Les tournures du vent

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Les tournures du vent

Message par Rosaleen McCartney le Dim 21 Sep - 9:10

La nuit venait de tomber et la lune éclairait lentement le parc avec sa douce lumière. Rosaleen se tenait sur le pont, accoudée à la rambarde et contemplant le reflet de l’astre sur l’eau. Un léger vent lui caressait les cheveux, ce qui n’était pas plus mal après la chaleur de la journée. Elle posa d’ailleurs son manteau en cuir sur la rambarde pour laisser respirer ses bras et son cou.  Le parc était calme et elle aimait se sentir envahie par ce silence. Même le lac ne paraissait déranger par le vent, impassible et immobile. Lentement, elle reprit sa veste et jeta un dernier coup d’œil à la lune puis commença à marcher sur le chemin du parc. Tout en marchant, elle observait la faune qui l’entourait ; les arbres dansaient gracieusement avec la brise et les bosquets suivaient le rythme.

Ces mouvements lui faisaient rappeler ses premières leçons de danse. Elle ne se souvenait plus vraiment de son âge mais elle était jeune. Assez jeune pour être encore mignonne en portant des robes à fleurs avec des chaussettes qui lui montaient jusqu’aux genoux. Giselle l’avait emmenée à un bal où les enfants apprenaient à danser. Elle n’osait se mêler à la foule et les autres bambins lui faisaient peur. Puis finalement, une adulte s’est présentée à elle et lui tendit la main pour l’inviter à danser. Rosaleen se souvint lui avoir pris la main et se laissa guider par ses pas ce qui n’était pas une mince affaire.

Ce souvenir l’a fit sourire. Cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas pensé à quelque chose de simple et d’heureux. Les bras croisés pour éviter que sa veste ne tombe, elle continua de suivre le chemin dallé du parc. Ses talons créaient une légère résonance ce qui installa la cadence de sa marche. Elle s’avança jusqu’à ce que le chemin se divise en deux ; deux petites routes qui n’attendaient que le rythme de ses talons. La route de gauche emmenait dans un endroit boisé du parc et le chemin de droite menait au centre de Central Park, là où les bancs n’attendaient que ses genoux fatigués. Les décisions n’étaient pas vraiment le point fort de Rosaleen surtout quand son esprit n’était pas très réveillé. Alors, comme une enfant indécise, elle tourna sur elle-même pour laisser le hasard choisir à sa place. Elle tourna tellement vite qu’elle eut un petit malaise et perdit son équilibre. Elle s’effondra sur l’herbe d’à côté et s’étira légèrement tout en vérifiant qu’elle ne s’était pas frappé la tête. La sensation de l’herbe n’était pas si désagréable, Rosaleen pouvait se détendre et observer les étoiles.

Le ciel était si profond et si paisible. Rosaleen ne se lassait pas de regarder les petits points lumineux, ces étoiles d’apparences similaires et pourtant si différentes. Certaines paraissaient légèrement bleutées alors que d’autres semblaient rougeâtres. Puis ces multiples dessins que formaient ces petites comètes étaient intrigants. Ce soir-là, les étoiles s’amusaient à dessiner autres choses que les simples constellations. Puis soudain, Rosaleen eût l’impression de voir un sourire, un genre de sourire glacial, et tout doucement un visage apparaissait. On aurait dit le visage d’un enfant, ou plutôt celui d’une petite fille, qui fixait froidement Rosaleen. Ce visage se colorait pour devenir réelle. La petite fille la fixait toujours. Ces expressions étaient cruelles et accusatrices que Rosaleen eût du mal pour reconnaître la jeune Elia.

Ce souvenir la fit sortir de sa rêverie. Des sueurs froides coulaient légèrement derrière son cou et son souffle était haletant. Ce tourment émotionnel la fit verser une larme, une précieuse larme de son corps fatigué par son passé.  Décidée à ne pas rester plus longtemps ici, elle appuya sa main sur la pelouse et se leva avec peine. Elle se dirigea finalement vers les bancs où se trouvaient les lampadaires. Rosaleen ne marchait plus très droit et ses jambes n’avaient plus la volonté d’avancer. Elle finit par s’assoir un banc, un peu usé par le temps. Elle avait arrêté de pleurer mais ses joues avaient encore les traces de son chagrin. Elle leva ses yeux au ciel et observa de nouveau la lune. La brise était toujours présente et les arbres faisaient des jeux d’ombres avec la lumière lunaire. Puis, Rosaleen sentit le banc craquer comme si quelqu’un s’était ajouté à ce spectacle naturel.


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Re: Les tournures du vent

Message par Kate Aengus le Dim 28 Sep - 15:31

Appuyée à son balcon, Kate admirait le ciel qui se dégageait tout doucement derrière les arbres du parc d'en face. La lumière se déversait lentement sur son visage, lui donnant une ultime sensation de calme et de tranquillité. La lumière du salon éclairait son dos et projetait l'ombre de Jade, qui s'amusait avec le tapis beige qui venait d'être installé la veille.

L'appartement de Kate était très lumineux, un mélange délicat entre le blanc des meubles et le beige du mur avec par ci par là quelques connotations à la nature et la mer. Le parquet était d'un brun légèrement plus saturée et plus foncée que le mur créant ainsi un contraste flagrant avec le plafond blanc. Chaque élément avait sa place et créait une ambiance chaleureuse.

Kate se retourna vers les baies vitrées grandes ouvertes, passa le portail et les referma. Elle caressa légèrement la tête de Jade avant d'enfiler sa veste et d'emporter avec elle son étui. Elle descendit les nombreux escaliers menant au hall d'entrée, traversa la grande avenue et passa le portail du parc. Minuit était passé depuis longtemps et plus personne ne traînait à ces heures.

Son pas était rapide et assuré, elle savait exactement où elle allait et n'hésita pas la moindre seconde aux divers croisements. Sa course la mena devant le lac, le spectacle qui se baignait dans ces eaux était encore plus magnifique que la vue de son balcon. La lumière de la lune scintillait d'une lumière si pure qu'elle enivra l’âme de Kate dans un profond chagrin.

Elle empoigna son violon et laissa ses mains agir. Les cordes vibraient sous le passage de l'archer, la douce mélodie flottait dans la brise qui venait de se lever. Le bruit des feuilles accompagnait bientôt les accords ajoutant une dimension de liberté à l'ensemble. Le rythme s'accélérait et d'une mélodie peinée, le tout devint flamboyant et la détermination de Kate refaisait surface. Une force s'empara d'elle, une volonté de se battre, de survivre, elle ouvrit les yeux directement sur le reflet de la lune et s'arrêta net.

Elle n'était plus seule, un bruit presque inaudible était parvenu à ses oreilles depuis l'autre coté du lac. Kate resta immobile quelques minutes dans cette position puis se décida à ranger l'instrument.
Elle s'aventura entre les arbres et fit le tour du lac, d'un pas plus prudent qu'à son arrivée.
Le vent continuait de secouer les feuilles des arbres, Kate passait d'un chemin à l'autre, à coté de l'un des croisements, l'herbe s'était tassée, quelqu'un était couché ici il a peu. Kate déposa son instrument dans un buisson afin d'avoir les mains libres pour ne pas perdre ses réflexes en cas de problème.

Le vent changea subitement de direction, direction que suivit Kate, elle se dirigeait maintenant du coté des endroits aménagés non loin du croisement. Les lampadaires reprenaient légèrement le dessus par rapport à la lumière de la lune, et au bout du chemin, une jeune femme était assise sur un banc les yeux levés vers le ciel.

Kate s'en approcha lentement sans faire de bruit, elle se méfiait d'elle et avait cette sensation dégoutante du vampire. Sa haine repris le dessus, bien décidée à chasser ce monstre de son Eden.
Elle s'assit sur le banc aussi furtivement qu'une ombre, seul un craquement se fit entendre au contact de son corps sur le bois. Elle fixa la jeune fille de son regard glacial afin de cerner ce qui était juste à coté d'elle.

Mais le masque tomba lorsque celle ci descendit ses yeux du ciel vers son visage. Une larme se glissa sur sa joue avant de disparaître sur ses vêtements. Ce n'était pas totalement une bête dépourvue de sentiments, bien au contraire, un mélange de joie, de chagrin, de mystère concentré sur un passé dont seul elle connait l'existence. Était elle comme elle une victime de la folie de la nuit ou l'une de ses créatures qui se repentit de son dernier repas?

La méfiance de Kate était toujours présente, mais avant de s'aventurer sur une pente glissante il lui fallait vérifier certaines choses. Après tout, sa façon d'être assise, ce dos parfaitement droit et les mains parfaitement posées sur ses genoux étaient le reflet d'une éducation de noble. Pendant toutes ces années, elle avait appris à faire attention aux détails, à les différencier et surtout les replacer. Il en allait de sa survie, il serait mal aisé qu'un individu venant de débarquer dans cette ville sème la zizanie au sein des groupes installés depuis des générations.

D'où viens tu? Et qu'est ce qu'une dent longue vient faire dans ce parc? Il n'y a plus personne à cette heure ci, il n'y a rien à chasser!

La jeune fille tressailli devant le mot « chasser » avant de prendre la parole d'une voix calme et posée.
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Re: Les tournures du vent

Message par Rosaleen McCartney le Mer 8 Oct - 12:43

Rosaleen n’arrivait à décrire le sentiment qui la rongeait intérieurement. Ce mélange de douleur, de peine et de remords la torturait. Pourquoi ce souvenir d’Elia refaisait surface après tant d’années ? Pourquoi maintenant alors que sa vie avait retrouvé une certaine stabilité ?

Ce jour-là, Rosaleen et Elia jouaient près de leur village. Les deux filles étaient encore très jeunes. Elles suivaient une route de campagne  très arborée et florale. Se tenant la main, les petites filles sautillaient sur cette route et s’inventaient des histoires pour s’amuser. Il faisait chaud cet après-midi- là ; Rosaleen se souvenait encore des caresses que donnaient les rayons du soleil ; et la chaleur devenait petit à petit insoutenable. Les enfants décidèrent alors de suivre la route pour trouver un peu de fraicheur. Plus elles avançaient sur la route, plus elles s’enfonçaient dans un petit bois. La fraicheur sous les arbres était apaisante mais la lumière fut coupée par les feuillages. Elia n’avait jamais vraiment aimé les endroits sombres alors elle s’accrocha au bras de Rosaleen. Rosaleen la sentit trembloter contre elle.

Ce souvenir dessina un léger sourire sur le visage humecté de Rosaleen.

Elles se dirigeaient tout doucement à travers les arbres de ce bois féerique. Des ronces et des hautes herbes tapissaient le sol rendant leur périple encore plus délicat. Elia demanda à sa protectrice, inquiète :

« Pouvons-nous rentrer maintenant, cet endroit m’effraye et tu sais à quel point je déteste ne rien voir.
-Ne t’en fais pas, répondit Rosaleen d’une voix rassurante, nous allons retrouver notre chemin, je te le promets mais ne panique pas. Je suis avec toi. »

Rosaleen sentait toujours le petit corps d’Elia trembler. Mais le terrain était trop sombre pour qu’elle arrive à repérer une quelconque sortie alors elles avançaient dans la pénombre guidées par leurs instincts. Soudain, elles entendirent des branches craqueler. Sans réfléchir, elles coururent tête baissée le plus loin possible de ce bruit alarmant sans même avoir pris le temps de regarder la source de cet affolement. Leur fuite les mena dans une mystérieuse clairière. L’herbe était si éclairée par le soleil qu’elle scintillait et paraissait fictive. Le stress et la peur combinées avec la sensation d’être enfin en sécurité les fit exploser de rire. Les filles ne pouvaient plus s’arrêter et elles s’écroulèrent sur le sol. Elles étaient épuisées et avaient un réel besoin de repos. Elia posa sa tête sur le ventre de Rosaleen puis elle lui dit d’une voix haletante :

« Rosa, je ne veux pas mourir, pas maintenant, pas ici. »

Rosaleen, surprise, ne sut quoi lui répondre. Elle la serra dans ses bras et lui demanda de ne pas penser à ce genre de choses. Tout doucement,  la fatigue les prit et les filles s’assoupissaient. A leur réveil, le ciel était devenu orangé et quelques petits points scintillants se dessinaient sur cet infini. Elia observa les astres et chuchota en les pointant du doigt :

« Rosa, si je meurs, tu crois que je serais là-haut ?
-Je n’en ai aucune idée, Elia.
-Je le voudrais pourtant.
-Pourquoi ça Elia ?
-De là-haut, je pourrais encore observer les vivants, je pourrais encore t’observer, toi.
-Si tu meurs, Elia, je préférerais mourir, avec toi. »

Avec le temps, Rosaleen avait fini par oublier cet échange avec sa sœur. Les étoiles gardaient inconsciemment ce souvenir. La douceur de leurs lumières préservait l’âme innocente d’Elia.  A ce moment, Rosaleen avait tellement envie de crier, de courir à en perdre son souffle, de s’épuiser jusqu’à en mourir une seconde fois. Elle releva sa tête vers les étoiles une dernière fois. L’infinité de ce ciel bleuté était impressionnante, elle voulait rejoindre Elia dans cette immensité. Mais elle était là, près d’une personne qui venait de la sortir de sa mélancolie. L’inconnue l’interpella avec une telle agressivité dans la voix qu’elle sursautât légèrement :

« D'où viens-tu? Et qu'est-ce qu'une dent longue vient faire dans ce parc? Il n'y a plus personne à cette heure-ci, il n'y a rien à chasser! »

Rosaleen observa son interlocuteur avant de lui répondre. Elle n’arrivait pas très bien à la distinguer mais elle sentit dans son attitude qu’elle faisait aussi partit des créatures de l’ombre, qu’elle était elle aussi un vampire. Le ton de sa voix était menaçant ou plutôt accusateur. Rosaleen n’appréciât pas son allusion horrifiante à la chasse humaine. Elle eut un  temps de réflexion et lui dit en gardant son calme :

« Je… Je vis à Manhattan depuis longtemps maintenant et si je suis venue ici ce n’est point pour chasser mais pour me remémorer le passé. Je vous trouve très mal placée de m’accuser ainsi, vous ne me connaissez pas. Je ne voudrais en aucun cas ôter la vie d’un innocent. Certes je suis un monstre mais ne faites pas de généralité, je maudis ce que je suis. Mais vous, que faites-vous donc ici ? »


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Re: Les tournures du vent

Message par Kate Aengus le Sam 18 Oct - 14:38

Alors que Kate venait de prendre son manteau et de passer la porte, Jade se redressa, la tête tournée vers la porte. L'excitation éprouvée lors de son aventure avec le nouveau tapis de l'appartement prenait fin. Balançant sa queue de gauche à droite, elle restait au milieu de la pièce et après de longues minutes plongée dans cette ambiance des plus silencieuse, Jade s'étira de tout son long et sorti sur le balcon. Elle pris son élan et sauta sur l'escalier de secours afin d'atteindre le niveau le plus bas de la ville.

Les odeurs parcouraient les rues de Manhattan avec tous ces restaurants, ces magasins ou ces ruelles encore fraichement pourvues des ordures ménagers de la veille. Mais le bruit était également très présent, les voitures jaunes ne cessaient de traverser la ville de bout en bout. Jade s'était très vite adaptée à la ville, et saisi rapidement tous les chemins à emprunter sans risquer de passer devant le trafique.

Toujours assises sous les lampadaires du parc, Kate venait de percuter son interlocutrice d'une phrase tranchante et provocatrice. Celle ci resta un moment silencieuse avant de prendre la parole d'une voix hésitante.

« Je… Je vis à Manhattan depuis longtemps maintenant et si je suis venue ici ce n’est point pour chasser mais pour me remémorer le passé. Je vous trouve très mal placée de m’accuser ainsi, vous ne me connaissez pas. Je ne voudrais en aucun cas ôter la vie d’un innocent. Certes je suis un monstre mais ne faites pas de généralité, je maudis ce que je suis. Mais vous, que faites-vous donc ici ? »

La jeune fille était à présent retombée sur ses pieds et lui faisait face avec une touche de timidité. Kate pris plaisir dans cette réponse, pour une fois que ce n'était pas des excuses bidons inventées par ces sordides créatures.

Elle avait l'habitude de les entendre se plaindre des réactions de leurs victimes lorsque leurs crocs pénétraient dans la chair tendre et fraiche qui suppliait d'avoir la vie sauve. Ces supplications les excitaient et augmentaient leur soif de sang. Des monstres, ce ne sont que des monstres ...

Kate se souvint d'un vampire qui s'était également assis auparavant sur ce banc. Une goutte de sang sur les lèvres, et une jeune femme blonde couchée sur ses genoux. Ces yeux étaient écarquillés, comme si elle n'avait pas compris ce qu'il se passait ... elle n'avait pas compris, non, comment aurait elle pu se douter que l'homme qui venait de la séduire dans la boite de nuit du coin allait lui ôter son âme lors d'une promenade nocturne avec les crocs plantés dans la gorge. Les humains faisaient l'erreur de trop vite accorder leur confiance, ils en payent toujours le prix.

Elle se rappela la rage qu'elle éprouva à ce moment, son réflex instantané qui la mena a arracher le cœur de ce meurtrier, ce sang qui souilla l'herbe fraichement coupée de son Eden. Non plus jamais Kate ne voulait voir ce dernier lopin de paradis plonger dans la souffrance et la violence d'une guerre invisible entre l'homme et son prédateur.

Kate regarda la jeune fille dans les yeux, les bras de la jeune fille s'étaient légèrement refermés sur eux même, et sa posture avait tendance à pencher à l'opposer du banc. Elle cherchait à fuir, mais ce n'est pas très étonnant après ce qu'elle venait d'entendre. Kate n'était pas des plus rassurante, surtout la nuit dans un parc. Ces yeux bleus transperçaient l'obscurité et provoquaient le regard des autres dominant ainsi ceux qui oseraient l'affronter.

L'ambiance était silencieuse et un froid s'était rapidement installé entre les deux jeunes filles.

« Tu vis depuis longtemps à Manhattan et pourtant je n'ai jamais entendu parler de toi. Ton passé ne dois donc pas concerner cette ville, à moins que ta discrétion soit une priorité. Tout se sait, chaque passage sanglant laisse des traces, des rumeurs, je vais donc éviter de condamner un innocent de plus et veiller à ce que ce terme reste de mise entre nous. »

Kate détourna son regard de la jeune fille et regarda droit devant elle. Soudain, Jade sauta sur ses genoux et se coucha. Kate caressa tendrement la tête de l'animal qui ne semblait pas effrayé par l'inconnue. Ce qui la rassurait dans son choix de calmer ses ardeurs.

« Cet endroit est tout ce qu'il reste. »
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