The last chance

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The last chance

Message par Akeron Valerius le Jeu 25 Sep - 23:56

[Je ne fais que l'intro de Sacha pour le rp avec Castiel :) ]

Trois jours s'était écoulé depuis que Sacha était sorti de son cachot, mais ce n'était que pour se retrouver dans un endroit tout aussi effrayant sinon plus. Sa prison s'était simplement élargit et le forçait à côtoyer d'autre gens de sa condition. Le seul point positif était peut-être qu'il avait pu y trouver un motivation pour survivre, même si cela voulait dire s'auto-détruire plus rapidement: Le rouquin y avait retrouver cette jeune fille qu'il avait essayer d'aider dans les rues de New-York. Geneviève, une adolescente qui avait eu la malchance d'être témoin d'un meurtre pour ensuite être embarquer, puis victime d'un assaut sur leur propre ravisseur. Ils étaient désormais valets au théâtre des souffrances: Condamné à devoir écarter les cuisses et subir les vices de leur semblable. Puis suite à un accrochage dans les dortoirs, Sacha s'était fait punir pour le meurtre d'un autre valet.

Mais bien sur comme tout Valet ne venait pas seul, Sacha avait à ses côté un cavalier qui était là pour veiller sur lui et à ce qu'il atteigne ses nouveaux tarif. Il n'avait heureusement pas n'importe qui, mais cette jeune femme encourageante et pleine d’entrain qu'était Annabelle. Elle se présentait elle-même comme étant la meilleure Cavalière du théâtre, bien que sa dernière reine soit morte en service, celle qu'elle chaperonnait juste avant était la favorite actuelle. Hélas, la demoiselle n'était pas reconnu pour son tact et son empathie. Sacha avait pu le remarquer assez rapidement, mais au fond ses remarques tranchante dit sur un ton si enfantin ne se voulait pas aussi cruel qu'elle n'y paraissait. La demoiselle avait réellement à coeur le bon développement de ce théâtre et de l'avancer de son protéger, elle le démontrait simplement différemment des humains.

Durant ses trois derniers jours, la jeune vampire avait bien remarque les cernes qui se formait chaque jour sous les yeux du garçon et ses passages absent. Elle ne s'était pas non plus gêné pour lui souligner cette condition peu gracieuse et pour le droguer a coup de fiole de sang afin de lui donner une apparence à son avis plus convenable et lui redonner un minimum d'énergie. Elle s'était également arranger pour lui trouver des clients dont le portefeuille était gros, mais qui porterait un peu plus d'attention ou de respect au garçon. Non qu'elle voulait répondre aux exigences de son valet, mais Annabelle n'était pas idiote et souhaitait également lui prendre des clients qui conviendrait et serait prêt à hausser le prix pour le ravoir. Mais pour cela il lui fallait faire participer un peu le garçon. Elle s'était également arranger pour qu'il revoit le vieille homme, après tout c'était un de leur grand client bien qu'il ne souhaitait rien sexuellement parlant.

Ce matin là lorsqu'il revint au dortoir, Sacha pu retrouver son lit habituelle. Geneviève l'y attendait rouler en boule sous les couvertes, alors qu'Érick attendait bien gentiment à coté. Ce qu'il moins aimé fut cette odeur de sang en se rapprochant du lit. Un sourire pervers sur les lèvres, caressant les cheveux de la petite, avant de tendre la main vers Sacha pour venir chercher son argent. Prendre un malin plaisir à croiser son regard et se lever en rigolant et repartir le laissant seul avec la demoiselle une fois son gain en poche. Le rouquin pouvait très clairement voir la demoiselle trembler sous les couvertes, surement se retenait-elle de pleurer. Mais il n'y avait pas que ça. Sacha avait maintenant l'habitude de décoder la jeune femme et pouvait déjà deviner que la demoiselle était blessé. Déjà l'état dans lequel il l'avait laisser était dès plus inquiétant. Sa santé ne cessait de se dégrader et c'était surement pas Érick qui allait ralentir la cadence. Il n'attendait que cela: que son Valet crève pour pouvoir enfin changer et espérer sur un être plus compétent que cette pouffiasse qu'on lui avait donné.
- .. Sacha... Appela-t-elle dune voix brisé et si faible.
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Re: The last chance

Message par Sacha Anders le Ven 26 Sep - 5:42

Il ne dormait plus, ou si peu...

Seulement quelques jours s'étaient écoulés, alors que pour lui tout semblait presque éternel. Il était épuisé et sans forces. Le corps commençant lentement à s'amaigrir et s'enlaidir.

Chaque fois qu' Annabelle était venue le chercher, elle l'avait trouvé les yeux grands ouverts, le regard perdu dans le lointain. Depuis leur rencontre trois lunes plus tôt, il ne lui avait plus adressé la parole. Il était amorphe et comme vidé de ce qui faisait sa substance.

Ces derniers jours, il était souvent tombé endormi dans le taxi qui le menait à son travail et même parfois lorsqu'il devait se doucher. Comme promis en cas de respect, il s'était montré plus coopératif avec ses clients, bien que la chose le répugnait. Seul le vieil homme paternaliste l'aidait à se sentir un peu mieux. Malheureusement il n'avait presque plus l'énergie de paraître un temps soi peu vivant et s'était excusé à plusieurs reprises lors de leur dernière rencontre.

Au fond, il n'était plus vraiment là - encore une fois. Lentement il s'était replié sur lui-même, enfermé dans un cloaque de misère et de douleur.

Il était fatigué et il ne parvenait plus à trouver le sommeil. Ses brefs moments assoupis étaient alors hantés de cauchemars épouvantables. Son esprit lui semblait s'être éteint, et même le peu de sang avec lequel Annabelle le droguait ne parvenait pas à le ramener complètement. Sacha faisait ce qu'on lui demandait sans rechigner malgré cette souffrance qui le rongeait. Son seul rayon de soleil était Geneviève qu'il retrouvait chaque soir un peu plus harassée.

Il redoutait ce jour où il la perdrait.

Erick était un monstre et ce qu'il lui avait fait subir était impardonnable. Elle n'avait que 16 ans et pour le roux de 11 ans son aîné,  ce n'était guère plus qu'une enfant. Malheureusement, il était indéniable que sa fin allait venir plus rapidement qu'il ne le pensait et la perspective de se retrouver seul à nouveau le terrifiait.

Sur le chemin du retour au dortoir, il songea à cette nuit trois jours plus tôt où il avait envisagé de la tuer pour la délivrer de ses souffrances. Mais il n'en avait guère eu la force et l'idée de sentir sa gorge ployer sous ses doigts malingres lui avait été parfaitement  insupportable.

Ce fut comme à son habitude qu'il tendit le fruit de son labeur  au vampire, mais cette fois,  il comprit que quelque chose n'allait pas. Ses yeux bicolores se posèrent sur le visage blafard de Geneviève et son coeur se serra dans sa poitrine. Sacha soutint le regard moqueur du cavalier et le laissa s'en aller sans rien lui dire. Doucement il serra le poing, essayant de se convaincre que ce n'était pas la dernière fois qu'il voyait sa protégée, mais  l'odeur de sang qui flottait autour d'elle lui laissait penser le contraire.

Le roux s'approcha alors de l'adolescente lorsque cette dernière l'appela faiblement. Il vint s'asseoir sur le bord du lit et enroula ses bras tremblants autour de son corps famélique. Il souleva son torse avec délicatesse pour la serrer contre lui et caresser ses cheveux. Des larmes involontaires dévalèrent alors ses joues creuses.

« Je suis là Gen. » souffla-t-il doucement.

« Je suis là ma belle. Je suis là. »

Il déglutit et vint doucement essayer de soulever la couverture pour voir ce que Erick lui avait fait. Il s'attendait à tout et surtout aux pires horreurs. Submergé par l'émotion de la voir dans un si piteux état, il frotta avec douceur son visage au sien, venant déposer un tendre baiser sur sa tempe.

« Tu peux pleurer … je suis là … personne ne viendra nous … nous ennuyer. » murmura-t-il d'une voix soudain chevrotante.

« Me laisses pas Gen ... » supplia-t-il tout bas, intimement convaincu du fait qu'il allait la perdre cette nuit.
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Re: The last chance

Message par Akeron Valerius le Ven 26 Sep - 8:21


Geneviève gémit doucement en se sentant déplacer, mais chercha en même temps la chaleur des bras de son aîner, reconnaissant Sacha. Il était le seul qui lui avait montrer autant de générosité, sans rien lui demander en retour. Elle aurait tellement aimer lui rendre la pareil, lui simplifier la vie. La jeune fille essaya d'articuler un petit non, lorsqu'il fit un mouvement pour voir ce qu'elle avait et ne pu retenir plus ses larmes. Pleurant de tout son soul dans ses bras.

Sacha découvrit avec horreur l'énorme tache de sang qui avait imbibé tout le matelas. Ses jambes couverte de blessure et qui remontait horriblement entre ses cuisses. Il était évident que avait voulu l'attacher avec du fils barbelé, mais c'est sûrement avec horreur que Sacha pouvait devenir à quoi avait il avait servit d'autre.

De ses maigres forces Geneviève serra Sacha, gémissant de douleur avant de sangloter de nouveau. Elle essayait comme elle le pouvait de se battre, contre ses horreurs, contre sa douleur. Contre cette vie, pour avoir peut-être un jour l'espoir de retrouver sa famille, retrouver ses amis et leur présenter se garçon d'exception.

- J'ai.. j'ai mal... Ils.. ils.. Éri..Ick les a... Ses mots se noyèrent dans un autre flot de larmes. Secouant la tête. Je veux rester avec toi... Sa..Sacha.. G.garde moi.. près.. de toi... Pr.promet moi.. de .. toujours rester.. si.. si gentil... Ne ne les laisse pas te tuer... S'il te plait...

souffla-t-elle la voix si faible, secouer d'un petit soubresaut, elle gémit de nouveaux douloureusement perdant un peu plus de sang encore.

- Je suis désoler que tu sois ici par ma faute.. j'a..j'aurais tellement... tellement du reste che..chez moi... se soir là... Et. Et la police.. pourquoi elle.. elle nous cherche pas.. trois mois...
Elle se mordit les lèvres pour ne pas se laisser aller, pour arrêter de se torturer avec toutes ses pensés. Ils étaient maintenant les jouets de monstres, rien: Ni l'armé ou la police ne pouvait les aider.


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Re: The last chance

Message par Sacha Anders le Ven 26 Sep - 8:59

Sacha était resté interdit  en voyant l'étendu des blessures de sa protégée. Il était partagé entre la colère et le dégoût. Il n'osait même pas imaginer ce par quoi sa petite Geneviève était passée. Cette jeune fille si courageuse qu'il considérait presque comme sa soeur. Mais ce qui le désolait le plus, était qu'il ne pouvait absolument rien faire pour elle. Il était impuissant. Si jamais il tentait de sortir du dortoir sans son cavalier, il n'irait pas bien loin et aucun argument ne parviendrait à convaincre qui que ce soit de sa bonne foi.

Elle était condamnée.

Le roux laissa échapper un timide sanglot en la serrant contre lui. Il aurait tellement voulu pouvoir l'aider, pouvoir la sortir de là. Si  sa vie il avait pu donner en échange de la sienne, il l'aurait fait sans hésiter. Ce n'était qu'une enfant. Une douce et innocente jeune fille qui n'avait pas mérité de tant souffrir.

« Shh ce n'est rien Geneviève, ce n'est rien... »

Il caressa ses cheveux avec tendresse, resserrant sa prise sur son corps malingre. Il ne voulait pas entendre parler d'Erick. Pas maintenant. Ce qu'il avait fait était proprement ignoble, en particulier à quelqu'un de si jeune. Sacha ne préférait pas imaginer ce par quoi elle était passée. Il la sentait déjà si faible contre lui, si éteinte et si lointaine. Il ne voulait pas la perdre, il ne pouvait pas se faire à cette idée. Doucement il secoua la tête, la regardant en esquissant un triste sourire.

« Tu vas rester avec moi ma belle. Je suis là, je ne te laisserai pas. Je suis là Gen. Je serai toujours là. » souffla-t-il d'une voix tremblante.

Sacha hésita à promettre quoique ce soit. Il ne savait pas si il lui restait encore beaucoup de temps. Si le manque de sommeil ne le tuait pas, il y  passerait très probablement lorsqu'il deviendrait reine. Après tout son sang avait cette odeur et cette saveur qui rendaient presque fous de désir les vampires. Que Erick et ses amis ne l'eussent pas tués il y avait de ça quatre mois relevait du miracle.

Mais à cet instant, il savait que Geneviève vivait ses dernières minutes. La lèvre tremblante et dégoulinant de larmes désespérées, il caressa ses cheveux encore une fois. Embrassa son front et tenta de se faire le plus rassurant possible, bien que la douleur perçait à vif son coeur si tendre.

« Je … je te le.... je te le promets. Je te le promets Gen... »

Il secoua à nouveau la tête à ses dernières paroles.

« Ne le sois pas. Ce n'est pas ta faute. Tu n'y es pour rien Gen, tu ne pouvais pas savoir. Ce n'est rien. Rien du tout. Je suis là avec toi. Je te protège ma toute belle. Ma précieuse. »

Sacha esquissa un sourire à son adresse. La regardant dans les yeux. Il se dit que la petite avait besoin d'un pieu mensonge, de quelque chose qui pourrait rendre bien moins pénible sa fin. Il se désespérait à l'idée qu'elle puisse croire à une quelconque illusion. Il voulait juste qu'elle aille mieux. Alors doucement il glissa ses doigts sous sa nuque et l'aida à réfugier son visage contre son torse. Il la garda contre lui, offrant sans retenue sa chaleur et sa douceur.

« Tu … tu vas rentrer chez toi Gen. Tu vas revoir ta famille... tes amis. Tu ne vas plus souffrir. Crois-moi. Tout va bien aller. Tout va bien aller. Je suis là. Ferme-les yeux Gen. » Il attendit qu'elle le fasse pour continuer à parler. «  Souviens-toi... souviens-toi de tous ces moments heureux que tu as vécu. Ta famille, l'école, noël, ton anniversaire, ceux de tes amis. Les jeux, le soleil qui brille doucement au-dessus de toi. Le vent qui souffle dans les arbres. Souviens-toi comme tu étais heureuse et pleine de vie. Tu t'en rappelles hein ? Comme tout était paisible. » Il retint un sanglot. « Tout va l'être à nouveau Gen. Tout va bien aller. Tout va bien se passer. Je suis là ma belle. Je suis là. Je serai toujours là... et tu vas rentrer chez toi...»
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Re: The last chance

Message par Akeron Valerius le Lun 29 Sep - 0:18



Ses mots et sa gentillesse était comme un baume sur ses plaies. Comme à chaque fois où elle se retrouvait ainsi blotti dans ses bras Geneviève pouvait sentir son coeur et son souffle s'apaiser. Une douce chaleur bienveillante l'envahir. Hélas cette fois elle-même savait que la fin était proche. Elle tremblait sans pouvoir arrêter, sans rien pouvoir contrôler. La seule chose contre laquelle elle arrivait encore à lutter était la fatiguer qui gagnait chacun de ses muscles. Elle ne voulait pas partir, elle ne voulait pas partir comme ça. Elle ne voulait pas le laisser seul. Elle ne voulait pas. Elle ne pouvait pas.

La demoiselle se laissa faire, cachant son visage contre son torse. Pleurant à chaude larme, mais fermant les yeux comme il lui avait demander. Elle se laissa bercer par ses paroles. Ses douces promesses. Se rappelant le sourire de ses parents. Les fous-rire de ses amis. Son frère un peu tannant, mais qu'au fond elle appréciait. Toute cette vie qui avait été la sienne. Oubliant durant un moment les horreurs de ses derniers mois passé ici. Les larmes continuaient de rouler sur ses joues, serrant un peu plus fort encore Sacha dans ses maigre bras.

- Je.. je me rappel. Souffla-t-elle tout bas. Elle hocha faiblement la tête. Oui.. je Je vais rentrer. Mais je serais pas seule. J..Je serais avec toi. Avec toi Sacha. Et.. Et je pourrais te présenter à mes parents. Tu.. tu verras aussi comment ils sont gentil... Enfin mon père te semblera méfiant, mais il l'ai toujours quand je lui présente de nouveau ami... Surtout des garçons. Et.. et ma mère elle t'invitera à souper. Je.. je leur dirais comment tu m'as aider... Que tu as été gentil avec moi. Et on mangera une bonne tourtière.  Un bon repas chaud. Et on sera tous là. En famille. Et j'insisterais pour que tu restes. T'héberger un temps pour te remercier.

Murmura-t-elle sa voix s'affaiblissant à chaque secondes. Mais son agonie fut loin d'être rapide. Gémissant et se tordant de douleur, se tenant le ventre et se blottissant contre le rouquin. Plusieurs heures étaient déjà passé et l'après-midi allait finir par touché à sa fin. Geneviève vint presque à se demander, voir même à craindre, d'être encore vivante lorsque les Cavaliers allaient revenir.

Elle finit par ré-ouvrir les yeux, de beau yeux noisette, bien que rougit par toutes ses larmes. Son regard semblait si triste et vague. Elle observa un moment le plafond, se retournant sur le dos, puis vint porter son attention sur le visage de Sacha. Fermant lentement les yeux pour les ouvrir de nouveau. Geneviève tendit doucement les doigts vers ses joues essuyant mollement les larmes du roux.

- Je n'ai plus mal. Dit-elle presque étonner d'une voix feutré, esquissant un bref sourire endormit. Elle cligna a nouveau des yeux, sa respiration se faisant plus lente. Sacha. Appela-t-elle délicatement. Merci pour tout ce que tu as fais. Je me sens mieux la... Et.. et c'est grâce à toi. Elle caressa doucement sa joue avant de sentir sa main retomber avec la gravité. Avec un nouvel effort la demoiselle vint enlever une chaine qu'elle portait et la déposa dans la main de Sacha en venant la serrer avec ses maigres forces.

-T..tien.. Je te la donne... P..pour pas que tu m’oublies... E..Et si tu arrives a sortir... re..retrouve ma famille... N..ne leur dit pas c..ce qui m'est arriver... seulement que.. que je les aime d'où je suis... Elle referma les yeux pour pleurer, lui tenant toujours la main. Sacha, me laisse pas.. Tu me rassures... Je t'aime comme la seule famille qu'il me reste. Souffla-t-elle avant de s'affaisser complètement contre lui. Sa main devenu plus lourde glissant des doigts du roux. Geneviève était morte, là dans ses bras et il n'y avait plus rien à faire.

Plus rien à sauver.

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Re: The last chance

Message par Sacha Anders le Mar 30 Sep - 7:08

Sacha esquissa un sourire fatigué en l'entendant parler de sa famille. Il s'imagina lui aussi face à ces personnes qu'il ne connaissait pas. Il se voyait sorti de cet enfer à partager un moment heureux, un repas chaud et une agréable soirée. Mais plus que pour lui même, c'était pour Geneviève qu'il voulait y croire. Depuis quatre mois il tournait et retournait dans son esprit le souvenir de cette fameuse nuit pour tenter d'y trouver une faille, une solution. Mais rien de ce qu'il aurait pu faire n'aurait pu les sortir de ce mauvais pas.

Doucement, il glissa ses doigts dans les cheveux humides de fièvre de la jeune fille, l'encourageant à parler de ses proches. Il resta auprès d'elle, se retenant de pleurer, en vain. Les heures qui suivirent lui parurent extrêmement courtes et interminables à la fois. Il contemplait la souffrance de son amie sans pouvoir faire quoique ce soit pour elle. Mais il resta là, il ne l'abandonna pas un seul instant, la gardant contre lui et lui murmurant de douces paroles, que tout irait bien.

Lorsqu'elle s'adressa de nouveau à lui, le roux compris qu'elle ne tarderait pas à le laisser. Il écarquilla de grands yeux, absolument pas prêt à se retrouver seul. Paradoxalement, il ne souhaitait à Gen que la fin de son agonie. Alors il força un sourire sur ses lèvres pales et craquelées, inclinant la tête pour apprécier la caresse sur sa joue creuse.

«  Ne … ne me remercie pas ma belle. Je … j'aurais voulu faire plus. Si j'avais pu … » Il la serra avec tendresse contre son torse. «  Tu vas retourner chez toi, hein ? Tu … ils t'attendent tous. » lui souffla-t-il avec une voix emprunte d'émotion.

Il l'aida du mieux qu'il put lorsqu'elle souhaita ôter sa chaîne et la lui donner. Sacha serra les doigts de la jeune fille, ne pouvant s'empêcher de craquer à nouveau. Des larmes cristallines dévalèrent son visage et il étira un sourire rassurant, hochant la tête à ses paroles.

« Je... je les retrouverai... je te le promets. »

Sacha se pencha pour déposer un tendre baiser sur le front brûlant de la jeune fille. Il la câlina avec amour, le coeur serré au point qu'il en était devenu douloureux.

« Je ne te laisserai jamais... »

Il retint un sanglot et ajouta avant qu'elle ne s'éteigne :

« … Et je t'aime comme ma propre soeur. »

Et puis tout sembla s'arrêter autour de lui. La main de Geneviève quitta la sienne pour retomber mollement sur le matelas, ne lui laissant que la jolie chaîne en argent au creux de la paume. Le roux coula un regard dessus, sentant comme un vide qui lui avait soudain troué la poitrine.

« Gen … ? » appela-t-il en sachant qu'il n'obtiendrait pas de réponse.

Sacha se sentit alors trembler, accroché au corps sans vie de sa protégée. Rien n'existait plus autour de lui, c'était comme si le monde s'était effondré, comme si il revivait les atrocités de son enfance. Dans ses bras ce n'était plus qu'une carcasse de chair amaigrie et torturée. Seul le visage de son amie semblait apaisé, les joues creusées par des sillons de larmes.

S'en fut bien plus que son esprit ne put supporter et le roux poussa une triste plainte, resserrant sa prise sur le corps de l'adolescente. Il n'y avait rien de beau dans l'expression de son visage noyé par les pleurs. Il se sentait anéanti et bien qu'ils  ne s'étaient pas côtoyés longtemps, c'était comme si il avait partagé une vie entière avec cette jeune fille.

Sacha se balança alors d'avant en arrière, sanglotant sans la moindre retenue.

« Ce n'était qu'une enfant... qu'une enfant... » murmurait-il entre deux plaintes.

«  Me laisse-pas Gen … me laisse-pas … j'aurais pas la force sans toi... » supplia-t-il.

Sa seule source de motivation à survivre venait de partir, de le laisser derrière dans ce lieu effroyable. Plus que jamais il se sentait seul, perdu et réalisait toute l'inutilité des forces qu'il avait mis en oeuvre pour aider son amie. Ses doigts étaient serrés sur la petite chaîne : le seul souvenir qu'il pourrait conserver d'elle.

« Pitié, reviens Gen ... » sanglota-t-il en réfugiant son visage dans le creux de son épaule déjà refroidie.

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Re: The last chance

Message par Akeron Valerius le Mar 30 Sep - 23:11



Genviève était morte. Son corps fiévreux devenait soudainement froid et les pleurs de Sacha continuait de s'élever dans la pièce. Tout brouhaha n'était pas pour réjouir les autres cavaliers qui pour l'instant tenait bien leur langue. Puis le frappant assez soudainement, le rouquin reçut un coussin en pleine tronche, se faisant crier d'un coté de la pièce, sans être capable de cibler le réel auteur de ses mots:

- Hey, t'arrête un peu de geindre?! Y'en a qui essai de dormir!!! Alors SHUT THE FUCK UP! Le tout soutenu plus bas par les autres qui approuvaient bien ses dires. Pour les gens du milieu, voir un des leur mourir faisait maintenant parti de leu quotidien. Ce n'était pas qu'ils manquaient forcément de cœur, seulement il y voyait la la promesse de leur avenir s'ils ne faisaient pas ce qu'il leur était demandé.

À quoi bon lutter? À quoi bon essayer de se révolter contre ce qui se passait ici? Qui allait les entendre de toute manière? Voilà bien les idées sombres qui engloutissaient chacun d'eux. Le seul espoir qu'ils leur étaient permit d'avoir était celui-ci de se dépasser, de se faire suffisamment remarquer pour changer de niveaux. Ne plus avoir à écarter les cuisses, ne plus êtres traiter comme des moins que rien et d'enfin devenir Reine. Enfin pour ceux qui ne savait pas ce que cela voulait dire réellement.

Encore qu'une autre belle récompense que l'on agitait au-dessus de leur tête, cachant le somnifère qui allait les mener à l’abattoir de l'autre main.

Après quelques minutes une ombre se dessina au-dessus du lit du rouquin. S'il levait les yeux il pu facilement reconnaître sa cavalière. Annabelle se tenait la intrigué, par autant de larmes et s'était bien charger d'un ton autoritaire, à faire taire les gens aux alentour. Elle ne dit rien, observant simplement Sacha pleurer et bercer cette pauvre humaine. Pourquoi attacher autant d'importance à une personne si éphémère? Se demanda-t-elle un instant, mais si elle était insensible à sa peine la demoiselle était loin d'être stupide et aveugle. Voilà un moment qu'elle l'avait remarqué, Sacha s'effritait dangereusement et en se moment elle le voyait belle et bien craquer.

- Sacha... Appela-t-elle de sa voix douce et cristalline, avant d'entendre au loin les pas presser de son collègue. Elle savait que Sacha les entendrait sûrement aussi assez vite et que cet imbécile ne serait pas se contenir face à l'autre imbécile. Ne bouge pas. Ordonna-t-elle à Sacha, allant au devant d'Érick.

- T'es dans mon chemin.

- Va-t-en, ton valet est mort. Tu n'as rien à faire ici.

- Oh vraiment!? Cette conne est morte! Laisse moi passer, je veux les voir. Il est bouleversé non? Alors, je veux voir ça tête!

Annabelle gronda furieusement, un aura inquiétante émanant d'elle, les valet autour reculèrent vivement, alors qu'Érick ne fit qu'un pas en arrière peu rassurer. Elle s'avança vers lui, le fixant droit dans les yeux et lui répétant de façon assez impérative de sortir. Érick fronça les sourcils, venant soutenir son regard prêt à se battre, puis sembla voir quelques choses dans les ombres et se ravisa. Pestant dans sa barbe il fit demi-tour, laissant Annabelle se calmer un peu, replaçant ses cheveux, pour ensuite retourner auprès du rouquin.

- Tu n'as plus qu'un seul client, Sacha. C'est ta dernière soiré comme valet. Je vais te demander de lâcher se corps, tu vas attraper son odeur dégoûtante. Laisse-là. Je te promet qu'Érick ne mettra pas la main sur elle.

Elle l'observa un bon moment, il était évident qu'elle ne pourrait l'emmener nul part. Pas dans cet état là, il refuserait de bouger et Annabelle n'avait pas l'envie de se battre avec lui.

- Écoute, je vais m'arranger pour que tu puisses recevoir le client ici et je reviendrais chercher le corps de ton amie pour la mettre en sécurité jusqu'à ce que tu es fini et je te laisserais l'enterrer convenablement. Mais pour cela, il te faut aller à se dernier rendez-vous. Insista-t-elle, pas vraiment parce qu'elle avait grand cœur, elle visait simplement à réduire le plus possible les pertes. Sauvez les meuble en sommes et pour cela il lui fallait trouver un moyen d'au moins ne pas empirer son cas. Elle ne pouvait comprendre sa douleur, mais savait d'où elle venait. Puis même si elle se moquait bien des morts ou des humains, elle avait toujours eu un faible pour les mises en scène. Après tous, les cérémonies pour les morts, tout cela était une sorte de mise en scène pour leur rendre hommage.

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Re: The last chance

Message par Sacha Anders le Jeu 23 Oct - 8:12

Sacha ne se sentait plus vraiment là.

Il avait reçu le coussin en plein dans la figure, mais ce fut comme si rien ne l'avait touché. Il ne voyait que Geneviève, son visage noyé de larmes déjà sèchent, sans peau blafarde et exsangue. Il la regardait, ne pouvant se faire à l'idée qu'elle n'était plus là, qu'elle ne serait plus jamais là.

« Gen … » souffla-t-il en continuant de sangloter avec désespoir.

Doucement, il vint passer la chaîne qu'elle lui avait donnée autour de son cou, resserrant sa prise sur le corps froid. Le roux ne pouvait s'empêcher de lui parler, de murmurer de douces paroles comme si elle était encore auprès de lui. Il ne voulait pas la laisser partir et il était désolé, tellement désolé. Ce n'était pour lui qu'une enfant, une adolescente qui n'avait pas mérité de vivre cette vie et de connaître une si effroyable fin.

Et puis soudain, Sacha remarqua une ombre qui les surplomba. Il ne leva pas ses yeux rougis sur Annabelle. Il ne pouvait supporter sa vue pour ce qu'elle signifiait. L'idée de se donner à nouveau lui était parfaitement insupportable. Il ne voulait plus faire ça, il voulait que ça s'arrête, que tout s'arrête. Mais les premières paroles de sa cavalière le précipitèrent dans une rage indicible.

« Elle n'est pas dégoûtante ! Ce n'était qu'une enfant, UNE ENFANT !!! » hurla-t-il cette fois.

Il souleva la couverture qui cachait le corps mutilé de son amie et se leva, plaquant Annabelle au mur derrière elle avec une force qu'elle n'aurait pu soupçonner.

« Ca ne te fait rien de voir ça, n'est-ce pas ?! Mais tu as été mortelle comme nous autrefois ! N'oublies pas d'où tu viens, parce que tu aurais pu y rester dans ton PUTAIN de caniveau ! Mais madame n'a pas eu ce plaisir non. Oses me dire que ce qu'il a fait n'était pas cruel ! Elle avait 16 ans ! Ce n'était qu'une gamine !! »

Il la regarda droit dans les yeux.

« Je ferai ce que tu me demandes pour cette nuit. Pour Geneviève, pour pouvoir l'enterrer dignement. Mais ne compte plus jamais sur moi après ça pour t'obéir. J'utiliserai chaque parcelle d'énergie qu'il me reste pour vous rendre la vie infernale à toi et tes semblables. Je vous hais, tous autant que vous êtes. TOUS ! » hurla-t-il en s'adressant autant à Annabelle qu'aux valets présents.

Il la cogna durement contre le mur et la lâcha. La peur n'existait plus à cet instant. Il était mu par la rage, la colère, la tristesse, la solitude. Il était désespéré et il n'avait plus rien à perdre.

Non rien...

Alors il alla se laver sommairement et s'habiller pour se rendre dans la petite chambre que sa cavalière lui avait trouvé au théâtre. Un lit, quelques meubles, l'ensemble était plutôt spartiate.

Une fois seul à attendre son client, il sentit la faiblesse le gagner, la nausée secouer son corps fragile. Il alla se réfugier dans un coin, tremblant de tous ses membres. Il ne voulait pas. Il ne voulait pas se donner encore une fois. Cette perspective le terrifiait, le détruisait. Son âme lui faisait si mal et il avait encore le souvenir de Geneviève agonisant au creux de ses bras.

Un sanglot désespéré perça alors le silence et Sacha s'effondra, venant dissimuler son visage blafards de ses mains osseuses. Il ne dormait pratiquement plus depuis des jours et si ce n'était pas la mort qui le gagnait, ce serait très certainement la folie.

« J'veux m'en aller ... » sanglota-t-il comme un enfant.

« Pitié... »
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Re: The last chance

Message par Castiel Willer le Jeu 30 Oct - 13:33

« Elle s'appelait Geneviève... »

Le bonhomme avait balancé ça comme ça. Castiel avait relevé la tête du capot de sa bagnole.

« Pardon ? »

C'était homme bien plus petit que Castiel (pas très compliqué cela dit), mal rasé, l'air fatigué, le souffle bruyant et le sang alcoolisé. Il était venu donner à Castiel sa caisse pour faire la vidange. Il avait l'air d'avoir un coup dans le nez, c'était sa femme qui avait conduit. Une jolie femme pour son age, assez discrète et silencieuse. Ils formaient un couple curieux, ils avaient l'air naturellement abattu, par la fatigue ? Par la maladie ? Non par le chagrin.
Lorsque le mari avait balancé ça, la femme lui avait secoué l'épaule et s'était vite caché le visage. Castiel se gratta la tête, ces deux là semblaient avoir un problème de couple et il ne souhaitait pas y être mêlé, il se tut, mais le mari reprit :

« C'était ma fille ! J'ai envie de parler d'elle !
- Tu es saoul !
- Monsieur Willer, il sort une photo de sa poche et s'approche du mécano, vous ne trouvez pas qu'elle était magnifique … ?
- Ne parle pas d'elle au passé !! »

Willer choppa la photo, il fronça les sourcils. Geneviève, elle était mignonne, une gamine qui semblait souriante et gaie. Elle lui faisait cependant penser à quelqu'un, il réfléchit. Il se souvint.

Cela remontait maintenant à quelques temps, la mort d'Amy. C'était la gérante du bar dans lequel Castiel passait ses soirées après avoir passé ses journées a réparer des bagnoles. C'était une de ses rares amies, il l'aimait beaucoup, mais voilà, les meilleurs partent toujours les premier et Amy était morte. Elle avait été vidé de son sang par un vampire, un enculé de première que Castiel rêvait de butter. Plus que tout il voulait la venger. Il avait fait de nombreuses recherches, questionner discrètement certaines personnes, il y avait passé du temps et y avait mis du cœur, finalement ses recherches avaient toutes abouties au même endroit : Le Théâtre Des Souffrances.
Cet enculé devait alors se trouver là bas, est-ce qu'il y travaillait, le fréquentait juste... Castiel n'avait pas pu le savoir, comme il ne cernait toujours pas bien ce qui s'y passait. Cet établissement possédait un grand nombre de femmes et hommes qui vendait des services sexuels. L'Hunter s'était alors dit qu'il devrait faire appel à ces services pour obtenir des informations. Ce fut donc à contre-coeur qu'il se rendit au Théâtre pour y laisser de fausses informations d'identité, l'ancienne adresse d'Amy pour éviter toutes visites imprévues dans son garage et une somme d'environ 1000$ en liquide. Rapidement il reçut un catalogue de prostitués dans la boite au lettre d'Amy. Les hommes et les femmes sur des petites images alignés comme si tu voulais choisir un clebs à adopter. Il avait choisi une femme au pif. N'ayant pas de portable, il s'était rendu dans une cabine téléphonique, il l'avait commandé au numéro de téléphone indiqué dans le catalogue comme on commanderait des sushis. Le rendez vous était fixé. Il s'y était rendu.
Là, la prostituée était accompagnée d'un homme, un humain avec une aura spécial que Castiel était incapable de décrire. Ce n'était pas un vampire, car ça il pouvait le sentir, mais il dégageait quelque chose de curieux. Bref, il avait une heure avec cette femme et l'homme qui l'accompagnait regardait ce qui se passait. Castiel ne pouvait donc pas la questionner sur les histoires louches du Théâtre et sur le vampire qu'il cherchait, il se contenta de lui demander si elle allait bien, ce fut à peine si elle réussit à répondre, elle tremblait, elle avait parfois le regard perdu quelque part. Le mécano passa 20minutes à l'observer à lui poser des questions banales, l'homme derrière n'ajouta rien, il le laissa parler et regarder la prostituée sans rien lui faire. La seule fois ou Castiel la toucha, ce fut à l'épaule pour attirer son regard vers lui, elle ferma les yeux comme si le pire allait arriver. Heureusement pour elle, Castiel n'était pas vraiment un client et ne voulait rien d'elle que des paroles. Il décida de ne plus la toucher, pour ne pas l'effrayer. Il les laissa partir au bout de 20minutes sans rien avoir obtenu, pas d'information, pas de preuves, rien. Il était bredouille. Il fallait croire que le bas de gamme n'apporterait rien, il fallait donc viser plus haut.

Castiel demanda à ses deux clients de patienter deux minutes, comme excuse il prétendit devoir chercher une clé à molette dans son appartement situé au dessus du garage, au deuxième étage de l'immeuble. Il s'y rendit en enjambant les marches par deux dans la cage d'escaliers, dans son appartement il se précipita sur la table bancale qui lui servait de bureau, il vira les feuilles et le reste du bordel d'un coup d'avant bras et tomba sur ce qu'il cherchait, le catalogue, il le feuilleta à vive allure et il trouva ce qu'il cherchait.
Geneviève, oui. Elle ressemblait comme deux gouttes d'eau à la fille des deux clients de Castiel, bien qu'elle semblait plus mince et plus pâle, mais alliez savoir ce qui se passait vraiment dans ce théâtre. Il soupira. Peut être que ses recherches allaient avancer finalement.
Il redescendit dans son garage, s'excusa pour l'attente et finit la vidange pendant que le père racontait l'histoire de sa fille, un enlèvement louche, un ami empalé, une disparition totale, une police qui ne savait plus quoi faire ni ou chercher.
Lors du paiement, avant que les parents de Geneviève partent, Castiel leur demanda la photo de leur fille, la mère sembla bien étonné, elle demanda pourquoi il voulait la garder :

« Vous savez, par ici, les gens se taisent. Mais qui sait, je connais beaucoup de personnes dans le Bronx, si quelqu'un la reconnaît sur la photo, peut être qu'à moi ils parleront plus qu'à un policier. »

La mère sanglota bruyamment, elle fouilla dans la poche de son mari en se hâtant, elle tendit la photo à Castiel en pleurant toute les larmes de son corps, il l'attrapa et la rangea dans sa poche, il eut pitié de cette mère qui cherchait désespéramment son enfant. Castiel avait un gros faible pour les femmes qui pleurent, ça lui donnait même parfois envie de leur faire l'amour, sacrée histoire.

« Merci Monsieur Willer, vous avez toutes nos coordonnées, n'hésitez pas... même si l'information semble fausse.... Je vous jure que tout est bon à prendre... »

Elle tint le bras de son mari pour pleurer encore et il repartirent tous les deux les larmes aux yeux dans leur voiture tout juste vidangée.
Castiel soupira. Il fallait qu'il choppe Geneviève et qui lui promette de la sortir de là contre des informations, il y mettrait le prix.

ma réponse était trop longue, je l'ai coupé en deux
SUITE DANS LE SECOND POST'...


Dernière édition par Castiel Willer le Jeu 30 Oct - 13:37, édité 3 fois



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Re: The last chance

Message par Castiel Willer le Jeu 30 Oct - 13:35

LA SUITE...
Dès le lendemain, il tenta de la commander, mais Geneviève était prise partout, aucun créneau horaires n'étaient disponible pour elle. Castiel ronchonna, il se rabattit sur le haut-gamme car si il voulait quand même avoir des réponses à ses questions sur Geneviève et le vampire qu'il cherchait, seul le haut-gamme le lui permettrait. Dans le catalogue haut-gamme qui avait meilleure mine que le bas-gamme, il choisit une femme, oui encore, rousse, il l'avait pris au pif en espérant qu'elle voudrait bien coopérer. Le rendez vous était fixé. Une fois de plus il s'y rendit.
Il s'était au préalable acheté un téléphone jetable qui lui servit, étonnement sa prostituée ne pouvait pas le rejoindre et il devrait se rendre au théâtre pour la rencontrer. Vu la somme qu'il avait payé, Castiel ne pouvait pas se permettre de décommander, il appréhendait d'y aller seul, cet endroit devait grouiller de vampires, il devrait être vigilant, à contre-coeur, il s'y rendit.
Au téléphone la jeune femme avait indiqué une entrée plus discrète à laquelle il devait se rendre, il passa donc devant l'entrée principale sous l'enseigne lumineuse qui indiquait les prochains spectacle, il attendit emmitouflé dans son blouson de cuir dans le froid de la nuit. Quelqu'un ouvrit la porte, ses sens se réveillèrent d'un coup et réchauffèrent tout son corps, son cœur accéléra le rythme, son instinct criait garde, la première apparence humaine n'y faisait rien, il reconnu une vampire, elle était belle, pas mal sapée, la démarche féminine. Elle l'invita à le suivre très poliment, elle s'excusa pour l'attente. Il l'imita le chemin qu'elle prenait.
S'en suivit des couloirs infini, des portes, des portes, des portes... L'endroit était propre et étonnement silencieux. Une ambiance pesante et curieuse y régnait. L'instinct de Castiel hurlait de rage, son cœur battait vite, ses sens étaient impatients, le Hunter sentait tous les muscles de son corps, entendait son cœur et sa respiration pourtant calme, cette sensation il ne la ressentait qu'avant un combat. Il du faire un énorme effort pour ne pas que cela se voit.
Il observa les mur, il y avait quelques plans parfois, mais il n'était pas dupe, vu le chemin qu'il parcourait, jamais tous les couloirs y était référencés. Tout cela sembla être un simple théâtre, mais il le sentait, ses sens le lui criait, ce n'était qu'une façade.
Il y avait 4 étages et dire qu'il n'était qu'au rez de chaussé, il n'avait pas vu un quart de ce bordel.

La vampire s'arrêta enfin, elle s'excusa une fois de plus, elle expliqua poliment qu'elle avait une affaire à régler, elle fit entrer Castiel dans la chambre au décor spartiate, elle barra derrière eux. Il avait un peu de temps devant lui.
D'abord le silence, Castiel constata la prostituée recroquevillée dans un coin de la pièce, il leva un sourcil perplexe, est ce que le haut-gamme était comme le bas ? Il s'approcha en silence, dans sa poche il sentit la photo de Geneviève, rassuré, il ne l'avait pas oublié. Peut être que cette femme la connaissait, si oui, il essaierait de la trouver et sortir la jeune fille d'ici, il l'aurait ramené à ses parents, il le fallait... c'était une enfant, sa place était au près de ses parents, Castiel qui avait perdu les siens le savait mieux que quiconque. Il n'imaginait pas un cinquième de ce qui pouvait se passer ici. Il s'approcha encore et s'accroupit devant la prostituée qui s’avéra être une homme...
Il resta muet, il aurait juré que c'était une femme sur la photo. Non c'était un homme. Peu importait au final, ce n'était pas du sexe qu'il cherchait. Une libération.
Il resta quelques secondes sans rien dire. Constatant l'état déplorable du garçon un agacement le prit, un peu de tristesse aussi. Qu'est ce que c'était que cet endroit ? Les rumeurs étaient elle vraies ?
Il ne tenta pas de toucher le jeune homme, celui ci semblait déjà traumatiser et en vu de la façon dont ça avait effrayer l'autre prostituée il ne voulait pas prendre le risque de le brusquer lui aussi.
Il enleva son blouson en cuir, le posa sous le regard du garçon, il enleva sa ceinture d’où était accroché son arme favorite, il posa le tout sur le blouson, il ne restait plus sur lui que son jean d'un bleu usé, son t-shirt noir qui le serait au niveau des ses épaule carrées, du haut de son torse musclé et de ses biceps puissants, il portait encore ses bottes de militaire aux semelles lourdes. Il ne cachait rien, on pouvait le constater. Il fit ça pour mettre en confiance le jeune homme, il n'avait rien sur lui pour lui faire du mal.

« Je m'appelle Castiel Willer, même si selon le théâtre mon nom est Russell Swift, je ne te toucherai pas, de toute façon je ne couche qu'avec des femmes consentantes. »

Il sourit, n'en attendant aucun en retour, ça aurait été trop beau. Il sentit qu'il pouvait faire confiance au détenu de ce théâtre, vu son état il ne se mettrait pas du côté de l'établissement, il pouvait parler librement.

« Je ne te ferai rien. Je voudrais juste discuter si tu le veux bien. Je cherche deux personnes, sûrement quelqu'un que tu connais, celle-ci il faut que je la sorte d'ici. »

Il se leva, du haut de ses 1m 96, il sembla être mille fois plus imposant que le garçon recroquevillé dans son coin, une masse et un chiot. Il eut envie de sortir ce chiot là aussi en plus de Geneviève. Il posa la photo de Geneviève sur la table de chevet à côté d'eux et s'assit sur le lit.

« C'est cette jeune fille que je cherche, je ne t'impose pas de regarder la photo si tu ne veux pas être impliqué, ça m'embête de te mettre en danger, mais malheureusement je dois me venger et la sauver. »

Il voulu lui poser pleins d'autres questions sur l'établissement, il voulu même lui demander si il pouvait le sauver lui aussi. Il se tut pour l'instant, attendant patiemment la réponse du petit chiot. C'est ainsi qui le voyait, un chiot sans défense qu'il ne voulait brusquer.

FIN CE POST', à toi de jouer !


Dernière édition par Castiel Willer le Mar 30 Déc - 5:08, édité 1 fois



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Re: The last chance

Message par Sacha Anders le Ven 31 Oct - 12:47

Il sanglotait …

Ses pleurs résonnaient dans cette chambre étroite et mal éclairée.

Le roux avait trouvé refuge contre une table de nuit, le visage dissimulé dans l'angle de cette dernière, si bien qu'on ne pouvait distinguer que sa longue chevelure flamboyante. Il ne voulait plus se prostituer, il voulait que tout s'arrête et ne plus souffrir comme ces derniers mois. Mais personne ne le laisserait partir, ni les humains qui avaient goûté sa chair, ni les vampires qui s'étaient délectés de son sang. Il se passerait sans l'ombre d'un doute ce qu'il avait vécu dans ce cachot sans lumière, à attendre la venue de ses tortionnaires pour être partiellement vidé puis abandonné à sa faiblesse une fois la faim passée.

Il gémit, terrifié à l'idée de perdre à nouveau la raison.

Et puis il entendit la porte s'ouvrir, quelques furent mots échangés avant que le  silence ne retombe. Par réflexe, Sacha se mit à se balancer fébrilement, cognant par moment son front à l'angle de la table de nuit.

« Ca n'existe pas … non … ça n'existe pas, existe pas. » murmurait-il d'une voix lointaine, comme pour chasser cette perspective d'être abusé de nouveau.

Il ne leva pas les yeux tout de suite, sanglotant à n'en plus finir lorsque l'inconnu s'accroupit devant lui, tirant sur ses cheveux de ses mains osseuses. Sacha entendit l'homme ôter son manteau et poser sa ceinture à ses pieds.  Il se crispa, s'attendant à être violenté, soulevé par les cheveux et forcer à rencontrer le regard de son nouveau client. Mais rien de tout cela ne se produisit. Surpris de ne pas être traité ainsi, Sacha écarta les cheveux qui masquaient son visage exsangue, fixant avec une curiosité mêlée de crainte les vêtements à ses pieds.

« ... »

Sans croiser le regard de l'homme, le roux posa soudain son regard bicolore sur un tatouage à son bras. Il contempla la croix, presque avec espoir mais aussi avec dégoût, se demandant si ce n'était pas là qu'un artifice pour faire croire à une quelconque odeur de sainteté. Et puis l'homme s'adressa à lui cette fois, laissant le jeune valet complètement pantois face à ses mots..

« Vous … ? Mais … que des femmes consentantes ? »

Etait-ce un jeu ? Une mauvaise blague ? Il n'aurait su le dire. Malgré cette partielle mise en confiance, Sacha ne put que glapir de peur en voyant Castiel se relever et se recroquevilla plus encore contre le mur. Son regard s'attarda alors sur les ombres de la pièce qui lui semblaient se mouvoir mollement au gré des faiblesses des lampes. Mais bien sûr tout ça n'était qu'une impression, qu'une illusion.

Il releva les yeux, lorsque l'homme posa la photo sur la table de chevet. Lentement il se redressa et prit le cliché en main. Il devint blême (plus qu'il ne l'était déjà) en découvrant la douce expression de son amie. Doucement il porta une main à son cou d'où pendait la même chaîne en argent que sur le portrait. Son regard s'embua de larmes et ses doigts se mirent à trembler.

« Ma petite Gen ... » souffla-t-il en repensant à ce corps qu'il avait tenu seulement quelques minutes plus tôt. A cette lente agonie dans laquelle il l'avait accompagné, jusqu'à la voir s'éteindre..

« Il n'y a plus rien à sauver. » dit-il soudain d'une voix monocorde.

« Geneviève est morte dans mes bras aujourd'hui. »

Sacha secoua la tête, essayant de chasser les images douloureuses qui se précipitaient à ses sens disloqués.

« Vous … vous n'imaginez pas … elle … elle ne le méritait pas … non … et … et j'ai pas pu … non …. j'ai pas pu la sauver ...  ce monstre … il l'a … Erick je te hais ! »

Sacha ne parvenait pas à assez se concentrer pour tenir des propos encore cohérent. Il sentait sa lucidité lui échapper et son esprit revenir à un état qu'il n'aurait plus voulu connaître. La folie faisait bien plus que le guetter, elle le dévorait et l'expression dans son regard ne pouvait qu'en apporter la preuve.

Lentement il ôta la précieuse chaîne d'argent à son cou et la tendit à Castiel. Si il y avait bien une personne capable d'apporte un semblant de paix aux parents de Geneviève, c'était bien cet homme, quitte à devoir se séparer du seul souvenir qu'il possédait de son petit ange. Pour sa part, il savait qu'il ne pourrait jamais être sauvé et ses yeux trahissaient ce désespoir et cette résignation qui le rongeaient.

« Si … si vous voyez ses parents ...ne .. ne leur dites pas qu'elle a souffert. Dites que … qu'elle les aime … de là où elle est. Ne leur dites pas qu'elle a souffert … pitié... »

Sacha fondit en larmes, incapable de se calmer. Il revoyait encore ses jambes presque mutilées, sa maigreur effrayante. Il entendait sa voix résonner, sentait sa chaleur, sa tendresse.

« Elle … était comme ma petite soeur … »

Et puis soudain un sourire amer vint arquer ses lèvres pales. Sacha baissa les yeux, soumit à cette condition qui était la sienne.

« Ce soir … si je suis sage … elle aura … elle aura une tombe.. Au moins … elle est en paix maintenant.»
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Re: The last chance

Message par Castiel Willer le Sam 1 Nov - 22:31

Il vit le rouquin attraper la photo, sa main osseuse lui fit froncer les sourcils. Il constata son teint blafard, ses joues creuses, sa mine perdue. Est ce que les gens étaient à ce point pervers pour vouloir faire des choses d'ordre sexuels avec des personnes dans l'état de ce garçon. Le théâtre gagnait il tant que ça à prostituer des êtres dans un physique au bord du gouffre. Qui avait envie de baiser avec quelqu'un dont le regard se perd, dont le corps réagit pas ou refuse de le faire, dont le visage et le cœur faible ne demande qu'à s’échapper ? Castiel avait toujours fait l'amour avec des femmes qui le désiraient et qu'il désirait en retour, c'était un échange, d’ordre sexuel bien sur, mais un échange. Les deux participaient, les deux le voulaient, et donc les deux le faisaient très bien. Il aimait sentir la douceur de courbes allongées sous ses mains quand il caressait une femme, qui avait envie de caresser quelqu'un d’aussi maigre que ça.
Il fixa le corps du jeune garçon quelques secondes, il se dit alors que ce qui excitait peut-être les fous qui venaient ici, c'était peut être l'abus, le viol.
Il ravala sa salive de dégoût. Et dire qu'il avait du commander une prostituée, qui plus est, ici. Bien que sa conscience était tranquille vu qu'il ne souhaitait aucun rapport, il se sentit dégoutté quand même. À ce moment même, sûrement derrière un de ces quatre murs un pauvre innocent subissait les désirs malsains d'un taré, forcé et contraint d'agir ou de subir.

Castiel fut sorti de ses pensées par le rouquin qui sembla bien plus que choqué, son visage se décomposa devant la photo, bingo ! Il la connaissait, une piste en plus. Il se réjoui d'avance, bien trop vite pourtant, les mots résonnèrent dans sa tête comme un marteau sur une enclume.
Il n'y avait plus rien à sauver.
Mais ! pensa Castiel, l'avait vu dans le catalogue pas plus tard qu'hier !
Il apprit donc qu'elle était morte dans les bras du chiot aujourd'hui.
Le Hunter se tint la tête, les coudes en appuis sur l'avant de ses cuisses. Il aurait bien laissé s'échapper un ''merde'', mais le mot était bien trop faible pour définir sa déception. Comme pour Amy, comme pour sa mère et beaucoup d'autres, il serait arrivé plus tôt... peut être qu'il aurait pu les sauver. Ce n'était pas un héro, il le savait que trop bien, mais il aurait tellement voulu les protéger, tous les protéger... Même lui, ce gosse là, en face de lui.
Il était peut être encore temps pour lui.
Il releva la tête en soupirant silencieusement.
Il écouta ce que le rouquin commença a balbutier, il avait une haine contre quelqu'un, Erick ?
Il voyait bien dans son regard que son esprit n'était plus clair, il s'approcha de lui en commençant un bout de phrase un : « hé ! » qui devait être suivi de « calme toi bonhomme.. », seul le « Hé ! » eut le temps de sortir car le reste fut coupé par l'interlocuteur qui continua tout en tendant à Castiel une chaîne en argent. Il lui expliqua que si il les voyait, il devait leur dire qu'elle n'avait pas souffert, qu'elle les aimait, il leur donnerait sûrement la chaîne avec. Son regard empli de désespoir laissait croire que lui ne pourrait jamais le faire, condamné ici, à subir et contraint ici, à rester. Le mécano attrapa le bijoux en fixant le garçon d'un air sévère. La seule chose qu'il avait gagné là, c'était un peu de confiance et une mauvaise nouvelle.
Il écouta ses plaintes, ce jeune homme devait l'aimer énormément, il la considérait comme sa sœur. Et si il était sage, il pourrait l'enterrer. Castiel ferma les yeux un instant, la connerie n'était pas qu'humaine, il fallait que ces vampires s'y ajoute. Il fut dégoutté par le manque considérable d'humanité de cet endroit. Il ne voulu pas même imaginer ce que ces derniers auraient fait du cadavre si le rouquin ne souhaitait pas qu'elle soit enterrée.
Il plongea ses yeux turquoises dans le regard bleu miel fatigué de son interlocuteur, l'air grave mais serein il répondit doucement :

« Je leur donnerai ce collier, mais tu sais, ils ne pourront pas s’empêcher de croire qu'elle reviendra quand même, tout bêtement parce qu'ils ne l'auront pas vu morte. Au final, ils souffriront autant qu'avant, incapables de faire leur deuil avec de simples paroles. »

Il soupira.

« J'imagine que même si je voulais sa dépouille pour la donner à ses parents, je l'aurais jamais. »

Il se leva et tout en faisant quelques pas dans la pièce il s'excusa :

« Je suis navré pour elle. Mais il n'est peut être pas encore trop tard pour toi. »

Il se retourna et le fixa droit dans les yeux.

« J'ai besoin de quelques informations, si tu m'aides je peux sûrement te faire sortir de là. Si il le faut je reviendrai, autant de fois qu'il le faudra. »

Il pensa à son foie qui enchaînait les cuites. Déçu et accablé par cette vie trop sanglante Castiel s'était réfugié bien trop souvent dans l'alcool, si pour une fois il avait une raison de ne pas retomber dedans, si il pouvait aider ce gosse et venger Amy. Ah, si il pouvait, si il avait pu.

« Laisse moi t'aider, parle moi un peu de cet endroit, qu'est ce qu'on y fait vraiment ? Comment est ce qu'une gamine comme Geneviève et un gamin comme toi se retrouvent ici ? »

Il s'approcha de lui et lui tendit la main pour l'aider à se relever.

« Ne reste pas là, tu n'es pas un chien, si tu veux parler assieds toi au moins sur le lit ou sur la table. »



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Re: The last chance

Message par Sacha Anders le Dim 2 Nov - 7:13

Cela faisait une éternité qu'il n'avait pas vu et côtoyé quelqu'un de véritablement gentil. Sacha y croyait à peine, se demandant si il ne rêvait pas ce moment, cette douceur dans le regard de son interlocuteur, cette frustration aussi qu'il voyait abonder sans qu'il ne puisse rien y faire.

Si seulement ils s'étaient connus plus tôt. Si seulement il ne l'avait pas vu si fragilisé, l'esprit disloqué. Le roux trembla, se demandant un bref instant à quoi il devait ressembler. Pas grand chose assurément, du moins pas quelque chose de très appétissant.

Il ferma les yeux aux premiers mots de Castiel, songeant aux parents de sa petite Geneviève, songeant à ses dernières paroles. Sa lèvre inférieure trembla et il ne put s'empêcher de sangloter à nouveau, traumatisé par ce que Erick avait fait à son amie, et par ce qu'il lui avait fait subir personnellement aussi.

«  Je … » il releva les yeux sur l'homme. «  Je … je pourrais vous … vous donner l'emplacement de sa tombe pour … pour venir la... la chercher après cette nuit. »

Il inspira profondément.

«  Je pensais l'enterrer sur les bords de la rivière du Bronx. C'est calme et on y passe peu... il y a un vieux pont en fer forgé qui borde l'eau au nord … vous .. vous pourrez la trouver là. »

Sacha essuya ses yeux rougis et gonflés par les larmes. Il aurait tellement voulu la rendre à ses parents, mais Erick – monstre qu'il était – l'avait traité comme un objet et pire, s'était réjoui de ses souffrances et de son décès.

Castiel reprit la parole et il resta interdit en entendant l'homme lui proposer son aide.

Le roux le dévisagea, se demandant si il y avait encore un espoir avant de se souvenir qu'après cette nuit il ne verrait plus jamais d'humains et que son existence serait bien pire que maintenant à cause des particularités de son propre sang. Pourtant, il n'avait rien à perdre à essayer, rien à perdre à lui expliquer. Si il ne survivait pas à cet endroit, quelqu'un d'autre pourrait le détruire à sa place.

Alors Sacha tendit volontiers sa main à Castiel pour se relever. Ce dernier put constater plus encore sa maigreur et les quelques mèches blanches qui parsemaient sa chevelure flamboyante – témoins silencieuses des atrocités qu'il avait subies. Mais plutôt que de s'asseoir sur le lit, il vint se réfugier contre l'homme, glissant ses bras faméliques autour de sa taille et venant reposer son visage contre son torse.

«  Pardon ... » souffla-t-il en sachant parfaitement qu'il n'appréciait peut-être pas le contact d'un homme. «  Juste un peu ... » ajouta-t-il pour se justifier.

Il avait besoin de chaleur humaine, besoin d'être rassuré, de se sentir un peu vivant à nouveau. Juste un peu, un tout petit peu. Lorsqu'il estima qu'il en avait assez profité, Sacha s'éloigna d'un pas et vint s'asseoir sur le lit, son regard se perdant sur le mur en face de lui. Il prit une grande inspiration, prêt à tout lui dire sans rien lui cacher.

«  Ce … ce théâtre … propose un service de prostitution, mais ça vous l'avez bien compris. La seule différence c'est qu'il n'y a aucune limite avec nous, vous pouvez faire ce que vous voulez du moment que vous alignez l'argent, et même si ça signifie devoir se donner à … à un chien pour votre plaisir. »

Sacha se tut un bref instant, se remémorant sa première nuit ici et ce qu'il avait été forcé de faire.

«  Chacun à un rôle bien défini. Les valets – ce que je suis – sont au bas de l'échelle. Ce sont des prostituées. Certaines sont volontaires, d'autres sont simplement enlevées. Souvent ce sont des gens qui n'ont d'importance pour personne. J'étais SDF par exemple. Mais Gen … elle n'a simplement pas été là au bon moment. » il inspira et poursuivit. «  Nous avons chacun un Cavalier qui 'veille' sur nous et qui se charge de choisir nos clients. Erick... était le cavalier de Geneviève et c'est le responsable de son calvaire et de sa mort. »

Il hésita à parler de la suite, se demandant si Castiel le croirait. Lui-même ne parvenait toujours pas à l'accepter. Ca lui était impossible.

«  En … ensuite … les Valets qui … qui font assez de chiffre deviennent … des Reines et jouent dans les spectacles du théâtre. Mais … ici ils nous font croire à une vie meilleure à ce rang. Mais c'est faux. C'est pire. Il n'y a plus de sexe – je l'espère – mais c'est bien pire. Je le sais. Je l'ai vécu. J'ai vu leur vrai visage. Quatre mois … » souffla-t-il avant de se reprendre. «  Les … les reines sont … sont chapeautées par le favoris. Le numéro 1, qui organise et choisit la thématique des spectacles. Si vous connaissez le jeu de tarot c'est exactement la même hiérarchie. Le 21 est celui qui nous dirige. Mais ça veut aussi dire qu'il y en a 19 autres comme lui ; le favoris – ou plutôt la favorite – étant … humaine. »

Sacha porta une main à sa gorge comme pour la protéger.

«  A … après cette nuit je.... je... je vais … devenir Reine.  Et … et ils ne me laisseront plus partir, vous ne pourrez plus me voir. Non... ils ne voudront pas … pas... pas avec ce … ce sang qui coule dans mes veines. Ils disent qu'il est différent. Pourquoi suis-je différent ? »

Il fondit en larmes à nouveau, se disant qu'il devait probablement passer pour un taré aux yeux de Castiel. Il n'osa d'ailleurs pas le regarder et posa la question qui le rallierait à sa cause ou ferait fuir définitivement la seule aide dont il disposait aujourd'hui.

«  Est-ce que.... est-ce que vous croyez aux … aux vampires ? »
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Re: The last chance

Message par Castiel Willer le Mar 4 Nov - 16:50

Il lui avait tendu la main et le rouquin l'avait attrapé volontiers. le Hunter le vit enfin debout, ses cheveux longs et fins glissèrent de son visage quelques mèches blanches par-ci par-là il ne put que constater sa maigreur et sa faiblesse. Contre toute attente il s'assit ni sur la table, ni sur le lit, au lieu de ça, il se jeta dans les bras de Castiel. Il se serra fort contre lui comme si c'était la meilleure chose qui lui était arrivé. Se blottissant contre son torse il s'excusa, Le Hunter fut perplexe et ne su quoi dire, ni quoi faire. Puis il lui demanda juste un instant, l'enlacé ferma les yeux en souriant amicalement et posa sa main droite sur la tête du rouquin. Il n'avait pas l'habitude des câlins, surtout pas avec des hommes, mais là c'était une exception. Il se sentit même flatté de donner un maigre réconfort à ce jeune homme dont il osait à peine imaginer ce qu'il avait pu vivre et voir avant qu'il ne le rencontre, ce qu'il avait dû subir en silence. Il regarda le haut du son crâne ou il avait posé sa main, à travers ses doigts il aperçut encore une fois les mèches blanches, celles-ci attisèrent sa réflexion. Était-ce du à sa condition physique si médiocre ? Car ils devaient avoir à peu près le même age, et des gens de son age Castiel en connaissait pleins, dont lui même, qui n'avait pas encore de cheveux blancs, certains en avait, mais éparpillés dans la chevelure, pas pacqués ainsi. Enfin il détourna le regard pour fixer un point invisible dans la pièce. Il resta immobile, la main toujours posée sur la tête de celui qui l’enlaçait, jusqu'à ce qu'il se détache de lui, Castiel enleva sa main délicatement.
Le rouquin s'assit sur le lit, un pas derrière lui. Il inspira et répondit à la question posée précédemment. Que faisaient-ils ici, Geneviève, lui et tous les autres.
Les services de prostitutions, ça il le savait, que l'on pouvait tout leur faire il trouvait ça dégueulasse mais il le savait aussi. Mais voici ce qu'il ne savait pas, ce théâtre en plus d'être bien organisé, respectait une hiérarchie qui semblait très strict. Tel qu'à l'armé que Castiel avait eut la joie de goûter, il y avait ceux qui obéissaient (Les valets), ceux qui ordonnaient (Les cavaliers) et ceux qui dirigeaient, le nom étant encore inconnu pour lui. Seulement, il s'y attendait, les valets ne choisissaient évidemment pas toujours d'être valet. C'était le cas pour le rouquin et Geneviève. Les cavaliers étaient sensés veiller sur leur protégé, les valets. Comme il pouvait le comprendre, le cavalier de Geneviève n'avait pas du si bien veiller que ça. Il s'appelait Erick et lorsqu'il prononça son nom, Castiel su voir la haine que le jeune homme éprouvait à son égard. Certains homme ne méritait pas leur liberté, mais ici, il ne semblait y avoir aucune justice, qui allait blâmer ce Erick pour ce qu'il avait pu faire à Geneviève, personne. Pas même le rouquin, bien impuissant devant cette énorme machine à douleur qu'était le théâtre des souffrances.
Le théâtre, ont y jouait bien des pièces, voilà qu'il su qui jouait, les reines... Castiel fronça les sourcils quand il apprit que son interlocuteur goûtait à sa dernière nuit de valet, il avait eu de la chance d'avoir Castiel comme dernier client, cependant, le Hunter eut cette désagréable impression d'être arrivé encore un peu tard. Bien qu'il ne voulait pas savoir comment le malheureux innocent avait fait son chiffre, putain de pervers de client, il l'avait fait et le temps était venu de monter dans la hiérarchie. Les valets en rêvaient, pas lui.
Car lui, le jeune rouquin, il savait. Il avait vu. La vérité s'obtient contre la douleur.
Ils ne le laisseraient plus partir et Castiel ne pourraient plus le voir. Le Hunter ouvrit grand les yeux comme si il avait mal compris ce que lui dévoilait le rouquin. Pourtant, il avait bien entendu.
Il le vit porter sa main à sa gorge, au bord des larmes il demanda à Castiel ce que son sang pouvait bien avoir de différent.
Son sang, son sang... Si la favorite était une humaine, tous ceux qui avaient un peu de pouvoir étaient des vampires. Il l'avait senti des les couloirs, ses sens étaient en éveille. Ils étaient partout, cet endroit en grouillait. Et si les reines ne subissaient plus les actes sexuels, alors c'était leur sang qui importait. Castiel n'eut pas de mal à comprendre que ces malheureux servaient de bouffe, de réserve de sang. Son interlocuteur fondit en larme.
Le mécano porta sa main à son visage et fit quelques pas en tournant le dos au rouquin. Il ne fut pas bien étonné, en 11ans il en avait appris des horreurs venant de ces monstres, mais savoir que depuis plus longtemps qu'il ne vivait, ce bordel torturait des humains pour leur sang, le remua. Merde, une telle organisation, il aimerait y foutre le feu, mais c'était impossible seul, impossible avec si peu d'information, impossible sans y laisser des innocents mourir. Il se stoppa quand il entendit la dernière question du petit chiot roux. Il redescendit sa main, fixa quelques secondes le plafond.
Les vampires ? Oh oui, ça, il y croyait dur comme fer.
Toujours dos au rouquin, à quelques pas du lit, il ôta soudainement son t-shirt noir, dévoilant l'énorme tatouage noir qui ornait son dos musclé. Des ailes d'ange détaillées, presque réelles, elles prenaient quasiment toute le place sur sa peau, ce tatouage avait coûté cher et avait pris un temps fou à être réalisé, mais après tout :

« Je suis un envoyé de Dieu, les vampires moi, je les chasse. »


Castiel tenait à ses tatouages et il avait attribué à chacun une signification. Il regarda son avant bras droit ou était l'énorme et étrange croix chrétienne, c'était grâce à ce bras qu'il embrasait les vampires. L'aigle royal de feu à l'emplacement de son cœur lui rappelait l'acte qu'il avait du commettre pour que quelqu'un qu'il aimait se fraye un chemin au paradis, il représentait  la résurrection, peut être quelque part le pardon. Ils avait des ronces qui lui entouraient le mollet gauche, elles lui rappelaient tous les jours qu'il était enchaîné à son destin de malheur et à cette vie froide. Enfin les ailes d'ange illustraient sa mission, il était le défenseur, celui qui avait été choisi depuis le début, il servait Dieu auquel il portait un amour vache.
Il se tourna pour être enfin face au jeune homme.

« Parfois, la vie réserve à certains des routes boueuses et sombres. Nous n'avons pas choisi de devenir ce que nous sommes. Chaque fois ou j'ai survécu à un combat est un miracle. »

Les cicatrices sur son visage et sur certaines partie de son corps témoignaient pour lui.

« Je me bats pour autrui, comme toi, je survis. C'est ainsi que je vis. »

Il ramassa son t-shirt et resta planter devant le garçon a la chevelure de feu.

« Si toi tu ne peux pas le faire, j'exaucerai en ton nom les derniers vœux de ton amie. Je te promet de la ramener la ou elle aurait toujours du être et d'apporter à ses parents le droit au deuil. »

Il plongea ses yeux turquoises dans le regard du garçon. Le plus sérieux du monde il lâcha :

« Je te promet de te faire sortir de là, ne te met pas dans le crâne que ce n'est pas faisable, si ma vie m'a bien appris quelque chose c'est que rien est impossible. »

Il lui sourit, inconsciemment Castiel se lançait un défis en plus. Il allait rattraper cette vie qu'il détestait, servir son prochain mieux Dieu ne pourrait jamais le faire.



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Re: The last chance

Message par Sacha Anders le Mer 5 Nov - 6:17

Des ailes...

Etait-ce bien ce qu'il croyait ? Ce qu'il voyait se dessiner sur le dos de Castiel ? Le jeune rouquin resta là, se répétant qu'il avait face à lui un envoyé de Dieu. Un vrai. Ce n'était pas un mensonge, ça ne pouvait l'être et peut-être que le Ciel ne l'avait pas oublié finalement. Alors doucement il étira la main vers le dos de son interlocuteur, mais ses doigts ne firent qu'effleurer la surface sans jamais la toucher. Il était bien trop respectueux de ce symbole pour en franchir les limites.

Sacha hocha la tête en signe d’approbation à ses paroles, songeant que lui non plus n'avait eu un destin facile. Mais pour le moment, il ne voyait aucune utilité dans cette existence. Il n'était parvenu à aider personne et il avait toujours été prisonnier des volontés plus tenaces que la sienne. Il s'était toujours demandé si n'avait pas fait quelque chose de terrible dans une vie passée pour souffrir à ce point dans celle-ci. Spontanément des larmes dévalèrent son visage à cette pensée. Quoiqu'il pouvait se dire pour tenter d'apporter une réponse à sa condition, rien au fond n'était valable.

« Personne ne choisi son destin. Beaucoup de choses nous sont imposées, et rien ne nous est dû. Mais là où vous, vous survivez... moi... j'ai abandonné. »

Sacha baissa les yeux sur le sol, triste d'être si résolu. Mais la présence de Castiel avait quelque chose de réconfortant. Au moins, quelqu'un aurait eu une pensée gentille à son égard ; modeste baume sur ses blessures béantes.

Lentement il vint croiser le regard de l'homme et un doux sourire innocent vint ourler ses lèvres. Sa propre lumière lui semblait presque éteinte.

« Merci Castiel. Merci de faire ça pour Geneviève et pour sa famille. Mais je vous en conjure, ne laissez pas ses parents voir l'étendu de ses blessures, ça les briserait plus encore. Ce petit ange s'est battu autant qu'elle le pouvait pour rester en vie, mais... personne n'aurait survécu à ce qui lui a été fait. »

Son regard se perdit dans le lointain. Dire qu'il la tenait dans ses bras seulement quelques heures plus tôt. Son sentiment d'impuissance était dévorant. Il aurait tellement voulu croire aux paroles de Castiel, croire qu'il y avait un espoir pour lui. Etait-ce si égoïste de vouloir connaître le bonheur ? Un frisson le parcourut et doucement il vint poser ses doigts malingres sur la joue du chasseur. Son coeur abondait d'innocence et d'amour. Même si il connaissait bien peu cet homme, il admirait ce qu'il était et la chance qu'il avait de pouvoir changer les choses.

« Ne faites pas de promesses que vous ne pourrez tenir Castiel. J'apprécie votre bonté et votre détermination. Mais … je ne crois pas que je survivrai à cet endroit. Pas avec ce qui coule dans mes veines. Quelque chose en moi les attire, quelque chose qu'ils n'ont jamais bu auparavant. J'ignore pourquoi je suis différent, mais je le suis. Ne vous mettez pas en danger pour moi. Je vous en prie. » Il esquissa un triste sourire. « J'ai vu plus d'atrocités en 26 années de vie que vous ne pouvez l'imaginer. Avant d'être le jouet des vampires, j'étais celui de mon propre père et de ses amis. J'ai vu des êtres chers succomber sous mes yeux sans que je ne puisse rien y faire. Ne vous méprenez pas... je dois sans doute être mauvais pour mériter un tel destin. »

Il essuya d'un revers de main les larmes qui noyaient ses yeux bicolores.

« Mais … mais avant de … de disparaître … je … j'ai cru comprendre que vous cherchiez quelqu'un d'autre ici. Et … et je peux peut-être vous aider. Ma … ma souffrance sera moins vaine si j'ai un but à poursuivre. »

Le roux fut soudain prit d'un brutal vertige. Il n'avait pratiquement pas dormi de toute la semaine et il ressentait les effets de l'harassement avec une violence insoutenable. Fébrilement, il vint s'asseoir sur le lit, serrant les draps de ses doigts blancs.

« Je … je veux vous aider à … retrouver … cette personne. » souffla-t-il en ignorant son état souffreteux.

« S'il vous plais … laissez-moi … vous aider. »
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Re: The last chance

Message par Castiel Willer le Ven 12 Déc - 19:39

Castiel savait que le jeune rouquin n’avait plus d’espoir, comment vivre sans espoir ? On ne vit pas, on survit. Le hunter, lui, se raccrochait au peu d’espoir qui lui restait. Il rêvait de jours meilleurs, il souhaitait au fond de lui établir un ordre dans son monde. Ah si seulement il avait pu rester ignorant, il aurait peut-être eu la chance d’avoir un job stable, une petite famille, deux gosses, un clébard et un petit pavillon mille fois mieux que son appartement humide et froid. Il aurait une peau lisse, sans cicatrices, sans rides. Puis il aurait été heureux. Qu’avaient-ils fait tous les deux pour se retrouver là ? Castiel risquait sa vie pour sauver des êtres chers qu’il finirait par perdre un jour ou l’autre et le rouquin... Il vivait pourquoi ? Qu’est ce qui pouvait le tenir. Si la vie se résumait à rester enfermé dans un lieu de perversité, d’orgueil et de sang, mieux valait mourir. Ou se raccrocher à la bonté de Dieu, si Castiel avait été envoyé jusqu’à lui ce n’était pas pour rien. Alors bien que ce petit esclave sexuel n’espérait plus et ne comptait même pas sur la promesse de l’hunter, l’hunter lui, croyait dur comme fer à sa délivrance, à toutes les délivrances.
Il sourit alors que la main frêle et fragile du rouquin se posait sur sa joue. Castiel sourit, faisant face au nouvel objectif, il n’était pas effrayé. Il se fichait d’ailleurs pas mal que celui à sauver ne pensait pas une seconde à sortir de là, il n’avait pas besoin que lui y croit, l’important était que Castiel y croit et personne d’autre. Pendant qu’il enfilait son t-shirt, le rouquin le remercia, il espérait que ses parents ne voient jamais que la demoiselle s’était battue comme elle le pouvait, qu’elle avait été un martyr. Malheureusement, c’était inévitable. Quand le hunter irait la déterrer, il aura deux choix, prévenir les parents qu’il a retrouvé leur fille, alors, soit il leur ramènerait, soit le père viendrait chercher, il finirait par voir d’une manière ou d’une autre, les blessures et cicatrices. Ou il devrait appeler son ami de la police qui embarquerait le corps avec lui et ferait un bilan complet des causes de sa mort, auquel les parents serraient de toutes manières mis au courant. Castiel pensa que le mieux était de la ramener à ses parents, il soupira d’avance à l’idée de porter pour la énième fois un cadavre dans ses bras et d’entendre les pleures d’une mère effondrée. Il écouta attentivement le jeune homme à la chevelure de feu parler de son sang atypique et de son passé de jouet. Vie injuste et calvaire, comment Dieu pouvait-il laisser faire ça ? Castiel se tint le visage. Et alors que son interlocuteur s’asseyait avec peine sur le lit il lâcha qu’il voulait l’aider, qu’il voulait au moins faire ça pour lui, car il fallait que Castiel retrouve le vampire qui avait tué Amy. Il soupira les sourcils en accent circonflexe, souriant. Il laissa le silence planer avant de le répondre, ses yeux turquoise fixant ses yeux vairons. Ce jeune homme était doté d’une force extraordinaire, il était admirable et malgré sa situation il demeurait serviable, le vétéran Hunter ne put s’empêcher de s’attacher à lui dès qu’il eut décroché quelques mots de la bouche du rouquin. Castiel se déplaça dans le silence le plus complet pour aller chercher dans ses poches quelques photos, c’est en les cherchant qu’il annonça enfin :

« J’avais une amie, elle tenait un bar près de chez moi dans le Bronx, elle s’appelait Amy. »
Il poussa sur ses genoux pour se relever.
« Elle a été tué il y a deux semaines. »
Il déposa les photos sur la table de chevet, il y avait une photo d’Amy, (jolie nana, un peu ronde, souriante) une image de caméra de surveillance sur laquelle on voyait un homme sortir du bar d’Amy, il marchait dans  la rue en pleine nuit éclairé par la simple lumière d’un lampadaire et une troisième image, toujours venue d’une caméra de surveillance sur laquelle on pouvait voir une Mercedes de classe E berline grise garé sur le parking non loin du bar. Castiel fixa quelques secondes le sourire et le regard doux d’Amy, son cœur se serra, si il avait encore su pleurer il aurait fait. A la place il fronça les sourcils. Il avait bien du mal avec la vie qui lui avait enlevé Amy, comme il ne savait plus pleurer, que ses larmes ne coulaient plus depuis longtemps, il buvait, buvait et buvait encore pour fuir la douleur. C’était peut-être stupide, mais au moins ça marchait. Car il supportait moins bien les blessures mentales que les blessures physiques. Il avait pris goût à ça, se bourrer le gueule et se réveiller comme si on avait tout oublié, oui parce qu’au final il oubliait jamais. Il croisa les bras et détourna le regard vers le jeune garçon a la chevelure de feu, il continua :

« Elle s’est faite attaquer par un vampire vers environ 23h00, il l’a complètement vidé de son sang. Elle était seule pour fermer le bar ce soir-là et il a dû en profiter pour lui sauter dessus. Cet homme doit avoir une certaine importance je pense. Ce qui me fait dire cela c’est la présence de deux gardes du corps qu’on voit dans la voiture dans laquelle il monte sur cette photo, voiture étant conduite par un chauffeur et il  semble ne porter que des smokings de luxe. En regardant toutes les vidéos de surveillance des rues alentour j’ai découvert qu’il se rendait très fréquemment au Théâtre des Souffrances, toujours accompagné de ses deux gardes. Sur le parking parfois il est salué par quelques personnes, des vampires aussi. C’est donc un habitué je suppose. »

Il tend une autre photo ou l’on voit l’homme présumé de face sur le parking du théâtre. Castiel sourit amèrement et sans faire de pause il continua :

« Tu le reconnais ? Tu peux l’identifier ? »

Castiel désirait tellement venger Amy, son cœur saignait chaque seconde ou il se la remémorait. Ne plus jamais la revoir serait très dur, mais pas plus que de savoir son meurtrier encore en vie. Il leva la tête et regarda le rouquin dans les yeux, son air déplorable lui fit tomber une écaille de l’œil. Il constata que le garçon s’affaiblissait de plus en plus. Il posa la photo sur la table de chevet rapidement et lui tint l’épaule, il lui demanda alors :

« Hey, ça va aller ? Je ne t’ai même pas demandé ton prénom, dis-moi. Tu veux manger quelque chose ? J’ai seulement des bonbons à la menthe sur moi, dors un peu si c’est trop dur pour toi, je resterai jusqu’à la fin du rendez-vous, je m’enfuirai pas durant ton sommeil. »

Castiel attrapa le petit paquet de bonbon qu’il avait dans la poche arrière de son jean et étala quelques-unes de ses sucreries sur la couette du lit et se retourna vers le Rouquin, il tira ses longs cheveux en arrière pour dégager son visage et il lui posa sa grande main sur le front pour prendre sa température, en faisant ceci il marmonna :

« Putain, mais qu'est ce qu'ils vous font ici ? »



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Re: The last chance

Message par Sacha Anders le Jeu 18 Déc - 8:20

Il n'avait pas besoin de connaître son interlocuteur pour deviner ce doux rêve qui étrangement était similaire au sien. Une vie normale, dans un univers d'ignorance. Une vie que d'aucun qualifierait d'ennuyeuse mais qui pour eux était un objectif inatteignable aujourd'hui. La connaissance était un lourd fardeau à porter, autant pour la victime que pour le chasseur.

Sacha contempla le visage de Castiel, s'arrêtant sur chaque cicatrice en se disant que toutes les confrontations de l'homme à ces choses auraient pu lui être fatales. Si il n'y avait pas survécu, personne n'aurait été là avec lui cette nuit, à écouter ce qui ressemblait à s'y méprendre à ses dernières volontés. Il savait qu'il allait mourir tôt ou tard. Si ce n'était pas aujourd'hui ça serait probablement dans l'année à venir ; et ce qui l'attristait le plus était de ne jamais avoir vraiment connu un moment heureux. Autrefois il y avait l'horreur d'un foyer sans amour, animé de perversité, puis la misère de la rue pour enfin terminer aux mains de créatures innommables.

Quelques larmes lui échappèrent encore avant qu'il ne redresse la tête en voyant le chasseur chercher quelques clichés.

« Je suis désolé. » dit-il avec une sincère compassion pour l'amie que l'homme avait perdue.

Encore une chose qu'ils avaient en commun tous les deux. Ils n'avaient pas été capables de sauver une personne qui leur était chère. Pour Castiel il restait le désir de vengeance et pour lui, il n'y avait rien d'autre que le désespoir d'imaginer les parents de Geneviève face à son corps mutilé.

« Je regrette tellement... » souffla-t-il tout bas en venant masquer son visage exsangue de ses mains osseuses.

Sacha sanglota un bref instant, recroquevillé sur lui-même, puis il releva la tête lorsque Castiel se fendit de quelques explications concernant le vampire qu'il traquait. Son coeur se serra à l'évocation du meurtre et il regarda attentivement les clichés, essayant de mémoriser le visage du monstre qu'il allait fatalement croiser.

« … Non... non je ne le connais pas. Mais... mais si c'est un habitué du théâtre je … je sais que je le rencontrerai un jour ou l'autre. Et … et à ce moment là je … j'essaierai de … de vous faire parvenir des … informations sur lui. »

Il eut un frisson d'horreur à la perspective d'être à nouveau le jouet des vampires et laissa échapper un glapissement effrayé. Sacha n'avait pas envie de ça, rien que d'y penser ça le rendait fou. Tandis qu'il se sentit faiblir, il glissa ses doigts osseux à l'arrière de sa tête et se balança fébrilement, des larmes dévalant ses joues creuses. Après de longues minutes dans cet état souffreteux, le jeune homme laissa ses bras retomber sur ses flancs, les yeux baissés, honteux de lui offrir une si pitoyable image.

« Je … S... Sacha … je m'appelle... Sacha. »

Il secoua la tête.

« Je … je peux pas dormir, je veux pas dormir... » geignit-il.

Le roux fut contraint de fermer les yeux lorsque le chasseur évalua sa condition. Il était brûlant de fièvre mais la douleur de son corps n'avait presque plus de sens pour lui. Son monde était réduit à un chaos infâme, un tourbillon dont il ne pouvait pas sortir. Le jeune homme leva un regard larmoyant sur Castiel lorsque ce dernier lui proposa de se sustenter.

« M... merci mais … mais je n'ai pas... pas faim. »

Sacha considéra tout de même les friandises étalées sur les draps et se fit violence pour au moins en prendre une et la manger. Son regard se perdit sur la pièce, même la gentillesse de l'homme ne parvenait pas à le réconforter. En définitive, il allait rester ici. Il était condamné à demeurer dans cet endroit jusqu'à ce que mort s'en suive, exactement comme Geneviève.

Désespéré, il se pencha pour se réfugier dans les bras du chasseur et pleurer contre son épaule. Il voulait lui dire de ne pas l'abandonner au théâtre et de l'emmener avec lui. Mais il savait aussi que ce souhait ne pourrait pas être réalisé - pas sans heurt en tout cas - et Sacha ne souhaitait pas mettre la vie de Castiel en danger.

Il se pinça la lèvre en songeant à tout ce qu'il avait déjà vécu et tout ce qu'il allait devoir vivre.

« J.. j'veux plus … j'veux plus... » souffla-t-il pour lui-même en repensant à ce qu'il avait subi la première nuit. Il entendait encore les rires du groupe de jeunes, admirant l'improbable accouplement qu'ils avaient formé entre lui et un chien.

Sacha poussa une plainte empreinte de désespoir et passa de longues minutes à sangloter, venant même sucer son pouce comme l'aurait un enfant – seule source de réconfort pour lui.

« Vous … vous n'imaginez pas … tout... nous... nous ne sommes que des... des objets pour eux… pour les vampires comme pour les humains. Une denrée périssable et consommable. Ca … ça fait mal... tellement mal. »

Lové dans les bras de l'homme, il apprécia le moindre geste délicat qu'il put lui donner. Sacha savait qu'il n'allait plus connaître la compassion ni la gentillesse avant longtemps. Il finit par se calmer, submergé par l'harassement. Et puis il vint poser ses doigts sur la joue du chasseur, l'effleurer comme si il croyait tout juste à son existence. Le roux croisa le regard de l'homme et esquissa un maigre sourire qui lui sembla bien peu naturel.

«  S'il vous plais... lorsque vous partirez, lorsque le jour poindra à l'horizon, admirez l'aube pour moi … j'ignore si je la reverrai un jour. »
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Re: The last chance

Message par Castiel Willer le Sam 27 Déc - 20:08

Il n’allait pas baisser les bras aussi facilement. Son but était de retrouver cet assassin et de l’éliminer. Et bien que cette cible semblait puissante, il ne craignait pas de l’affronter. Non, mourir faisait partie des risques à prendre pour bien jouer son rôle de hunter. Il fallait avoir des attaches pour garder la hargne de se battre, Castiel lui, la trouvait dans chaque âme qu’il croisait, comme dans celle du jeune Jeremiah par exemple... Tout était bon à prendre, chaque coup de pouce de Dieu valait le détour, il fallait tout accepter de risque de ne plus jamais être aider par la suite. Il le savait, mieux que personne. Les années de misère qu’il avait passé dans ses débuts à New York lui avait enseigné à attraper le bord de la falaise afin de ne pas tomber dedans. Malgré la difficulté et la souffrance le vétéran avait bien appris de la survie durant ce temps. Le temps était passé et à présent la falaise qui menaçait de le faire tomber lui avait offert une place sur sa roche ou s’asseoir, il avait réussi à combattre la faim, la misère, le froid, la violence et la mort face à de nombreux vampire. Ne voulant plus jamais rechuter il avait appris à se raccrocher à toutes les âmes qui ne demandaient qu’à être sauvé. Mais il avait ses failles et ses faiblesses et tout n’était pas évidence et facilité pour lui. La solitude et la douleur demeurait malgré le chemin qu’il avait parcouru et la place un peu plus aise qu’il avait acquéri. L’alcool lui servait malheureusement de refuge, un refuge toxique et addictif.
Dans cette chambre austère et sombre dans laquelle il se trouvait le temps devait passer lentement pour ses détenus. Il était venu pour accomplir sa quête, sur son chemin il avait trouvé un prisonnier des vampires et sans s’en rendre compte, il s’y était attaché. Sacha de son nom, était une attache et une âme qui motivait Castiel et le poussait à continuer sa quête. Servir autrui, les protéger, voilà la principale mission des élus de Dieu. Il se promit de le sauver.
Le front de Sacha était brûlant et il ne voulait pas dormir. Il semblait pourtant en avoir besoin. Castiel ne discuta pas encore son choix. Il se contenta de l’accueillir volontiers dans ses bras bien qu’il n’avait pas l’habitude d’enlacer des hommes.
Alors qu’il soufflait qu’il ne voulait plus, Castiel lui dégagea le visage caché par quelques mèches de cheveux rousses et blanches de sa main gauche et l’attrapa par le dos pour le maintenir légèrement contre lui. Il s’assit sur ses fesses calant Sacha entre ses deux jambes étendues de part et d’autre de son corps fragile et maigre. Il lui chuchota un petit « hè... » Pour le calmer. Mais il ne sembla pas l’entendre, Sacha était perdu dans sa lente agonie et dans sa terrible peur. Il lui frotta un peu la tête de la main droite, doucement et gentiment comme il l’aurait fait à l’une de ses conquêtes féminines, bien que le message n’était pas le même. Il fixa le bout de matelas qui dépassait sous le drap du lit. Soudain le jeune homme à la chevelure de feu lui toucha la joue, il le regarda donc. Sacha était toujours blotti dans le creux de ses bras contre son torse puissant. Il lui demanda d’admirer l’aube à sa place car il ne savait pas s’il la reverrait un jour.
En guise de réponse, Castiel lui sourit amicalement et lui frotta la tête.

« Je n’aurai pas besoin de le faire. Car quand je reviendrai je repartirai avec toi. »

Castiel secoua la tête comme pour faire taire Sacha s’il voulait contester sa décision.

« Je ne peux pas te sortir de là aujourd’hui, c’est bien trop dangereux. Je suis seul, il nous reste trop peu de temps et ta cavalière revient bientôt pour me sortir de là. De plus que je n’ai qu’une seule arme et je doute qu’elle sera suffisante pour faire face aux nombreux vampires qui se trouvent ici. Mieux vaut que je fasse profil bas. »

Il lui sourit une fois de plus.

« Ne pleure pas. Si je ne peux pas te voir les prochaines fois j’enverrai quelqu’un à ma place. Crois-moi Sacha, je te sortirai d’ici. »

Il le serra contre lui et le souleva. Sacha était léger car il manquait cruellement de graisse et de muscle. Il n’avait que la peau sur les os. Castiel le posa sur le lit et se détacha de ses bras.

« J’aimerais que tu m’inscrives sur le derrière des photos que je t’ai montré tout ce que tu sais à propos du théâtre en terme d’étage de passage pour y entrer, tu peux me faire un dessin, tout ce que tu veux. L’important est que j’ai le maximum d’information sur les entrées, les sorties, l’emplacement des pièces importantes notamment celles où tu te trouveras car quand je reviendrai te chercher. Mets ce que tu peux, peu importe si tu ne sais pas grand-chose tout est bon à prendre Sacha. »

Il prit un crayon qu’il lâcha sur la table de chevet et déposa sa main sur la tête du jeune rouquin.

« Il nous reste encore un peu de temps, après cela, jusqu’à ce que ta cavalière revienne j’aimerais bien que tu dormes ou au moins que tu te couches. Quand je partirai je me rendrai à la tombe de Geneviève, je m’occuperai d’elle et de ses parents, ne t’en préoccupe plus. Quand nous nous quitterons tout à l’heure et jusqu’à ce que l’on se revoit, toi, survis comme tu le peux et attend moi. J’essaierai de revenir aussi vite que possible. Aie confiance. »

Il lui sourit encore une fois et se releva.



Surprise mon con ! La vie est pas si moche tu vois ?
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Castiel Willer
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