Sep - 23:15

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17:39

Ce matin, Brook s'était réveillé avec une sacrée gueule de bois. Encore une fois au plaisir du patron qui avait fini dans l'appartement la vielle au soir, bien après les heures de fermeture du bar. Une partie de la soirée de la veille avait foutu le camp de sa mémoire, noyé par diverses l'alcool, les mélanges n'étaient pas bons, et pourtant, elle recommençait tout si elle était en bonne compagnie. Mal de crâne, les tripes en bataille... Ses yeux ne supportaient plus cette maudite lumière qui, pourtant, avait du mal à traverser les fenêtres de son nouveau appartement. Dans l'air, il y avait une odeur de renfermé, de cigarette et un peu de bières, mais une odeur différente filtrait encore l'appartement, celui de la propreté, ou plutôt celui de l'entretien. Passant sa main sur son visage, appuyant pour finalement frotte sur ses yeux pour les sortir de leurs léthargies, un soupir de lassitude franchit ses lèvres desséchées. La demoiselle le regretta, l'odeur vient agresser ces narines, elle s'étira, agrippant le vieux paquet de cigarettes, frappant le sous pour en sortir une cigarette, la dernière. Elle prit les amulettes et l'alluma, respirant les premières bouffées avec délectation, les meilleurs étaient celle du matin. Et pendant ce temps, son esprit dérapa.

18:01

Une bonne douche lui ferait du bien. Le plus grand bien même. Le problème, c'est que pour pouvoir se glisser sous l'eau, il fallait se lever, marcher jusqu'à la salle de bains... Sans se casser la gueule sur le parquet neuf. À cette simple pensée, un juron se glissa dans un nouveau soupir et la dernière bouffée quitta ces lèvres. S'extirpant du lit, elle écrasa le mégot et bougea son corps, rejetant les couvertures, et voilà, la voilà complètement nu, a traversé la chambre qui selon elle est trop froide, mais elle ne se plaint pas, ça l'a réveillé et sinon elle ouvrirait le thermostat. Une fois dans la pièce en céramique bleu et noir, couleurs merdiques déjà présente, elle n'ouvre point la lumière et ce glisse dans la douche, partant l'eau et ce purifiant encore une fois de la vielle, laissant le tout partir au loin pour recommencer à nouveau. Une fois propre, elle reprend les vielles habitudes, se sèches rapidement, enfile un boxer qui moule bien ces fesses avant de déposer la serviette sur ces épaules, quittant pour la cuisine où elle sait restent de la pizza de la vielle.

18:37

Elle fouille le réfrigérateur, puis prend une bière qu'elle s'ouvre en dégustant la pointe froide mais combien alléchante. Puis ces yeux fouillent l'appartement, presque identique à l'ancien taudis qu'elle habitait, plus propre, mais pour combien de temps ? Puis elle réalise l'homme évêché, endormit sur le sofa. Elle observe le mastodonte qui lui serre de patron, trop grand pour le tout petit sofa et malgré elle, elle bouffe de rire, trouvant la situation hilarante, surtout que l'appartement lui appartient, pourquoi dormit-il encore sur le sofa ? Elle finit par s'approcher, secouer le motard roux qui empeste autant qu'elle l'alcool. Pour elle, Médérick est comme un frère, un vieux pote du secondaire, un des seuls avec qui elle a gardé contact, et le meilleur pour la beuverie. Elle le secoue un peu plus fort, pince son nez et l'interpelle, mais rien à faire, il semblerait que l'homme est un sommeil lourd. Elle allait retourner à ça chambre quand des pas lourds se font entendre dans l'escalier, régulier mais déterminé. Elle tourne la tête, observant de son regard bleu clair le Doorman finir par faire son apparition, levant un visage presque bambin vers elle, surprit et un peu d'incompréhension, mais d'aucune méchanceté. Bob, le frère de Médé est aussi doux qu'un anneau, du moins jusqu'à ce qu'on lui dise de faire le contraire. C'est le genre de mec pas trop intelligent, la nature a été un peu sans cœur, offrant le tout a son jumeau, mais à la différence de la tignasse épaisse de Médé, ce dernier ne garde qu'un crâne lustré et aucune barbe ne couvre sa mâchoire carrée. Il la salues de la main, puis son regard tombe sur son frère et Brook a un haussement de tête. Mais elle sent que sa soirée ne fait à peine commencer, et à un affreux sentiment que c'est elle ce soir qui sera au bar.

19:09

Et pour preuve, la voilà qui a retrouvé ce tabouret qui lui fait mal au cul, les coudes posés sur le comptoir du bar a observer les habitués discuter et la taquiner, leur nouvelle distraction du moment. Brook soupire une nouvelle fois, se redressant pour lisser la camisole blanche usée et à plusieurs endroits, laissant voir à travers le tissu les tatouages qui marquent son corps. La pieuvre qui zigzague et s'agrippe aux membres de la demoiselle et les ailes scarifiés, visible depuis le miroir qui longue l'autre côté du bar. Elle étire encore un bâillement, levant son cul du tabouret pour aller remplacer les trois bières qui viennent de se terminer. Elle ne travaille ici que depuis moins de quelques semaines et elle connait déjà les habitudes quotidiennes des habitués de l'endroit. Deux Bud's et une Bleue, agrippent une fin du monde qui ira au solitaire au fond de la salle. Revenant sur ces pas, elle observe l'endroit un peu, vieux, dégarnie, il avait bien besoin d'un relooking mais Médé disait que le bar était sacré, il ne le roulait pas pour l'argent, mais pour ceux qui connaissaient la signification du bar. À l'écouter, c'était un refuge pour les blessés, une maison accueillante pour les plus démunies qui connaissaient la vérité, tous ici avait leur petite histoire, qu'elle soit belle ou non. Mais elle doit avouer, qu'elle aime bien l'endroit, il est spécial à sa manière, et même si elle a souvent envie de tabasser les mecs, elle ces attachés à ces petites bibites, ils ne sont pas si pénibles et ne pensent que très rarement leurs mots. Mais Médé dit que ces seulement avec le temps qu'ils accepterons la petite nouvelle.

19:17

Et la voilà qui frotte le comptoir du bar, écoutant doucement la musique qui est craché par les haut-parleurs. Elle a enfin trouvé comment marche la super console. La musique est douce à ces oreilles, point trop forte, mais assez pour combler le silence laissé par les hommes occupés a chuchoté entre eux, et puis ses sacrément bon, qu'il n'en aille pas un qui chiale, sinon garde à sa putain de petite gueule. Elle finit de sécher les quelques verres de vitre, les serre puis entends la porte s'ouvrit, laissant l'air plus frais pénétrer et lui apporter les effluves de la ville, agressâtes et différentes. Elle dépose le cendrier sur le comptoir intérieur, tapant sa clope fraichement allumée à l'intérieur. Elle lui laisse le temps de s'installer, beaucoup trop occupées a frotter son verre. Elle lève les yeux vers la salle, rien n'a changer, rien n'a bouger, il n'est pas connu, alors n'attirera pas l'attention sur lui, comme s'il n'était qu'un tabouret parmi tant d'autre. Elle finit doucement par lui jeter un coup d'œil, fronce à peine ces sourcils, davantage surpris qu'il est pu se rendre ici sans problème. Elle hésite, puis remplit, le dit, verre avec de l'eau qu'elle dépose ensuite devant lui. Elle sort un nouveau cendrier avec une cigarette neuve et une amulette. Elle le glisse devant lui, laissant entendre le frottement du plastique contre le bois et demande :

▬T'a besoin de quelque chose ?  







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GET AWAY AND LET ME DRINK QUIETLY
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Re: helplessness blues

Message par Jeremiah Drysdale le Lun 22 Sep - 9:52

Jeremiah ne savait pas ce qu’il était venu chercher ici. Il ne croyait pas au hasard, pensant que chaque chemin avait été tracé par Dieu pour ceux qui le méritaient. Mais maintenant, il doutait maintenant. Peut-être qu’il n’y avait aucun sens à sa venue dans cet endroit? Peut-être ressortirait-il inchangé de cette petite incursion… Peut-être qu’il était seul. Il s’était toujours foutu de sa solitude, car il sentait cette présence rassurante près de lui. Mais cette présence n’était-elle qu’une illusion? Non, il ne pouvait pas croire une telle chose, c’était le fondement même de son existence, même si les preuves s’accumulaient, il ne pouvait arrêter de penser que c’était Dieu qui l’avait mis là. Le bruit du verre sur le comptoir lui fit lever la tête, remarquant la barmaid devant lui. Il devait probablement commander quelque chose s’il ne voulait pas se faire mettre dehors trop tôt. Il se frotta un oeil de sa main qui n’était pas immobilisée par un plâtre, tentant de penser à une réponse satisfaisant la question qui était plus difficile qu’il ne paraissait. Un détail attira alors l’attention du jeune homme qui alla fouiller sa poche d’un petit geste nerveux, semblant se rappeler quelque chose avant de soupirer. Il n’avait même pas amené de quoi se payer une consommation. Il arrêta de tourner autour du pot, levant des yeux penauds vers la fille du bar, il annonça: «J’ai pas d’argent... » Et c’était plutôt con. Il n’était pas à la rue, il égrainait les économies de Fergus avec une frugalité exemplaire. Mais là, il était tellement dans la brume qu’il n’avait rien amené avec lui en sortant. Il jeta un coup d’oeil à la salle du bar, remarquant une machine atm louche dans un coin, utile s’il avait une carte avec lui, ce qui n’était pas le cas. Il était officiellement un client de merde. S’éclaircissant la gorge de malaise, Jeremiah enchaîna alors: «J’imagine qu’il faut que je me tire maintenant... » Il ne savait pas pourquoi l’idée de devoir sortir l’attristait autant. Il ne connaissait pas cet endroit du tout, mais il avait envie d’être partout sauf chez lui en ce moment. En fait, il ne voulait pas se l’admettre, mais il était mortifié à l’idée de se retrouver seul ce soir-là. C’était nouveau ça, lui qui avait toujours fait sa petite affaire tout seul dans son coin, le voilà qui tentait de squatter les bars parce qu’il faisait le gamin, à avoir peur des ombres sur les murs. C’était pitoyable, vraiment. Ses yeux se posèrent quand même sur la cigarette dans le cendrier devant lui. Quand il se sentait à ce point comme de la merde, il avait toujours eu un fixe pour faire taire le vacarme, un bruit blanc sensoriel pour le remettre au bon endroit. Avant c’était l'héroïne, après la chasse. Maintenant, qu’était-il supposé faire s’il n’avait accès à aucun des deux? Il n’avait que des substituts merdiques, de la méthadone et une fausse reconnaissance des lieux qui se transformait carrément en spectacle de pitié. Le jeune homme, sentant qu’il avait laissé sa dignité avec son portefeuille, chez lui, tenta alors: «Mais j’aurais vraiment besoin de cette clope. » Une petite cigarette et ils pourraient bien le jeter cul par-dessus tête dehors. Il espérait que la carte du gamin avec un bras cassé jouerait un peu en sa faveur. Il n’avait pas l’air de pouvoir causer bien des dégâts de toute façon, qu’est-ce que c’était une cigarette? Le voilà qui mendiait. Lui qui se disait choisi par Dieu lui-même pour accomplir sa volonté, voilà qu’il mendiait pour de la nicotine. Si le Seigneur l’abandonnait, il savait probablement pourquoi. Il n’était peut-être plus digne, il ne valait peut-être même plus la peine d’être sacrifié. Peut-être ne mourrait-il pas dans l’action, sachant qu’il allait vers un monde meilleur. Il allait probablement mourir comme un rat, entre une benne à ordure et un mur de brique, sans que personne ne s’en rende compte ou s’en soucie. Il n’en avait aucune idée. Mais la perspective d’avoir été jugé indigne l’angoissait bien assez pour avoir besoin d’une fumée apaisante qui remplirait le vide dans ses poumons et dans sa tête ne serait-ce qu’un petit moment. Un petit moment de silence dans le bruit, c’était tout ce qu’il voulait.
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Re: helplessness blues

Message par Brook Cooper le Mar 23 Sep - 23:57

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Et la voilà en face d'un spectacle qu'elle a bien elle-même connut, pitoyable et sans aucun espoir. Elle revoit encore les quelques moments où Il venait lui rendre visite dans cette chambre sombre, lui déclarant sa flamme et signant son dos de son chef d'œuvre. Sous le comptoir, ces poings se referment doucement, mais elle ne dit point mot, elle n'est pas du genre a offrit la charité, mais quelque chose chez le gamin l'attire, surement l'atmosphère combien similaire et lourde qu'il dégage. Elle remarqua sa nervosité, sa détresse flagrante, son manque de courage en ce moment, son manque de soutien, ce soir, il n'a rien, il n'est rien et ne cherche qu'un moment de repos. La demoiselle au regard particulier soupire, passant une main dans sa chevelure sombre, puis étire la main vers le cendrier pour y prendre le bâton de feu, le portant à ces lèvres et agrippant la seule amulette pour la frotter rapidement sur le bois usé du comptoir et laissant apparaitre une petite flamme timide qui prend des forces rapidement. Elle vient doucement allumer la tige de tabac, et tire dessus, faisant rougir le bout et finit par redéposer la cigarette dans le cendrier, poussant ce dernier un peu plus vers lui. Elle souffle la fumée blanche qui vient doucement entourer le jeune homme, l'enveloppant de son odeur de nicotine et déclare :

▬J'connais pas ton cercle d'amis, mais s'ils te font payer une clope, jte conseil d'en trouver d'autres...  

Elle détoure sa silhouette, allant jusqu'à frigidaire où elle tire deux bières rousse, au goût d'automne, elle avait bien aimé la marque que la demoiselle roumaine lui avait fait boire, et en avait fait ajouter au menu du bar. Elle les déboucha habillement et jeta le capuchon dans le lavabo, allant rejoindre les autres cadavres métalliques de la soirée. Elle en dépose une devant lui, et boit déjà à l'autre une longue gorgée qui remplit son gaussiez avec joie. Elle finit par déposer sa bière et la voix d'une des habitués s'élève :

▬Hey Brook, tu devrais pas bois sur la job !  


  ▬ Taqueule Marthy, je fais c'que veux dans mon bar, alors si tu en veux d'autre tu devrais pas faire chier... Gromele-t-elle avec un mince sourire

  ▬ Oy ! C'est bien parce que le Grand patron n'est pas là ! Renchérit-il en riant...


  ▬ Martis, j'te fais pas chier avec ta femme ? Elle a encore appelé, tu sais ? Si tu veux pas que j'lui dise que t'ai ici, tu ferais mieux de payer la tournée ! Reprend Brook avec un large sourire mesquin, mais on pouvait facilement déceler de la moquerie amicale.


  ▬Oh, oh, d'accord OH GRANDE PATRONNE, je paye aussi celle du gamin...   Termine-t-il en jetant les cartes sur la table, ce déclarant grand gagnant.

Brook s'adoucit, hoche doucement la tête en allant offrit une bière à tous. Tout le monde connaissait maintenant la petite Brook, depuis que le patron l'avait ramené, il n'était pratiquement plus là, courant à nouveau les rues à la recherche d'une bonne chasse. Les hommes qui venaient ici connaissaient la valeur de la demoiselle, mais ces derniers ne pouvaient s'empêcher de taquiner une des seules et rares femmes qui restaient plus que 2 semaines aux côtés Médérick sans se retrouver dans son lit. Revenant à son poste, elle jette un œil au gamin, tirant son paquet neuf de sa poche arrière pour tirer une nouvelle clope et la pincer entre ces lèvres. Elle l'allume et dépose le tout sur le comptoir entre elle et le gamin, puis tirant sur le bâton feu, elle pose son regard bleuâtre aux nuances sanguinolentes sur lui, plongeant dans les profondeurs de son âme pour y voir la souffrant et la peur qui marque son être, la même qu'elle.

  ▬Tu es chez toi ici, chaque personne ici présente à son histoire, alors personne ne juge, tu reste jusqu'à la fermeture si tu le désire, tu dors sur le sofa chez moi, si tu es trop saoul pour rentrer et tu reviens quand tu veux, y a toujours quelqu'un ici, j'habite juste en haut d'ici. Si t'as envie d'parler, tu vides ton sac, tu sors la merde et je dis pas un mot, j'racontre à personne et ça va dans l'oublie  de ma tête, et je continue à te tenir compagnie jusqu’à ce que tu en ai mars et que tu m’envoie balader dans la merde. Jusqu'à là, tu continues boire en ma compagnie sans avoir peur pour le cash...  

Elle se tait, l'observant encore, inquisitrice, mais une touche plus douce, voir protectrice. Puis étrangement, elle étira la main vers le visage du jeune homme, posant à peine ces doigts sous le menton de ce dernier pour relever sa tête et observer les bandages autour de son corps et son bras qui semble assez mal en point. Une étrange émotion apparait, une flamme dévorante qui n'attend que le bon moment pour sortir et bruler tout ce qui l'entoure. Cette dernière n'est pas tournée vers lui, mais donne tout de même froid dans le dos, déclarant que la bête se battrait quoi qu'il arrive. Ce qui était étrange au premier abord, mais ceux qui connaissaient Brook avaient finit par comprendre qu'elle était ainsi, elle protégeait quand elle le désirait, et détestait l'injustice et encore moins les têtes brulées. Elle finit par retirer sa main, détournant le mouvement en reprenant sa bière et buvant une autre fois et déclara à voix haute :

  ▬J'commande de la pizza, qui en veut ?  

Plusieurs voix s’élève affirmatives, sourires aux lèvres, elle s'étire et prend le combiner en tournant la tête vers son compagnon de la soirée :

  ▬ Laquelle, tu préfères ?







Dernière édition par Brook Cooper le Mar 4 Nov - 14:29, édité 2 fois
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Re: helplessness blues

Message par Jeremiah Drysdale le Mar 28 Oct - 22:24

Il regarda avec tristesse la cigarette quitter le cendrier pour se rendre à la bouche de la jeune femme, comme s’il regardait un être cher s’évanouir doucement dans le lointain. Ouais, il en était à ce point, pitoyable. Cependant, après qu’elle l’ait allumée sous son regard désolé de paumé, elle la déposa tout de suite, rapprochant le cendrier de lui. Jeremiah leva alors des yeux confus vers elle. Que voulait-elle dire? Était-ce un signe? Le nargait-elle? Puis elle lui adressa la parole, confirmant ce dont il n’avait pas osé douter. C’était pour lui. Cela devenait une habitude, arriver dans un bar tel un sans-abri pour quémander des clopes à qui le voulait bien. Mais il n’allait pas rechigner. Avec un son presque joyeux dans le voix, il s’empara de la cigarette et rétorqua: «Des amis, j’en ai pas. » Mais il avait une clope, au moins, une douce dose nicotine dans son sang, juste pour cette nuit. Le jeune homme ne prit même pas la peine de cacher sa hâte alors qu’il amenait le cylindre de papier à sa bouche, en tirant une longue bouffée alors que la jeune femme du bar s’éloignait, fermant les yeux dans une béatitude tranquille, alors que la fumée s’écoulait lentement de ses narines, enfumant son crâne au complet. Seul le son du verre sur le comptoir le tira de ce petit instant d’éternité. Deux bouteilles de bière, il devinait que l’une d’elle était probablement pour lui. Ses yeux rougeâtres se posèrent sur la boisson alcoolisée de couleur ambrée. Il n’était pas supposé boire. Il savait qu’il avait toutes les chances du monde de faire un arrêt s’il abusait de l’acool en étant sur la méthadone… Mais une bière, ce n’était pas un abus non? Il ne savait même pas l’effet que cette bouteille aurait sur lui. Il continua alors à la fixer avec intensité. Il en avait envie, juste pour voir, juste pour voir jusqu’où il pouvait aller avant de sombrer, ou se retenir juste à temps. Jeremiah se saisit alors de la bouteille ouverte, la main un peu tremblante. Si Fergus pouvait le voir en ce moment, il lui donnerait sûrement une de ces raclées, bras dans le plâtre ou pas. Il lui aurait fait la morale, l’aurait traité de faiblard, de lâche, de pleutre. Mais Fergus n’était pas là, et il allait boire cette bière. C’était décidé.

Totalement absorbé dans ce débat mental, il n’avait pas entendu, ni vu l’altercation que la barmaid avait eue avec un habitué, qui par la présente lui payait sa consommation, mais il en n’avait cure. Il fut néanmoins surpris de la voir ressurgir, alors qu’il ne l’avait pas vu partir. Et il remarqua bien qu’elle le regardait. On ne pouvait pas dire qu’il avait le plus joli minois dans le moment. Gêné, le jeune hunter regarda ses pieds au lieu de prendre sa gorgée fatidique, la bouteille de bière toujours dans sa main valide. Elle lui adressa alors encore quelques mots auxquels il ne s’attendait pas, de toute évidence. Cette femme, qu’il ne connaissait ni d’Ève ni d’Adam lui proposait de déballer son sac, de dormir sur son canapé, de boire tout son soûl. Pourquoi donc? Qu’avait-il fait pour elle pour mériter un tel traitement? C’était son air piteux qui lui amenait cette pitié? Il ne répondit rien, il n’osait pas. C’était trop étrange, pourquoi était-on si gentil avec lui tout d’un coup? Il n’eut pas le temps d’ouvrir la bouche qu’il vit une main s’approcher de son visage. Il eut le réflexe de reculer, mais c’était la main de la femme qui touchait son menton avec douceur, le forçant à relever la tête. Il n’émit pas de résistance, bien que sa perplexité soit évidente. Qu’essayait-elle de voir? Ce n’était pas comme s’il pouvait lui dire ce qui était arrivé, ce qu’il avait subi dans cette petite sale au fond de cette boîte de nuit. Elle ne comprendrait pas. Il ne pouvait pas déballer son sac ici, parler de chasse et de vampire, il n’avait nulle part pour le faire. Jeremiah ne comprit pas l’émotion qui se peint alors sur le visage de la jeune femme qui l’examinait. On aurait dit de la colère, mais pas exactement. Il fut soulagée lorsqu’elle le lâcha enfin. Ça avait été un étrange moment à passer, mais c’était passé. Un peu décontenancé, il finit par répondre à sa déclaration d’hospitalité par un simple: «C’est compris. » Il fut alors question de pizza, mais avec toute la générosité dont il avait été la cible, il n’osait pas croire que cela le concernait. Bien que son ventre maigre aurait apprécié, il ne pouvait pas se permettre de quêter plus. De toute façon, il avait déjà un projet en verre dans la main, cette bouteille de bière qui le narguait.

Ce fut ce moment qu’il choisit pour un prendre une gorgée, alors que sa main l’avait quelques peu réchauffée. Le contact du liquide amer le surprit, il avait oublié le goût de la bière. Mais, Jeremiah fut bien soulagé de ne pas tomber raide mort alors que l’alcool descendait dans gorge, faisant peu à peu s’amenuir les ennuis pèsant sur ses épaules. Alors qu’il déposait la bouteille de nouveau sur le bar, la femme lui demanda quelle sorte de pizza il préférait. Encore surpris d’être inclus dans la boustifaille, il bredouilla: «Euh… Ben… Classique, quoi.... » Qui était-il donc pour dicter la commande de pizza? Dans quel endroit barjo trop plein d’hospitalité était-il tombé à la fin. Se sentant tout à coup très mal d’accaparer ainsi l’attention de la barmaid, il ajouta, la vouvoyant comme si elle avait été d’âge mûr: «Vous en faites pas pour moi, hein? J’ai pas vraiment grand chose à déballer, vous serez pas obligée de me tenir la main toute la soirée. » Il fit alors signe vers sa main emplâtrée. C’était une blague… Ou un essai. En tout cas. Il alla tirer une autre bouffée de sa cigarette donnée en essayant d’avoir l’air moins pitoyable d’un coup.
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Re: helplessness blues

Message par Castiel Willer le Mer 29 Oct - 7:33

Il devait s'y attendre. Cela devait arrivé un jour.
Il essuya son visage mouillé par la fine pluie. Ce soir malgré la fraîcheur et l'humidité, Castiel demeurait interdit devant le bar qu'il fréquentait quasiment tous les soirs, lequel dirigé par l'adorable Amy, une femme avec qui il s'était lié d'amitié. La  jolie barmaid qui voyait passer un nombre considérable de macho chaque jour avait le respect de tous les hommes qui entraient dans son bar, elle était toujours souriante, une personne incroyable.
Les meilleurs partent toujours les premier.
Castiel avança, passant par la porte restée grande ouverte, il se stoppa, sa godasse au bord de la flaque de sang. Gisait le cadavre d'Amy un mètre plus loin. Il regarda avec aucune expression sur le visage les marques affreusement déchiquetées dans le cou de la défunte, les bleus sur ses avants-bras et son visage horrifié. Il porta sa main à son front.
Si la vision du sang ne lui remuait pas le cœur, l'odeur elle lui prenait le nez.
Il s'accroupit en soupirant, il tata du bout de l'index et du majeur la flaque, il sentit la tiédeur. C'était ressent. Là une expression se dessina sur son visage. La tristesse ? Le dégoût ? La culpabilité ? Peut être bien que si il était arrivé 10 minutes plus tôt à l'heure de la fermeture, il aurait pu la sauver. Elle avait du fermer le bar seule et bien sur, elle fut une proie facile. Il regretta qu'elle soit morte dans cet acte atroce et effrayant. Il encore aimé la tuer avec une seule balle dans le crâne. Ça ne faisait pas souffrir un humain une balle dans le cerveau, ça tuait instantanément, bien heureusement ce n'était pas le même cas pour les enculés de suceur de sang. Ils hurlaient à la mort quand on leur logeait avec amour une balle enflammée dans leur crâne mort. Et la seule envie qui l'habitait à cet instant même, c'était cet amour qu'il allait donner à l'enfoiré qui avait ça, un bon amour de feu dans le gueule. Il se releva, les sourcils froncés, l'air grave. Bordel, il avait du mal à la regarder dans les yeux. Il adorait tant son regard doux datant quand elle le voyait entrer, là il ne voyait plus la Amy qu'il avait connu, juste une morte en peur.
Il soupira silencieusement. Il était temps d'effacer les traces.
Il verrouilla la porte d'entrée et enjamba le cadavre, Il passa dans l'arrière cuisine. Là, il ouvrit plusieurs placard avant de tomber sur des liquides qui l’intéressaient. Plusieurs bouteilles d'alcool à brûler qui servaient à Amy à ses allume-feu, quand elle allumait la cheminé au fond du bar. Il attrapa aussi le vieux bidon d'essence qu'il avait laissé à Amy il y a quelques mois, juste par précaution. Il emmena tout son bordel dans la pièce principale ou Amy s'était faite tuée.
Il vida les bouteilles sur le bar en bois, sur le cadavre, sur les tables de bois, et un peu sur les murs, sur le sol. Il s'assit sur une chaise, s'alluma une clope :

« Je le retrouverai ma belle. Il peut bien courir, je le retrouverai. »

Il souffla un nuage de fumée, il sentait dans cette pièce un mélange d'odeur, le sang, l'alcool, le vieux bois et la clope s'ajouta à tout ça.

« Adieu Amy. »

Il se dirigea vers la sortie, jeta sa clope derrière lui. De suite le son de quelque chose qui s'enflamme parvint à ses oreilles, il déverrouilla la porte et sortit en la refermant derrière lui.
Dans la pièce le feu avait pris de l'ampleur en une fraction de seconde. La purification avait démarrée. Personne ne comprendrait ce qu'il s'était passé, il valait mieux que personne ne le sache... surtout pas ceux qui aimaient Amy... Surtout pas ses amis... comme Castiel.
Il entama le pas, marchant sans savoir ou aller, il trouverait bien endroit ou se réfugier, l'alcool ? Ouais comme habituellement.
Il n'avait pas à se méfier, accroché à sa ceinture, son arme favorite frappait contre sa fesse, on en entrevoyait à peine le bout. Son blouson en cuir d’où coulait l'eau de la pluie cachait le flingue. La pluie tomba encore, si fine, elle remplaceraient bien les larmes de Castiel qui avait disparu depuis 11 ans. Il ne savait plus pleurer. Lorsque sa mère était morte il avait pleurer. Ça avait été la dernière fois. Sa précieuse mère. Il s'était fraillé un chemin en enfer pour l'y emmener au Paradis. En espérant que son amie Amy y soit aussi.
Il marcha, il marcha, il marcha comme un con sans savoir ou poser son cul. Il s'arrêta. Un endroit petit. Ok, c'était décidé c'était dans ce bar qu'il poserait son cul, boirait un peu trop et rentrerait chez lui comme un connard pour décuver, dormir comme une merde et se réveiller avec une gueule de bois dont il avait l'habitude d’accueillir quasiment tous les matins depuis qu'il chassait.
Les mains dans les poches il entra dans ce bordel. Quelques hommes causaient dans leur coin, une nana derrière le bar, un seul pékin devant elle. Pour que personne le fasse chier, il s’assiérait là bas, et si l'autre lui parle il lui colle un pain dans la gueule, pas d'humeur.
Le beau mécano s'approcha du bar en secouant ses cheveux fins pour faire partir les petites gouttes d'eau qui les recouvraient. Il retroussa ses manches, laissant respirer son tatouage sur son avant bras droit, une croix chrétienne noire étrangement décorée. Il s'appuya au comptoir avec sa main droite, toujours debout, il leva ses yeux turquoises vers la Barmaid qui avait des yeux encore plus curieux que les siens et annonça à la brunette froidement :

« Un bourbon s'il vous plaît. »

Il tourna la tête vers la gauche et ses sourcils se haussèrent. Son visage changea d'expression et sembla tout à coup moins énervé. C'était le gamin, il était là, avec une clope et une bière. Il lui aurait bien enlever des mains sa bière, mais niveau alcool, le vieil Hunter n'avait rien à conseiller à personne, à part de pas tomber dedans... Comme lui quoi.
Dieu, cet enculé jouait avec Castiel. Cette journée il lui avait enlevé Amy pour que plus jamais il n'entende « Alors beau gosse, je te sers quoi aujourd'hui ? », maintenant il n'entendrait plus que les barman coincés lui demander « Qu'est ce que vous voulez boire ? », pas de surnom, pas d'attache. Putain de bordel de merde et quand Castiel est anéanti par la culpabilité de ne pas avoir été là plus tôt, d'avoir du brûler cet havre de paix qu'était le bar d'Amy, il lui présente le gamin comme pour lui dire « Surprise mon con ! La vie est pas si moche tu vois ? »

Ta gueule dieu, je t'emmerde.

« Salut gamin. »

Il lui fit un sourire crispé, il avait pas l'habitude de sourire crispé, mais avec des journées de merde comme celle la, ça arrivait.
Il s'assit.



Surprise mon con ! La vie est pas si moche tu vois ?
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Re: helplessness blues

Message par Brook Cooper le Mer 29 Oct - 23:14

helplessness blues
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Après la réponse hésitante du gamin qui étira un sourire sur les lèvres de Brook, elle lui offrit son dos, dictant rapidement les commandes qui fusaient pratiquement de toute part. Elle fit les gros yeux à Marthy qui n'arrêtait point de lui lancer des vannes pour la mélanger.

▬ J'te jure Marthy, que si je franchis ce comptoir pour toi que ça va chauffer mon coco !  

Elle soupire, se radoucissant presque à ce surnom donc il l'avait affublé à leur première rencontre. Si cet homme était toujours en vie aujourd'hui, c'était bien grâce à elle, mais ceci était une toute autre histoire. Coinçant le combinée contre son épaule et son oreille, elle gribouille au passage les prix offerts.

▬  J'aimerais bien voir ça mon ange. Déclare ce dernier.

▬ Oui, comme d'habitude, une classique, deux pepperoni , et une bacon extra fromage... Oui, le forfait deux pour le prix d'une deux fois... 46,39$ ? D'accord, 8943 rues de l'industrie, c'est un bar vous pourrez pas le manquer ! Oui a plus tard...

Elle soupire en raccrochant le combiner, jette un regard aux hommes qui on reprit leurs jeux et revient vers le comptoir près de son petit compagnon de fortune. Elle pince le bout du bâton feu et en respire avec joie la nicotine en fumée, puis doucement, elle la laisse s'échapper de ces lèvres et plongeant son regard dans celui du gamin. C'était mignon de le voir agir ainsi, si timide et cachotier, mais en même temps, tout le monde avait ces secrets et encore plus elle que n'importe qui. Un sourire amusé s'étire à nouveau et elle glisse sa cigarette dans le cendrier, et lui dit :

▬ N'1 me vouvoie pas, j't'en supplie, appelle-moi par mon nom, la barmaid et a la limite hey, mais pas vous... Et n'2, va falloir que tu m'endure, parce que je quitte pas ce comptoir et mes habitués on déjà toutes leurs consommations, en plus t'ai nouveau, alors ça m'fais un peu compagnie, parce qu'ils sont tous sans cœur de s'asseoir aussi loin du bar. Termine-t-elle avec rancune dans la voix.

Les hommes rient joyeusement, elle ne fait que secouer la tête avec un mince sourire. Elle prend sa bière et en boit goulument une gorgée, appréciant le liquide froid descendre le long de ça gorge. Elle finit par soupirer de satisfaction, ré-déposant le cadavre vide de la bière sur le comptoir, quel pouvait aimer la bière. Malgré tout, elle adorait son travail. Puis doucement, elle réalisa qu'il n'y avait plus de musique, elle leva la tête, et observa la vielle chaine stéréo qui ne voulait plus lire le cd. Elle soupira, ce levant pour aller y jouer un peu, laissant de la tranquillité au gamin. Elle joua rapidement dans les fils arrières et doucement le son sorti à nouveau, laissant l'air de The Heavy - Short Change Hero jouer. Elle aimait bien se rythme, laissant ces doigts taper le rythme sur la surface de bois du comptoir. Elle finit par s'assurer que tous les fils étaient bien en place, puis fut interpeller, par un des habitués :

▬Hey Brook, on pourraient avoir un bichet bière, une bonne rousse...

Cette dernière ce tourne vers ledit personnage qui vient de commander un bichet, elle l'observe, changement d'habitude, elle plisse un peu les yeux, inquisitrice silencieuse qui semble attendre la suite. L'homme à la tignasse noir et au sourire béant l'observe à son tour, et elle dit, savant immédiatement pourquoi cette demande et petite nouveauté :

▬La chasse a été bonne ?

▬La chasse a été bonne ! Déclare-t-il joyeux.

▬La chasse a été bonne. Répète-t-elle doucement et remplissant le bichet en question.

Elle va lui porter, sans rien dire te secouant la tête un peu. Au passage, elle récolte l'argent pour les pizzas et pour les consommations de la soirée. Elle sait très bien qu'ils n'auront point terminé de boire, la chasse à été bonne, mai malgré tout était-ce une des raisons du pourquoi Médé n'était pas la ce soir ?

▬Et Médé ? Demande-t-elle doucement  

▬ Il est avec Marc. Répliqua ce dernier avant de baiser les yeux pour n'offrir que le silence.

Elle sut immédiatement qu'elle n'aurait plus rien du dit jeune homme. Elle soupira, observant le groupe en secouant la tête avant de s'éloigner vers le comptoir ou un nouveau venu avait fait son apparition. Elle l'observa un peu pendant son retour, il avait plutôt une belle gueule, le genre qu'elle pourrait apprécier, mais il dégageait en ce moment même, la même d'atmosphère que son compagnon de fortune. Elle prit donc place, plongeant son regard dans celui de son interlocuteur. Elle offrit un léger sourire, et allait demander la question de tout comme bon barmaid, mais la réponse de l'homme fut rapide, un bourbon.

▬Un bourbon ? Demande-t-elle amusée

Puis elle se détourne, remarquant l'odeur persistante de fumée et de gazoline. Elle jeta un dernier coup d'œil au visage fermé, l'odeur venait-elle de lui ? Elle prit une nouvelle respiration, elle ne se trompait donc pas, mais c'était peut-être dans son travail, qui était-elle donc pour juger ? Elle finit par s'approcher des étagères qui étaient remplies de vieille et de bouteilles neuves, mais que rarement utiliser par les habitués du bar, il n'y avait qu'elle et Médérick qui en buvaient. Elle fouilla entre les bouteilles et bien au fond, elle trouva la seule et unique bouteille de bourbon qu'elle connaissait. Elle poussa les autres bouteilles qui se trouvaient dans son chemin et prit avec douceur la bouteille au liquide ambré. Elle l'observa, retirant la poussière qui s'était un peu accumulée. Un bon Whiskey américain, un des mieux cotés, un Van Winkle, datant de douze ans. Elle sourit et revient doucement, attrapant deux verres propre. Elle en glissa un devant lui et l'autre sur le comptoir à l'intérieur, cacher à la vue de tous. Elle ouvrit la bouteille neuve, laissant les effluves sortir et venir taquiner les narines présentes. Elle en versa ensuite dans le verre du beau mec au visage sévère.

▬Et un bourbon pour monsieur ? Déclare-t-elle un peu espiègle.

Elle finit par glisser le cendrier entre eux deux, remarquant la légère familiarité entre eux. Elle remplit le verre de bourbon à moitié, puis le porte à ces lèvres et en cale complètement le contenu, il y avait un avantage à être alcoolique, on endurait plutôt bien ce genre de liquide. Et sans retenu, elle remplir à nouveau son verre avant de déposer la bouteille sur le comptoir devant le nouveau venu. Puis elle par réflexe, une de ces mains se porte à son épaule, caressant distraitement une petite partie des ailes scarifiés, cherchant de son regard l'objet de ces désirs, mais ne semble point le trouver. Elle retient le grognement qui aurait voulu sortir de ces lèvres.

▬Et merde... Qu'est que j'ai fait au bon dieu pour mériter ça... Murmure-t-elle pour elle-même avant de rapporter sur la radio.

Entendant une vieille musique country, elle semble fusiller la radio du regard, voulant tuer cette dernière de sa position, mais ne fait rien pour la changer, ne voulant pas quitter une nouvelle fois le comptoir et son tabouret confortable. Elle secoue la tête et ramène son attention sur eux, déclarant :

▬Alors, que me vos l'honneur de votre présence ? Vous pouvez me sortir la ce que vous voulez, si vous voulez pas me dire la vérité et si je vous dérange,  vous n'avez qu'a dire : dégage la barmaid ! Et je vous fiche la paix, mais bon,  je dois avouer que c'est rare que j'ai des nouveaux clients et ma curiosité à été piquée, ce qui est encore plus rare.







Hrp - Pardon, pardon, j'ai dû réécris une partir... Je l'ai accidentellement effacé en plaçant Mes codes... Nulle que je suis...


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Re: helplessness blues

Message par Jeremiah Drysdale le Sam 15 Nov - 14:45

Il semblait bien qu’il n’allait pas passer sa soirée seul. Ce n’était pas une perspective qui l’enchantait, de devoir faire la conversation ainsi à une inconnue. Mais, étrangement, il n’était pas aussi dégoûté par l’idée qu’à l’habitude. La certitude qu’il n’allait pas de si tôt retourner à son appartement vide, silencieux et froid le rassurait ne serait-ce qu’un peu. La barmaid avait été catégorique, il ne devait pas lui servir du vous ou du madame et, de plus, il ne pouvait pas se débarrasser d’elle, même s’il essayait. Il accepta cette fatalité du sort avec peu d’émoi, se disant qu’au moins ici, les ombres ne le faisaient pas sursauter à tout moment. Il avait une bière, une clope, et probablement une pizza, s’il fallait qu’il soit un brin social, il le ferait. La population du bar lui donnait l’impression de gros abrutis bruyants et c’était juste parfait, c’était juste ce dont il avait besoin pour arrêter de se creuser la tête encore et encore sur des évènements auxquels il ne pouvait rien changer. Il ne fit alors qu’acquiescer de la tête, montrant ainsi qu’il était bien prêt à endurer la jeune femme pour encore quelques minutes au moins. Il la regarda alors descendre sa bière comme si elle avait passé trois jours dans le désert, laissant une bouteille aussi vide que vide se pouvait sur le bar. Pour sa part, Jeremiah se gardait d’ambitionner avec ses gorgées, se disant qu’il avait probablement moins de chance de tomber raide, l’écume à la bouche, s’il y allait doucement. Bien vite, la jeune femme alla ailleurs, lui laissant le loisir de laisser paître son regard sans raison aucune dans la fumée de sa cigarette, juste à regarder les volutes danser et s’éteindre, sans pensée aucune. Un éclat de voix attira alors son attention parmi les boutades et les rires gras. Le jeune homme n’était pas sûr d’avoir bien entendu, mais il avait bien cru percervoir le mot chasse. Bien sûr, il s’agissait sûrement d’autre chose, de chasse au cerf quelque part, de drague, il n’en avait aucune idée. Mais probablement pas de sa chasse à lui. Néanmoins, son soudain et court intérêt pour la conversation avait été peu subtil.  Ne voulant pas avoir l’air d’épier qui que ce soit, il tourna la tête vivement, pour tomber sur une plus grande surprise encore, le mouvement lui arrachant une douleur lancinante au cou. Mais il n’y pensa pas, car le hasard avait décidé de rendre cette soirée encore plus étrange. Voilà que, comme ça, se trouvait devant lui cet homme. Castiel Willer. Évidemment qu’ils se reconnaissaient. La dernière fois qu’il l’avait vu, il était semi-conscient alors que le hunter plus âgé le traînait hors de ce satané club de nuit. Willer le salua avec un sourire de pauvre type, ce à quoi Jeremiah ne put faire autrement que rétorquer: «Tu en fais une tête de merde... » C’était drôle parce que c’était le gars avec le bras cassé, le visage démoli et les bandages qui disait ça. Il ne lui adressa pas une parole de plus, même si dans un sens, il était content de voir ce type. Il prit une nouvelle gorgée de bière alors que le vétéran commandait quelque chose de plus fort. Willer sentait l’essence, c’était probablement son odeur préférée, l’odeur du devoir accompli. On pouvait dire que ça faisait un bail qu’il ne l’avait pas sentie. C’était étrange de le voir ici, il le croisait partout ce type, il commençait à se dire qu’il le suivait au cas qu’il se fasse zigouiller une fois pour toute. Mais c’était quand même beaucoup de coïncidences. Peut-être que quelqu’un essayait de lui faire un message, il se devait d’être attentif. Justement, ce fut le temps que décida de prendre la barmaid pour leur adresser la parole, elle était curieuse, mais malheureusement, il n’avait pas grand chose à dire sur sa présence ici, c’était le hasard, Dieu, peu importe comment elle voulait appeler la chose. Il décida donc de ne pas vraiment répondre, juste pour dire qu’il s’était traîné ici par hasard parce qu’il était trop une loque humaine, mais plutôt de lui resservir une question: «C’est quoi cette planque? » Le jeune homme avait l’impression que quelque chose de spécial se passait ici. Était-il paranoïaque? Désespéré? Oui probablement. Mais il avait entendu parler de chasse, Willer était là, il ne s’était pas fait jeter dehors encore. Peut-être que Dieu venait de se rappeller qu’il existait. Peut-être que c’était une chance qui se présentait à lui. Ou peut-être qu’il se gourait. Mais il avait l’impression qu’il faisait bien de fouiner tout à coup, il devait savoir ce qui se passait. Voyant que sa cigarette s’était éteinte, il alla l’écraser dans le cendrier. Peut-être que c’était la bière qui agissait déjà et qui le rendait plus audacieux, il n’avait aucune idée de la nature de l’interférence de son traitement, ni sa vitesse, il espérait juste comprendre ce qui se tramait ici avant de tomber dans les pommes.
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Re: helplessness blues

Message par Castiel Willer le Mer 10 Déc - 13:36

La barmaid l’avait regardé comme toutes les nanas le regardaient souvent, elles devaient penser : « Il est mignon lui tiens ! ». Castiel s’en foutait bien de ce qu’elles pensaient en fait, ce qu’elles souhaitaient pour la majorité c’était se sentir flatter aux côtés du géant. Il était beau, il était poli et charmant. Surement les atouts nécessaires pour coucher avec lui le premier soir. Boaf, Castiel savait se faire plaisir du coup, un peu de drague puis un peu de partie de jambe en l'air et voilà, on se sentait mieux. Ça ne lui aurait peut-être pas fait de mal cette nuit-là. Mais non, franchement, il n’avait pas la tête à ça. Il n’esquissa alors pas le brin d’un sourire à la barmaid qui l’avait remarqué.
Bien heureusement le gamin était là, à lui dire qu’il avait une sale gueule, il manqua de peu de lui rire au nez. Au lieu de cela étonnement Castiel lui sourit puis l’air amusé il répondit en plaisantant :

« Dis donc gamin, du respect pour ton sauveur, sois reconnaissant un peu ! »

Il lui tapa sèchement l’épaule amicalement, la bonne épaule pas celle qui lui faisait mal. Une marque d’amusement et d’amitié qui sembla adoucir les traits du visage de Castiel, il laissa même s'échapper un petit rire. Castiel aimait bien ce type, il ne savait pas expliquer pourquoi, il l'aimait bien. Après cela, il s’accouda un peu plus au comptoir en s’appuyant tout son poids dessus. Son sourire se perdit peu à peu.
En face des deux hommes la barmaid s’agita après avoir été étonnée par la demande du mécano. Est-ce qu’elle en avait au moins du bourbon ? Beaucoup de monde trouvait ça dégueulasse, du coup elle en avait peut-être pas ? Par chance elle sortit l’unique bouteille de ce whisky qu’elle avait. A la vue du breuvage Castiel fronça les sourcils, il pensa en son fond intérieur : « tu sais comment tu vas finir avec ça… ». Il avait conscience que ça l’arrangerait pas mais, ma foi il s’en battait les couilles. Il n’avait qu’une envie : se bourrer la gueule comme un connard. Il choppa son verre et le ramena à sa bouche, il en bu une sacrée gorgé d’un coup, il remua la tête car l’alcool était putain de fort. Il se dit alors qu’après quelques gorgés il serrait anesthésié, il finit donc le verre cul sec et reversa ce précieux liquide dedans grâce à la bouteille que la nana avait laissé à proximité, elle avait aussi glissé un cendrier entre lui et Jeremiah. Il posa son verre tout juste rempli en face de lui et s’alluma une clope. Il tira dessus longuement et recracha l’air au-dessus de lui. Une partie de sa mauvaise humeur sembla partir dans cette fumée toxique, malgré tout la douleur qui lui remuait le ventre demeurait toujours bel et bien présente.
Soudain, la barmaid demanda ce que le gamin et lui faisait ici, que si ils ne voulaient rien dire il n’avait qu’à la renvoyer chier. Castiel se tut par politesse. En vérité elle était curieuse de savoir comment deux nouveaux s’étaient retrouvés dans son bar. Le mécano à ses mots se tourna et remarqua que chaque Hommes dans le bar paraissait pote, tous complices. Il se demanda lui-même comment il avait pu atterrir dans ce bar. Le bon dieu comme elle le disait si bien. Le mécano ne dit mot, il laissa volontiers Jeremiah prendre la parole en enchaînant sur une question pour le moins très intéressante. Une planque ?
Étonnement, ici ça parlait de chasse. Castiel regarda un peu plus autour de lui, certains visages lui rappelaient quelque chose. Il n’osa pas s’avancer sans être sûr, mais le gamin avait raison, une planque était le bon mot. Il n’était pas fou le gosse. Le vétéran Hunter n'eut alors pas de peine à comprendre ce qu'était cet endroit. Le jeune hunter avait-il seulement compris que ce bar était un endroit pour les gens comme eux, il semblait s'en douter. Le vétéran Castiel le regarda et lui sourit. Il posa sa cigarette et reprit son verre pour
boire quelques petits coups de canon, laissant à la barmaid l'honneur de s'expliquer.



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Re: helplessness blues

Message par Brook Cooper le Ven 12 Déc - 17:04

helplessness blues
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La question lui donne le même effet qu'un seau d'eau glacé. Elle observe d'un regard beaucoup moins entraient de gaîté le jeune homme. Loin, l'idée de lui montrer de la haine ou même une frustration visible, c'était plutôt une émotion sérieuse qui avait pris la place. D'ordinaire, les rares nouveaux qui passaient ici et qui pouvaient entendre le mot, commentaient et demandaient ou il avait trouvé le gibier, demandait dans quel coin de forêt il avait eu le gros lot, ou ils se taisaient, ignorant la conversation plus habituée a boire tranquillement. On ne lui demandait pas aussi directement si l'endroit était une planque de chasseurs. Toujours en l'observant, elle caresse sa nuque, presque ennuyée de la question, mais elle n'en semble point décourager pour autant.

Toujours silencieuse, elle vient chercher une des cigarettes, la porte a ses lèvres et l'allume rapidement pour tirer une longue bouffée de nicotine et de cancer. Le bout rougeoyant, illumine étrangement le visage sérieux de la jeune femme, jetant les ombres d'une réalité plus cruelle et macabre. Son regard perçant ne quitte point pour autant ceux du jeune homme. Elle laissa tomber le masque du jeu d'actrice de barmaid, gentille et amicale.

Bah, plus besoin de ce cacher, dans le pire des cas, il la prendra pour une folle et quittera.

Elle tire sur son tabouret et y pose son cul, glissant les pieds sur les tiges de métal. Elle souffle sa fumée blanchâtre qui monte doucement vers le plafond du bar. Elle l'observe encore un peu et elle décide de laisser sa voix s'élever quand elle remarque l'éclaire d'illumination du beau gosse après un rapide coup d'œil dans la salle.

Finalement. Es-ce que le bon dieu venait de faire sa putain de BA de la soirée ?

▬Une plaque/un bar/ un endroit de réunion, prend le comme tu veux de chasseur de vampire... Tous les mecs ici, chasse et tue les vampires, moi, je suis barman ou je sers de diversion quand ils ne sont pas capable de gérer seul, attirant l'attention de ses merdes pour les battre a mort. Je résiste assez bien et qui lui est, ils ne peuvent pas résister quand je les interpelle.

Elle se tait, apportant à sa bouche de bâton de feu qui lui offre un confort fou. Elle étira finalement une main vers le verre remplit d'alcool, portant le liquide ambré dans sa bouche puis dans sa gorge, lui brûlant l'intérieur de son infect goût. Elle en calle le contenu sans rien ressentir, puis re-dépose le verre sur le comptoir, laissant entendre le son résonner dans la salle maintenant silencieuse. Elle finit par tourner la tête vers les hommes qui avaient visiblement entendu la question du jeune homme et la réponse sans secret de la jeune femme. Elle porte une nouvelle fois la cigarette à sa bouche, tirant longuement sur la fumée en ne quittant pas le groupe des yeux et finit par souffler la fumée qui s'amasse devant sa vue et son visage, créant un écran blanchâtre opaque. Elle tourne finalement la tête vers les deux hommes et observe encore une fois. Ce pourrait-il qu'ils soient aussi spéciaux qu'elle ? À vrai dire, elle en aurait bien besoin, les mecs du bar étaient bien, mais trop fragiles à son goût, elle ne voulait surtout pas se retrouver avec les cadavres sur les bras et a annoncer la nouvelle à leur famille.

Elle allait à nouveau ouvrit la bouche mais se tut, s'attendant presque à les voir partir en courant ou a tourner le tout en blague, la pointant du doigt en déclarant qu'elle était trop soûle quand elle se sentait encore parfaitement bien et qu'il lui faudrait beaucoup plus que deux bières et un verre de bourbon. Mais elle était malgré tout curieuse de leurs réactions, on ne posait pas ce genre de question a moins de connaitre le coté sombre de la vie, ou encore d'en être un...







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Re: helplessness blues

Message par Jeremiah Drysdale le Mer 24 Déc - 16:03

Jeremiah vit tout de suite que sa question avait fait mouche. Cela ne voulait rien dire de concret encore, mais quoiqu’il se passait ici, il se passait bien quelque chose. Il avait bel et bien utilisé le mot planque, parce que c’était ce que lui inspirait cet endroit, mais il ne savait pas combien il était tombé en plein dans le mille avec cette boutade un peu rude. La femme au bar ne lui répondit pas tout de suite, il ne savait pas si elle cherchait ses mots ou s’il y avait anguille sous roche. Peut-être qu’il était tombé sur quelque chose d’illégal… Quoiqu’il n’y avait aucune façon que ces gens puissent penser qu’il était un flic, il ne voulait pas qu’on le prenne pour un mouchard, il n’avait pas besoin de recevoir une autre raclée. Le jeune homme jeta un regard du coin de l’oeil à Willer qui se tenait à côté de lui, silencieux, alors que l’atmosphère s’alourdissait de manière palpable. Il prit une trop grande gorgée de bière qui tout de suite lui donna une faible nausée.

La barmaid s’installa alors à la manière d’un conteur sur son tabouret, alors que Jeremiah espèrait qu’elle crache enfin le morceau. Il n’avait pas vraiment confiance en cet espoir fou qui l’avait forcé à poser la question, mais une réponse aurait tout de même été appréciée. Lorsqu’elle prit enfin la parole, elle alla droit au but, aussi directe et subtile qu’un lance roquette. Le jeune hunter sentit la mâchoire lui tomber en entendant les mots “chasseurs de vampires” prononcés sans aucun secret ni sous-entendus. Il avait raison. Jeremiah ne porta même pas attention au reste de son explication, alors qu’il parcourait le bar avec de grands yeux. Ces gens étaient comme lui, comme Willer. Tous ces gens? Il n’était pas seul, ils n’étaient pas simplement deux. Tous ces gars, ils chassaient comme lui. Et quelles étaient les chances qu’il tombe sur cet endroit, comme ça au hasard? C’était plus qu’un signe, c’était une intervention divine pure et simple. Il leva les yeux au plafond, sachant qu’il n’y verrait rien, mais il ne put s’en empêcher. Il regrettait d’avoir douté, mais c’était fini. Les voies du Seigneur étaient impénétrables, mais elles arrivaient toujours à leur fin, peu importe son propre aveuglement. Dieu ne l’avait jamais abandonné. «Putain de merde... », souffla-t-il alors, sans façon plus gracieuse d’exprimer sa stupeur du moment. Ne pouvant pas retenir ces aires de gamin émerveillé, il se retourna vers Willer, lui demandant brusquement: «Tu savais? » Peut-être quil venait ici souvent,vu les longues années qu’il avait passé à chasser. Il y avait toutes ces choses dont Jeremiah ne savait rien, mais qui étaient resté sous son nez tout ce temps. «Putain de merde... », répéta-t-il en secouant la tête de gauche à droite, avant de prendre une grande rasade de bière, l’engloutissant sans scrupule pour les effets secondaires possibles. Il pouvait d’ailleurs sentir une chaleur envahissant ses joues, lui donnant un peu plus de couleur qu’à l’habitude. Avec un tel nombre, ils pouvaient probablement retourner aux portes de ce damné club et passer le tout à la torche, regarder tous ensemble le third abomination s’envoler en flammes, écouter les cris des pêcheurs subissant enfin leur petit avant-goût de l’enfer éternel qui les attendait, ce serait parfait. Il aurait sa vengeance, et cette femme maudite brûlerait elle aussi. Elle pensait qu’elle avait réussi à le faire vivre dans la peur, dans l’angoisse, mais elle avait sous-estimé sa foi, sous-estimé Dieu lui-même. Elle paierait. C’était le plan parfait. Remarquant qu’il avait échafaudé tout cela en regardant fixement un coin vague près du visage de la barman, il détourna les yeux, de peur de passer pour un maniaque. Dès qu’il pourrait bouger, il mettrait ce plan à exécution, il avait déjà une idée. Tout de suite, il mit carte sur table en demandant à la barmaid, comme il savait que ce fait était déjà connu pour Willer: «Le Third Abomination, tu connais? » Il n’y avait aucun doute qu’ils seraient d’accord, après tout, ils avaient le même but non? Se débarrasser de cette vermine coûte que coûte, peu importe les sacrifices et les dommages collatéraux.
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Message par Castiel Willer le Lun 29 Déc - 10:52

Quand Castiel était arrivé à New York à l’âge de 16ans il avait vécu dans la rue un sacré bout de temps. Animé par la faim, le froid et la haine des vampires il avait chassé pour assouvir sa soif de vengeance contre ceux qui lui avait enlevé sa mère et son père. Il dormait en emmitouflé dans un blouson en nylon déchiré qu’il avait trouvé dans une poubelle. La mort ne l’effrayait pas et il avait espéré mourir plusieurs fois, mais ne voulant pas pêché à nouveau pour peut-être racheter sa cause au paradis il n’avait jamais tenté de mettre fin à ses jours. Il avait fini par ne plus y croire, ni au pardon, ni au repos. Seul la mort des vampires soulageait sa conscience, bien qu’il n’y avait plus rien à racheter selon lui. C’était sa mission il faisait ce qu’il avait à faire. Il s’aperçut au fur et à mesure du temps que si certains vampires s’entretuaient, d’autres humains comme lui accomplissait la même quête. Il avait surpris quelques humains en train de se faire déchiqueter en essayant d’accomplir leur quête. Des Hunter mourir comme des pauvres merdes et tomber dans l’oubli le plus total. Non, il y avait un endroit où ces chasseurs n’étaient pas oubliés. Les refuges. Il fallait une bonne dose de chance ou de connaissances pour les trouver. Castiel avait déjà essayé d’y mettre les pieds, mais il n’y se sentait jamais à sa place.

« On ne joue pas dans la cours des petit ici, rentre donc chez toi sale gosse. » lui avait lancé certain.
« Nous avons besoin de vrai chasseur, pas d’enfant paumé. » avait appuyé d’autre.

Au final, Castiel avait été incapable de s’allier avec de tels abrutis. Car s’il était plus jeune qu’eux il avait été mis au courant pour les vampires en même temps qu’eux. Car étrangement, les plus anciens Hunter de sa génération avaient subi leur imbuing dans la même période que Castiel. Ils avaient donc à peu près tous les mêmes années d’expérience. Ce qu’ils ignoraient donc, c’était que malgré son jeune âge, Castiel était autant un vétéran qu’eux.

« Tu es trop jeune, tu mourras trop vite, mais nous avons parfois besoin de gamins pour servir de chair à canon. » avait un jour gloussé un vieux connard quand il avait 16 ans. « Je ne te donne même pas un mois ! »
Ce même connard se trouvait au fond de la pièce, il dévisageait le mécano d’un air méfiant. Castiel l’avait reconnu, il ne broncha pas et se dit que quand le jour viendrait il rigolerait de le voir se faire déchiqueter par un vampire comme ses autres amis à cet imbécile. Alors oui, pour répondre à Jeremiah qui semblait émerveillé devant de tels chasseurs sans cerveau, il savait, mais jamais il y aurait mis les pieds s’il savait que ce bar était un refuge et qu’il y reverrait certains abrutis qu’il avait déjà croisés par le passé.
Il cracha sa fumée de cigarette et répondit simplement et sèchement :

« Oui. »

Il s’apprêta à partir ne voulant pas rester quelques minutes de plus dans ce bar à connard. Castiel était peut-être un peu trop rancunier et radical, mais étant jeune il aurait bien aimé que des adultes dans la même merde que lui ne le laisse pas seul ainsi. Au final, il n’avait pas vraiment su évacuer la haine. Alors qu’il voulait se lever, Jeremiah posa une question sur la boite de nuit de la dernière fois. Castiel lui attrapa le bras et siffla entre ses dents :

« À quoi tu joues ? J’espère que tu ne comptes pas retourner là-bas, Je ne pourrai pas toujours te sauver les fesses comme la dernière fois, fais pas le con Jeremiah, ce n’est pas un jeux ! »

Les hommes du bar commencèrent à chuchoter dans leur coin comme des petites commères, ils avaient commencé à susurrer des critiques juste après que Castiel ait ouvert la bouche. Castiel finit son verre de bourbon cul sec, il foudroya du regard certaines vieilles connaissances du bar qui lui renvoyèrent un message insolent à travers leur sourire perfide. Il se leva et alors qu’il s’apprêtait à annoncer qu’il partait, on lui coupa la parole…



Surprise mon con ! La vie est pas si moche tu vois ?
« Ta gueule dieu, je t'emmerde. »
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Re: helplessness blues

Message par Brook Cooper le Ven 16 Jan - 20:17

helplessness blues
Jeremiah & Brook & Castiel






Brook n'était pas dupe et encore moins une enfant de cœur. Les murmures des autres, l'atmosphère qui avait radicalement changé ne lui plu pas, et encore moins les sourires désagréables et fiers de certaines personnes, mais étrangement, elle avait réalisa que c'était le même trio qui comméraient encore et toujours. Elle tira sur sa cigarette, avalant la fumée qui remplit ses poumons en écoutant vaguement le gamin. La première fois qu'elle avait mis les pieds dans ce bar, elle c'était sentit in-désirée et c'était presque fait mit à la porte par ce vieux con, déclarant qu'une femme ne devait pas être dehors si tard. Il avait rechigné quand elle avait déclaré qu'elle était là pour le poste de Patronne et de chasseuse, le rire gras, c'était tu quelques secondes avant de reprendre, suivirent des deux autres chiots qui étaient ses fils. Si Médérick n'était pas arrivé pour lui sauver la peau du cul, elle l'aurait probablement tué...

Mais même si les jours puis les mois c'était écoulé, le vieux n'avait pas changer d'opinion et malgré les petits nouveaux -rares- qui avaient prit la place des anciens, peu étaient rester longtemps, quittant sans dire un mot où même ne revenant pas vivant, un avait même déclarer avoir reçu un coup de fil pour l'envoyer sur une affaire de vampire, un survivant qui s'était la mail ensuite. La jeune femme avait eux quelques doutes qui s'était doucement confirmés, mais donc, elle n'avait eu aucune preuve.

Et encore une fois, elle se doutait que les blessures de Marc ne c'était pas fait par pure erreur, il avait été mis en ''équipe'' avec eux. À vrai dire, tout petit nouveau qui pénétrait dans le bar et qui voulait une place dans le groupe, devait être protégé par tous les autres membres, c'était la règle et la consigne, mais ses trois là ne respectait que rarement la règle et encore moins quand ils étaient ''Seuls''. Les deux plus jeunes - fils du vieux - écoutaient aveuglément le vieux, qui selon Brook était un fanatique finit de la bible et de toutes ses merdes et surtout de bien plus. Elle souffle doucement la fumée, dessinant des cercles dans les airs en écoutant les murmures. Mais la vibration de son cellulaire la rappel à l'ordre, la tirant de son observation. Tirant la boite de plastique, elle porte la clope une nouvelle fois à ses lèvres, lisant le nom écrit sur l'afficheur : l'irlandais et finit par répondre quand le beau gosse lève son cul de la chaise.

▬Humm... Déclara-t-elle simplement.

▬J'ai eu la confirmation de tes soupçons a propos de Henri et de ses fils... Tu avais raison... Ce salaud utilise les nouveaux comme chair a canon, Marc à eu des problèmes, mais devrais sans sortir... Mais il va avoir pour des mois de convalescence. Termine la voix rageuse du roux.  

Sans dire un mot, sont regard sanguin, c'était fixé sur le trou du cul, fumant toujours ''paisiblement'' la cigarette. Elle finit par déposer le cellulaire sur le comptoir, agrippant le couteau de chasse cacher sous ce dernier. Elle finit par se lever, bouillant de rage, à cause d'eux, ils avaient perdu trois gars aux mains des vampires, sans parler des deux qui avaient quitté la ville sans dire plus et d'un qui avait tout bonnement disparu... Mais ceci, c'était tout simplement la goûte qui fessait débordé le vase déjà trop plein de la demoiselle. Le téléphone sonna à nouveau, mais complètement ignoré cette fois-ci. Commençant à faire le tour du comptoir, elle déclara froidement :

▬Attends un peu Castiel...

Puis continua sa route, franchissant l'espace entre elle et eux. Le vieux fut le premier à la remarquer, puis il fit un signe discret aux deux autres, maintenant mal à l'aise du regard turquoise sur lui. La demoiselle avait rapidement eu sa réputation de FOLLE et de COMPLÈTEMENT SAUTER, sans oublier son préféré la PSYCO. Elle perdait rapidement le fils des combats, exécutant sans pitié et prenant un plaisir à le faire. Elle fonçait souvent tête baissée - toujours pour être plus exacte- Elle était la première a prendre et à donner des coups, et ex-ordinairement, la demoiselle savant encaisser comme un tank. Elle ignora le regard surpris de Marthy, mais le l'homme reçu un texto. Short Change Hero termina, laissant la place à Get Psycho de Disturbed. Les notes s'élevèrent dans le bar, annonciateur de mauvaises nouvelles et surtout alimentant le feu déjà bien puissant de la fureur et de la rage.

Et à nouveau, l'atmosphère changea. Dans un lourd silence, elle vient se planter devant la table des hommes, les deux fils eurent le réflexe de se lever, mais la voix de Brook fut sans appel, autoritaire.

▬Assit...

Les deux s'assirent, sous le regard attentif d'Henri qui ne semblait pas plus heureux de la situation. Elle tire une nouvelle bouffée de cancer, et la souffle. Quelques secondes s'égrainèrent, ou la demoiselle sembla hésiter à salir son bas et son matériel pour ses merdeux, mais un des fils bougea, se relevant brusquement en ouvrant la bouche. Les paroles de la musique commencèrent à cracher leurs venins.

Get psycho, I wanna get psycho
Get psycho, I wanna wanna wanna wanna, I wanna get psycho


Mais c'était une très mauvaise idée, la colère qui avait été retenue jusqu'à maintenant éclata brusquement. Relevant presque simultané le bras armé de la lame, elle la planta dans la main posée à plant, perçant la chair et allant la planter assez profondément dans le bois. L'apparence de la demoiselle avait toujours été trompeuse, mensongère, elle n'était pas aussi fragile qu'elle en avait l'air. Au même moment, son autre main s'était penchée sur un des verres semi-pleins qui traînait sur la table et le releva, venant écraser le verre contre le visage du frère qui avait bougé à son tour.

Run you little bitch
I want your power glowing, juicy flowing, red hot, meaning of life
It's not enough to have a little taste
I want the whole damn thing now
Can you dig it?


L'homme d'une trentaine d'années tomba à la renverse, tenant son visage ensanglanté entre ses mains. La jeune femme ne regarda même pas sa propre main blessée, donnant un coup de côté pour retirer le morceau de verre qui rebondit sur le sol avant d'aller se perdre dans un des coins sombres du bar. Ré-agrippant le couteau de chasse brusquement, elle pivota sur elle, venant percuter de son pied le derrière de tête de premier frère qui vient s'éclater le nez sur la table, laissant une trace de sang avant de tomber à son tour au sol dans un gémissement de douleur.

Need to get psycho
wanna hear you say it
say, you want it, need it
Don't wanna wait until we finish the show
It's not enough, you hunger for more
You're one twisted little fuck
And now you wanna get psycho with me


Elle tira enfin sur sa cigarette, laissant le sang de sa main ouverte glisser le long de son avant-bras, marquant la chair pâle. Elle prend la dernière bouffée et prend le temps de déposer le moignon brûlé dans le cendrier de la table en observant toujours le plus vieux qui se sentaient incapable de bouger pour le moment.

Scratch my itch
Give me your power glowing, juicy flowing red hot, meaning of life
It's not enough to have a little piece
I want the whole damn
thing now
Can you dig it?


Avec une lenteur désagréable, elle finit par tirer la table qui la sépare d'Henri, buvant au passage le verre de fort qui si trouve encore.

▬Tu... Tu vas... Le regretter... Bredouille enfin Henri...

Cette remarque semble faire rire la jeune femme, qui laisse son corps se faire secouer, mais le silence qui suit semble encore plus meurtrier que le premier quand elle prononce :

▬Tu n'as plus rien et tu n'ai plus rien...

Give in, give in, decide, give in,

I can feel the blood, flowing through my veins
Spilling on my soul
And now the hunger's getting bigger
Come a little closer now pretentious whore and pull my trigger
Free the violence that is building in me
I say now end of the ride, murder suicide
Is how I've been feelin' lately

Come a little closer my pretentious whore I'm living with a feeling that I can't ignore
Come a little closer my pretentious whore I'm living with a feeling that I can't ignore
Come a little closer my pretentious whore I'm living with a feeling that i can't ignore
And the need to get psycho is not a question to me


Elle fit le dernier pas qui la séparait, prenant un élan pour venir percuter de son poing fermer le visage de l'homme. Elle l'agrippe par le coll avant même qu'il ne tombe au sol et percute une deuxième fois son visage. Avec une force surprenante, elle soulève le malheureux et le fracasse sur la table avant de lui envoyer encore deux autres coups bien placés qui lui brisent le nez et éclatent la lèvre inférieure et tout ceci fait de sa main blessé. L'autre main armée de la lame finit par s'élancer et donner l'impression de venir frapper le malheureux. Ce fut à ce moment qu'un des ailes gravées de Brook se mit à saigner, remplissant de son propre sang les lignes creuses, c'était la même coté qui tenait la lame. Pendant un coup instant, la chasseuse avait réellement eu envie de le tue, mais elle n'avait pas été mise sur cette putain de terre pour tuer de l'humain et on le lui rappelait parfaitement et heureusement pour Henri, on l'entend fendre la table. La respiration rapide et le regard fou, la jeune femme se relève enfin, jetant sans gêne un regard sur les autres personnages dans la pièce, passant le message. Son côté droit lui faisait terriblement mal et elle en merdait le bon dieu de ce rappel à l'ordre. Elle sembla même jeter un juron aux anges et au ciel divin.

Le bar avait des règles bien simples, et il en avait brisé plusieurs, elle ne tolérerait aucun manque de respect envers un autre Hunter, encore la traitrise et l'utilisation de chair à canon. Pour elle, la vie de ses hommes étaient précieuse et personne ne viendrait jouer avec elle sans lui passer sur le corps. Soupirant, elle se recula du corps tremblant d'Henri, venant jeter un coup d'œil à son omoplate meurtrie et saignant. Elle sentait le sang sur sa peau, mais étrangement pas de couleur, elle comprit rapidement que le tout ''restait'' en place, traçant l'aile dans la camisole.

▬Merde... Va te faire voir vieux salopard... Sortez-moi ses déchets et laissez les se débrouiller à partir de maintenant, je ne veux rien avoir à faire avec ceux qui nous traitent comme de la merde...

▬Tu n'y as pas été de la main morte... Déclara Mathy en s'approchant. Tu n'étais pas obligée d'y...

▬Marthy, mes règles son simple, j'ai le feu vert de Médé, il m'a confié les droits, si vous n'aimez pas trouver autre choses, mais en général, je fais attention à vous et je vous envoie pas à une mort certaine quand on sort...

Elle finit par s'éloigner, laissant les hommes s'occuper des autres en savant pertinemment que la poubelle serait assez grande pour ses trois-là. Revenant au comptoir, elle reprend une bière et en calle le contenu avant d'observer les deux autres mecs...

▬J'ai des place qui ce sont libérés, ça vous intéresse ? Je suppose que vous avez une chance divine...







GET AWAY AND LET ME DRINK QUIETLY
BLACK HEART COMING' AND IT'S A COLD MACHINE ♪
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Re: helplessness blues

Message par Jeremiah Drysdale le Mer 28 Jan - 10:52

Il était tout emporté par la surprise et peut-être le cocktail dangereux qu’il s’était offert. Mais ce bel enthousiasme avait rapidement été descendu en flèche par quelqu’un de qui il n’attendait pas cela. Aussi vite que le jeune homme encore dans son plâtre et ses bandages avait suggéré de régler le cas de la boîte de nuit où il avait failli laisser sa vie, Castiel avait répondu d’un ton paternaliste, le genre qui le mettait tout de suite en rogne. Bien vite, Jeremiah tira sur son bras pour se défaire de son emprise, le foudroyant des yeux. Un jeu? Pensait-il vraiment que c’était un jeu pour lui? Pour qui il se prenait ce vieux hein? Castiel se leva pour une raison inconnue, mais il en n’en avait pas fini avec lui. Pensait-il que l’on pouvait simplement choisir comme ça? Il connaissait l’existence du Third abomination, il savait où trouver le club. Il ne pouvait simplement pas ignorer la présence de cet abcès en putréfaction dans la ville pour des raisons stratégiques. Cet endroit devait brûler, peu importe le coût et les conséquences. Le jeune hunter, piqué au vif, ne remarqua même pas que la barmaid avait quitté son poste, où ce qui aurait pu se passer dans les tables en arrière. «J’me ferai pas dire quoi faire par un vieux lâche », déclara-t-il alors, sans savoir si l’homme plus vieux l’écoutait en fait. Il se surprit à s’entendre chuinter les syllabes plus qu’auparavant. Ça n’avait pas pris de temps, et juste une bière pour le mettre dans un état presque second, mais dans le moment, il n’en avait rien à battre. Il alla alors ouvrir la bouche pour lancer une quelconque provocation à Castiel qui semblait plus absorbé par ce qui se passait en arrière que entre eux, mais il fut interrompu par un bruit sourd et un cri provenant des tables.

C’était plutôt difficile à voir dans la pénombre, mais il reconnut la barmaid, surpris de ne plus la voir en arrière de son comptoir, le cri, c’était un des gars attablés, il ne pouvait en dire plus. L’atmosphère dans le bar était devenue lourde comme une chape de plomb et Jeremiah en savait assez pour deviner que quelqu’un allait se faire refaire le portrait. Un bruit de vitre et un autre cri étranglé, la fille venait d’enfoncer un verre dans la tronche d’un des gars. Il ne savait pas trop ce que ces gars lui avaient fait, mais ça devait être plus grave que des bières non payées, enfin, c’était ce qu’il espérait. En voyant ce petit bout de femme contre trois hommes, il n’aurait rien paré sur elle, mais de toute évidence, il s’était trompé. La scène était peut-être intéressante à regarder, mais ne provoquait pas vraiment d’émoi chez le jeune homme dans le moment, ils étaient trois contre elle, s’ils avaient été trop faibles pour se défendre, c’était leur problème. Quoique, de battre les clients sur un coup de tête comme ça ne devait pas être très bon pour les affaires. L’homme plus vieux fut celui qui reçu le traitement spécial, on pouvait bien deviner que c’était contre lui qu’elle en avait, mais elle s’arrêta, soudainement, comme rappelée à l’ordre. Tant mieux pour le vieux. Il détourna son regard à ce moment-là, ce qui se passait entre humains ne lui importait pas vraiment, ils pouvaient bien tous s’entretuer si ça ne mettait pas ses plans de chasse en danger, comme le manque d’appui total de Castiel qu’il ne lui pardonnait toujours pas. La jeune femme revint alors, un brin échevelée après l’altercation, leur annonçant tout bonnement que des places venaient de s’ouvrir. Cela laissa Jeremiah bien perplexe. «Des places? Quoi comme dans un club? Est-ce que ça vient avec un badge? » Il se moquait un peu, mais ne comprenait pas vraiment l’offre qui lui était faite. Il ne voyait pas le besoin d’une équipe, d’une communauté, tout ce qui l’importait, c’était de trouver assez de gens pour organiser un raid au Third Abomination. Et à voir comment ils traitaient leurs membres aussi, c’était charmant. Mais tout de même, si Dieu l’avait envoyé là, c’était probablement un signe qu’il ne pouvait ignorer… Avec un haussement d’épaule qui voulait dire “pourquoi pas”, il répondit: «Où est-ce que je signe? »
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