Il était une fois...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Il était une fois...

Message par Angela Dashwood le Sam 20 Sep - 14:46

Angela prit la laisse du chien que Madame MacGlobal laissait tomber d'entre ses bras.

« Merci ma petite Angie, Horace a l'air très heureux quand il va se balader avec toi. »

Angela jeta un coup d’œil au chien qui se coucha sur ses pieds et bailla. Horace de son petit nom, était un Basset Hound grisonnant et baveux, vif une fois sur deux et extrêmement gentil. Elle lui caressa le haut du crâne et l'animal secoua mollement la queue. La vieille dame, madame MacGlobal, fit la grimace comme si c'était la dernière fois qu'elle voyait son vieux Horace. Angela sourit et répondit :

« Ne vous inquiétez pas Madame MacGlobal, je vous le ramène dans deux heures.
- Oh oui, faites attention Angie. »

La jolie anglaise hocha la tête pour acquiescer, pivota sur ses talons et emmena le chien avec elle dans la cage d'escaliers qu'elle descendit doucement pour ménager son compagnon. Une fois dans la rue elle s'éloigna de l'immeuble dans lequel elle vivait. Elle marcha longuement d'un pas lent qui n’était pas naturelle chez elle, car Angela se déplaçait toujours rapidement. Mais Horace était vieux et elle ne voulait pas qu'il s'épuise au bout quinze minutes de marche.
La blondinette se promenait ainsi tous les dimanches matin, mais comme elle ne pouvait pas le promener ce dimanche matin (faute d'un travail inattendu), elle proposa à madame MacGlobal de le promenait le samedi soir pour cette fois ci. À la base, la vieille dame donnait un peu d'argent à Angie pour la balade et au fur et à mesure du temps, Angie avait fini par prendre l'habitude de prendre le chien avec elle les dimanches matin, elle faisait plus ça pour rendre service que pour l'argent de poche (dont elle n'avait plus besoin, au bout d'un an elle avait pris la routine de New York), madame MacGlobal glissait donc de temps en temps un peu de sous dans la boite au lettre de la jolie anglaise.
C'était une balade agréable, car il faisait frais et elle prenait le temps de profiter du paysage. Afin de sentir l'air frais ce soir là, Angela s'était vêtue d'une petite robe blanche à fleur jaune qui s'arrêtait au niveau des genoux. Elle était volante et mignonne, les fines brettelles tenaient le tout petit décolleter de cette robe légère et sans aucune pointe de vulgarité. Elle s'était chaussée de petite chaussure avec un tout petit talon silencieux et avait détaché ses cheveux pour qu'ils volent sous la brise fraîche de ce samedi soir. Et afin de ne pas supporter un mal de gorge elle avait enfilé un petit foulard en tissu fin. Ce jour-ci et sans savoir pourquoi elle décida d'emprunter un autre chemin à travers de belle résidences. Elle s'arrêta pour contempler les beaux bâtiments et pour que le vieux chien se repose, elle reprenait la marche ensuite. Le ciel se couvrit un peu et Angela ne craint que la pluie n'arrive dans une heure, elle décida d’accélérer le pas. Alors que le soleil jouait à cache-cache entre les nuages qui caressaient l'horizon, et qu'il refusait de se coucher, il était vingt et une heure et ce fut à ce moment là que le drame arriva.
Elle ne s'y attendait pas, mais alors que le ciel était orange et sombre d'un côté, de l'autre un cumulonimbus grogna de loin, bien à dix kilomètres. De là ou elle était il faisait encore beau, bien que le soleil se couchait à vitesse ralenti et qu'il passait son temps derrière des nuages blancs, roses et gris, le tonnerre cogna le ciel de loin et résonna dans toute la ville. Horace s'agita brusquement et échappa des mains d'Angela. Elle se retourna à temps pour le voir partir vers une grande résidence. Elle cria son nom, mais celui-ci n'y fit pas attention. Il couru à vive allure et disparu derrière un mur avant qu'elle ne puisse démarrer la poursuite. Quelle poisse ! Non ! Elle ne pouvait pas perdre Horace, la pauvre madame MacGlobal ne s'en remettrait jamais !
Angie entama la course vers la résidence ou le vieux Basset Hound s'était enfui, elle passa sous le grand portail d'entré, traversa la cours et se dirigea vers l'arrière de cette énorme résidence qui s’avérait être un manoir. Elle se retrouva dans un parc, là, la lumière faible et vespéral du soleil traversait à peine les arbres, tout semblait être dans l'ombre, c'était gigantesque et magnifique. Elle remarqua que l'endroit était clos entouré par de grands murs et de hautes haies. Elle soupira, soulagée de constater que Horace était forcément ici, caché quelque part. Ce vieux chien avait si peur de l'orage et l'anglaise n'avait pas remarqué qu'au loin, juste à côté de la ville, un orage grondait. Elle intercepta encore un plus petit son, le tonnerre était léger et lointain, mais cela suffisait à Horace pour trembler de peur. Elle se retourna et regarda la façade arrière du manoir, elle vit les fenêtres et se dit qu'elle n'avait rien à faire sur une propriété privée. De plus, cela faisait un an qu'elle habitait à New York et elle avait remarqué que les américains étaient peu flexible quant à l'application de leur lois. Elle se cacha donc derrière un buisson, espérant que personne ne la remarque. Elle regarda autour d'elle et constata du mouvement derrière un arbre, elle couru donc à vive allure vers lui se disant que le vieux chien s'y trouvait, soudainement elle tomba à genoux en tapant le pied dans une racine, elle tenta de se rattraper et s'ouvrit légèrement le bout de l'index droit sur un bout de ronce. Un petit filet de sang coula le long de celui-ci.

« Aïe... » souffla t elle.

Elle entendit quelqu'un s'approcher, toujours assise par terre, elle tourna la tête et le buste pour regarder de qui il s'agissait, tenant dans sa main gauche la main ou le filet de sang coulait doucement.


avatar
Angela Dashwood
Innocence
Innocence

Citation : You can't say we never tried.
Féminin Messages : 19
Bloods : 24
Date d'inscription : 12/08/2014

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Il était une fois...

Message par Elwing d'York le Lun 10 Nov - 18:03

La nuit tombait tout juste lorsque le corps jusqu’alors inanimée d’Elwing s’était extirpé de sa torpeur, mu tout naturellement par la disparition du soleil à l’horizon et la montée de la lune dans le ciel. Son cadran naturel. Son être s’éveillait au passage du jour à sa consœur sans qu’il n’eut besoin de quoi que ce soit d’autre pour lui faire ouvrir les yeux. La masse qui semblait jusqu’à présent qu’un cadavre rigide se dévoila en réalité capable de se mouvoir et l’esprit engourdi par l’éternel sommeil sans rêve, il se mouvait hors des couvertures, reprenant vie – ou plutôt non-vie – après de longues heures immobiles et inertes. Le Prince s’habilla en silence avant qu’on ne vint frapper à sa porte comme chaque nuit, à la même heure. La porte s’ouvrit sans qu’il n’eut rien besoin de dire et un vieil homme entra portant sur sa main un plateau sur lequel reposait un verre gorgée d’un liquide opaque et rouge. Elwing tendit la main, prit la coupe et la porta à ses lèvres. « Votre seul rendez-vous de la soirée a été annulé, monsieur. » lui répondit le majordome et le Ventru acquiesça d’un mouvement discret de la tête. Il termina son verre avant de le remettre sur le plateau et sa ghoule s’excusa poliment avant de s’éclipser aussi rapidement qu’il était arrivé. « Owards… » Le vieil homme glissa la tête par la porte comme s’il avait toujours été là. « Oui Monsieur ? » Elwing pivota en terminant de placer ses vêtements d’une époque révolue. « Je vais rester au manoir ce soir… » Le dénommé Owards hocha la tête et disparut à nouveau.

Le silence retomba. Son regard admira sa silhouette un bref instant dans le grand miroir près de sa penderie pour s’assurer que tout était parfait et il quitta finalement sa chambre. Voilà longtemps qu’il n’avait pas profité d’une soirée tranquille, habituellement tenu occupé par ses obligations de Prince. Aujourd’hui, il prendrait du temps pour lui. Le reste pouvait bien attendre. Après tout, qu’était-ce qu’une nuit dans la vie d’un être immortel ? Absolument rien. Une poussière dans un désert. Descendant les escaliers de marbres, il se rendit sur le balcon arrière de son grand manoir. Un grand parc ornait l’arrière de son immense demeure, lieu plongé dans l’obscurité ayant comme seul lumière celle de la lune et des étoiles. Les ombres des arbres s’allongeaient, grandes, menaçantes. Et dans le silence de la nuit une ombre qui ne lui était point familière fut captée par son regard. La silhouette d’une femme s’était visiblement aventurée dans son domaine. D’un pas lent, il descendit les marches qui menaient vers l’intérieur du parc et s’engagea à la suite de l’intruse dans l’idée de la rattraper sous peu et lui faire savoir que c’était un lieu privé et non un emplacement de balade comme bon lui semble.

Rapidement, il diminua la distance qui la séparait de la jeune femme. Elwing entendit du bruit, une exclamation de douleur et il ralentit sa cadence, se sachant prêt de l’intruse. Comme de fait, alors qu’il s’extirpait de derrière un arbre, il aperçut la silhouette de la jeune femme au sol, accroupie et se tenant la main contre la poitrine. L’odeur du sang qui se glissa jusqu’à ses narines lui indiqua qu’elle s’était blessée. Si fragile créature. « Ceci est un terrain privé… mademoiselle.» commença-t-il lentement. Il fit un pas vers elle, mais le jappement d’un chien se trouvant dans les buissons le ravisa de faire un pas de plus. Le Prince hocha doucement la tête. Décidemment. « Est-ce votre chien ? » s’enquit-il de savoir. Sans doute était-ce la raison pour laquelle elle se trouvait ici. Parce qu’une petite bestiole avait décidé d’en faire qu’à sa tête. À l’horizon, le temps se couvrait et le ciel gronda. Un orage approchait.
avatar
Elwing d'York
Modétareur
Modétareur

Citation : There is no shame to bow in front of me
Masculin Messages : 61
Bloods : 41
Date d'inscription : 17/03/2014

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Il était une fois...

Message par Angela Dashwood le Jeu 11 Déc - 15:57

Angela s’était retournée si vivement qu’elle n’avait pas eu le temps de voir Horace pointer le bout de son museau. Elle ne put que constater la froideur de l’homme qui venait de lui rappeler que ce terrain était une propriété privée. Elle releva un peu ses yeux verts et le dévisagea en rougissant. La blondinette au teint blanc sembla troublée. Elle n’avait pas l’habitude de fixer les gens ainsi, mais elle fut comme envoutée, foudroyée. Cet homme d’une vingtaine années, elle le trouva si beau qu’elle en oublia son doigt un peu rouge de sang. Il beau comme un prince, ça lui plaisait grandement. Bien sûr, elle aurait aimé le rencontrer autrement que dans cette situation où elle violait les barrières de la propriété privée. Elle contempla quelques secondes son visage, ses yeux bleus, ses cheveux longs et blonds, son teint pâle, son corps élancé et son regard froid. Quand elle croisa ses pupilles, ça lui glaça le sang. Il n’avait pas l’air content et cela mit Angela mal à l’aise. Surtout qu’elle était hors de ses principes elle-même. Elle qui avait l’habitude d’être respectueuse de la vie de chacun passait pour une impolie de première. Elle rougit deux fois plus et sentit son cœur battre plus fort alors qu’elle s’apprêtait à lui répondre, il tenta de s’approcher et sans savoir pourquoi elle sentit son cœur repartir au quart de tour. Soudain, Horace apparut et aboya furieusement contre l’inconnu. Angela sursauta et s’empressa de se lever pour tirer le chien vers elle afin qu’il se taise. Pendant ce temps l’homme questionna si c’était son chien. Elle tourna la tête, elle était rouge comme une tomate. Elle secoua les joues molles du cabot qui remua joyeusement la queue, heureux d’avoir retrouvé la jeune anglaise. Durant cette action, elle balbutia timidement.

« Ou... O… Oui… enfin, no... non… ! Je rends service à une vieille dame qui vit dans le même immeuble que moi, il est à elle…»

Voulant se rapprocher un peu plus de l’homme auquel elle s’adressait elle se releva et voulut accompagner Horace vers l’homme en le tirant doucement par collier. Mais il aboya encore une fois contre l’inconnu. Angela sembla surprise :

« Mais Horace.. ! Qu’est ce qu’il y a ? »

Elle lui caressa le haut de la tête et il remua la queue, il se tu. La blondinette fut vraiment embarrassée, elle tenta alors de s’excuser.

« Excu… Je veux dire… Veuillez m’excuser monsieur, il n’a pas l’habitude d’aboyer ainsi contre les gens normalement, mais c'est un vieux chien et les vieux chiens agissent parfois... bizarrement » Le chien se posa sur son cul, sa queue balaya les feuilles derrière lui. « Je suis désolée aussi de m’être incrustée chez vous… Horace a peur de l’orage et il s’est sauvé dans votre parc, je ne me serai pas permis d’entrer sinon. »

Elle porta sa main à son visage, rouge de honte et de gêne devant cet homme splendide, elle se sentait minable.

« Pardon, vous ne pouvez pas savoir à quel point je me sens impolie… »

Elle pensa que cette soirée ne pouvait être pire puis il se mit à pleuvoir, devant sa malchance elle rit quelques secondes doucement en regardant la pluie tomber. Ce n’était décidément pas son jour.


avatar
Angela Dashwood
Innocence
Innocence

Citation : You can't say we never tried.
Féminin Messages : 19
Bloods : 24
Date d'inscription : 12/08/2014

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Il était une fois...

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum