Soirée: Conte de Grimm

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Soirée: Conte de Grimm

Message par Akeron Valerius le Dim 16 Nov - 15:53



Les histoires et les contes remontent à fort longtemps. Ils ne n’agissaient alors pas de simple divertissement. Ses histoires étaient présentes pour faire peur à l'homme. Pour les éduquer et leur inculquer la prudence. Il n'y avait ni princesse, ni prince charmant. Il n'y avait pas toujours des fins heureuses ou de jolie sourire. Les fées n'étaient pas des créatures simples et fragile. Oublier le cinéma d'aujourd'hui et revenons un peu à leur vrai essence...


Le soleil s'était finalement couché sur cette petite île de New-York. Plongeant les bâtiments et ses habitants dans l'obscurité de la nuit. Mais dans cette ville où presque personne ne dort, la rue grouillait toujours de gens et se soir là il y avait foule au théâtre. L'enseigne lumineuse éclairait cette petite rue, d'ordinaire tranquille et sans histoire. Ses grandes lettres indiquaient pour les impatients le thème de ses soirées tant prisé, mais bien sur réservé à une élite bien spéciale. Long chapeau et beau manteau était de mise aujourd'hui, car le théâtre ouvrait ses portes pour un tout nouveau spectacle.

Ici les comédiens étaient de première qualité, les spectacles et les chorégraphie rodé depuis plusieurs semaine déjà et accueillait en leur rang quelques nouveaux sang. C'était une soirée bien spéciale et tout évènement du genre se tenait d'être souligné de façon grandiose. Rien n'y était jamais laisser au hasard et l'évènement était étroitement surveiller par le créateur et son équipe.

Alors que les privilégier se faisaient de courtoises salutations pour engagé une discussion dans le grand hall d'entrée du théâtre, chaque acteurs étaient déjà soigneusement en place. Les reines du spectacle étaient coiffés et habillés par la maison, aidés de leurs cavaliers afin d'être parfaites pour la représentation. Il n'y avait pas une chose ici qui n'avait pas sa place ou son utilité. Qu'elles soit purement esthétique ou pratique. Tout avait été mis de l'avant pour immerger ses participants, dans une ambiance des plus mystérieuse et fantaisiste. Eux-même avait été prié dans leur faire-part de se présenter habillé de façon bien précise. Soit, à la mode européenne des bons hommes durant le siècle des Lumières.

Alors que les conversations allaient de bon train parmi les invités, les portes intérieurs s'ouvrirent indiquant qu'il était finalement temps de prendre place. La pièce était faiblement éclairé, quelques sièges et tables avaient été préparé pour ceux qui souhaitaient continuer de converser, mais une grande partie de la pièce était consacré à une immense scène qui pour l'instant était caché par un lourd rideau. Quelques gargouilles et grands tableaux ornaient également la place. Les peintures racontaient chacune le fragment d'un conte bien connu.

L'impatience commençait à se faire sentir, mais ce n'est qu'une fois tout le monde à l'intérieur que les portes se refermèrent lourdement et qu'une jeune fille au long cheveux blond sorti sur scène. Ses yeux vert se portèrent sur la foule qui ne manqua pas de la remarquer. Leur appétit aiguisé, ils n'attendaient que de voir le menu qui leur serait présenter se soir. Surement que si elle n'avait pas été sienne, la délicate jeune fille n'aurait pas eu le temps de parler. Lentement elle vint s'asseoir sur le bord de la scène ouvrant le large livre qu'elle tenait en main et d'une voix claire et cristalline elle débuta le récit de la soirée.

Les spectateurs se firent attentif pour comprendre le déroulement de la soiré, car chacune d'entre elle avait ses règles et ses petites mises en scène. C'est ce qui rendait l'évènement unique et tant prisé. Toute n'était pas toujours aussi stricte et classique, mais même dans le désordre et le chaos régnait une certaine grâce. Malgré ses différences qu'apportaient les thèmes choisi, une chose leur restait bien commune et était surement tout autant apprécié ses petites particularité...

Le rideau s'ouvrit sur le premier acte. Une autre jeune fille y était mise en scène. Le décors semblait représenter une forêt un jour d'hiver, alors qu'au milieu trônait un lit de jolie coussin rouge. Le sol l'entourant recouvert de morceau de verre brisé, comme si le coffret qui aurait du entouré les coussins avaient éclaté sur planché de neige. La demoiselle se tenait plutôt discrètement à l'arrière. Elle possédait de long cheveux noir, tandis que ses lèvres carmine et ses joue aussi rouge que le sang ressortait joliment sur son teint blanchâtre.

La narratrice à l'avant commença à d'écrire la scène et blanche-neige s'exécuta. S'avançant, mimant de fuir quelconque danger. Passant d'un coté à un autre de la scène, jusqu'à s'approcher du centre où se trouvait le lit. La pauvre demoiselle manquant de fléchir lorsque ses pieds nue se posèrent sur la vitre qui avait été placé autour de l'endroit où elle devait se rendre. Un large sourire s'étira sur les lèvres des spectateurs, alors qu'elle marchait et continuait son rôle se pinçant les lèvres, ne pouvant empêcher toutefois les larmes d'affluer dans son regard et quelques gémissements de s'échapper. Venant finalement s'asseoir sur les coussins, elle fit signe vers aux invités qu'ils pouvaient alors la rejoindre sur scène.

Il ne se passa pas deux secondes de plus qu'elle était déjà rejoint. Une main la poussant durement pour la forcé à s'allonger plus rapidement. Sous les coussins se trouvaient de quoi la retenir. D'autres attrapèrent des morceau de vitre au sol pour commencé à entailler la demoiselle qui gémit de douleur. Déchirant son corset pour la mettre à nue et poursuivre leurs délicates tortures, venant ensuite poser les lèvres sur ce sang si frais sous les sanglots de douleurs de la demoiselle.

Une clochette retentit après un cours instant et la narratrice se remit à parler de sa voix si délicate. Les arbres du premier décors s'écartèrent lentement en même temps que le rideaux se retrouvant à l'arrière pour s'ouvrir sur une seconde scène avec de nouveaux acteurs et un nouveau conte.

Ainsi chaque reine allait avoir leur moment et Sacha se trouvait être le 5ième en liste. Le garçon avait retrouver toute sa beauté et son charme, grâce au sang que sa cavalière lui avait fait boire. De gré ou de force. Annabelle n'avait que la réussite de sa première entré en scène et était bien prête à tout pour que le gamin ne ruine pas cet instant. Elle se trouvait encore près de lui, s'assurant que tout les préparatifs étaient parfait et qu'il ne tente pas une quelconque bêtise pour s'enfuir ou ruiné le tout.


Dernière édition par Akeron Valerius le Dim 16 Nov - 20:22, édité 1 fois
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Re: Soirée: Conte de Grimm

Message par Sacha Anders le Dim 16 Nov - 20:06

Une semaine, et c'était comme si l'éternité venait de s'écouler.

Le temps n'avait plus prise sur son esprit, pas plus que le monde extérieur. Il avait quitté Castiel avec la promesse d'être un jour sorti de cet enfer ; mais au fond il ne croyait pas à ce rêve lointain. Rien ne le distinguait des autres en dehors du sang qui coulait dans ses veines, et rien ne le destinait à un avenir meilleur. Il allait succomber ici, comme Geneviève avant lui. Cela pouvait être aujourd'hui comme dans une année, l'issue n'aboutissait à son sens qu'à son cadavre abandonné aux flots d'une rivière et à la pourriture de la terre.

Sacha n'avait plus dit le moindre mot à sa cavalière depuis deux semaines, rétif à la seule idée de s'exprimer ; et le violon qu'on lui avait offert en récompense d'être devenu Reine au théâtre ne lui avait pas arraché la moindre expression. Il ne l'avait pour ainsi dire pas touché depuis qu'il l'avait reçu. C'était comme si son esprit s'était consumé au fil des heures et des jours pour ne laisser qu'une abyssale souffrance.

Lorsqu'il ne dormait pas assommé par les médicaments, le roux restait des heures, assit, à regarder le mur qui jouxtait l'un des bords de son lit. En aucun cas il n'avait cherché à établir le contact avec les autres Reines et c'était tout juste si il n'était pas complètement inanimé lorsqu'on s'adressait à lui.

Pourtant ce n'était là qu'une apparence.

Chaque fois qu'il fermait les yeux, il revoyait  le corps mutilé de sa chère Geneviève. Il sentait sa chaleur et ses sanglots contre sa gorge. Sa seule consolation était que le chasseur qui était venu le trouver l'avait sans doute rendu à ses parents et qu'on lui avait offert une sépulture décente. Pourtant il ne pouvait s'empêcher de penser à ceux qui  l'avaient aimé et à ce qu'ils avaient pu ressentir. Il ne pouvait qu'imaginer leur incompréhension, leur désespoir et leurs sanglots.

Il avait si mal au coeur.

Malgré le sang surnaturel qui avait soulagé son corps, il n'en restait pas moins anéanti par cette vie. Au fond il espérait qu'elle prenne fin lors de sa première nuit en tant que Reine ;  qu'un vampire ne puisse parvenir à se contrôler et qu'in fine, il se repaisse de lui jusqu'à la dernière goutte.

Sacha n'avait plus que cette seule perspective pour chasser la tristesse qui le rongeait et enfermait son esprit dans un cloaque de souffrances et de misère. La mort. Le doux voile ténébreux qui se refusait obstinément à lui depuis trop d'années déjà. Il voulait, oh oui il désirait cette rencontre plus que tout au monde. Il n'avait plus la force, plus l'envie de supporter ses propres souvenirs, ses échecs, cette existence maudite. Il s'imaginait – dans ses rêves les plus doux – pousser son dernier soupir sur les planches du théâtre.

Voilà pourquoi il s'était montré si docile lors des répétitions du Conte du Genévrier ; ayant pour seule perspective de se voir mourir cette nuit là. Car il savait ce qui l'attendait : les vampires. Certaines reines l'ignoraient, mais lui savait. Il avait conscience de ce qui l'attendait et ce qu'il allait vivre durant un court instant – probablement le dernier.

Une vive douleur puis le néant, enfin.

Oui. Le néant.  

Alors Sacha était là - cette fameuse nuit de spectacle - au bord de la scène, Annabelle derrière lui. Il avait à peine écouté ses dernières recommandations, n'ayant eu aucune empathie pour ceux qu'il avait vu précédemment. Sacha portait encore en lui la sombre douleur d'avoir ôté la vie à un Valet et il lui semblait que plus rien ne pouvait l'atteindre. Il ne comptait pas ruiner ce moment, mais simplement mourir ici et maintenant sous les crocs avides de quelques vampires rendus incontrôlables par son propre sang.

Le lourd rideau de velours rouge s'écarta sur une scène représentée par des mannequins de bois. Il y avait une cuisine rudimentaire, devant laquelle s'affairait la marâtre de l'histoire. Assit sur une chaise et tenant une pomme de verre dans la main, un autre mannequin était assit : un jeune garçon dont le cou était cerclé d'un foulard. Il y avait derrière lui un panier à pommes fermé d'un pesant couvercle à la serrure de fer et au pied duquel une fausse flaque de sang avait été répandue.

Aurélie commença le récit, et Sacha, vêtu d'une robe immaculée s'avança sur la scène. Il jouait ici non pas le héros vengeur, mais la jeune et innocente Marlène, qui au pied d'un genévrier avait planté les os de son défunt frère.

Ses longs cheveux roux coulaient sur ses épaules et se mouvaient gracieusement à chaque pas. Il  émanait de lui une étrange fraicheur, une douceur dans l'expression. Aucune crainte ne semblait le ronger comme les autres Reines avant lui. Alors le public put le voir s'avancer vers le mannequin de bois, et décocher à sa joue une gifle bien sentie. La tête de l'enfant se disloqua et roula dans un silence moribond au bas de la scène. Le regard bicolore de Sacha glissa  sur la pomme de verre que le pantin avait en main et dans un geste éminemment gracieux il s'en saisit.

Un mince sourire ourla alors ses lèvres et soudain il prit la parole, ajoutant à cette fresque macabre une réplique qu'aucun n'avait entendu jusqu'alors, pas même aux répétitions. D'une voix mélodieuse il entonna ces paroles :

« Ma mère m'a tué ;
Mon père m'a mangé ;
Ma soeurette Marlène
A pris bien de la peine
Pour recueillir mes os jetés
Dessous la table, et les nouer
Dans son foulard de soie
Qu'elle a porté sous le genévrier […]
 »

Son regard se tourna vers le public ( qui ne le voyait probablement que comme un morceau de viande) qu'il observa dans un silence presque religieux. Mais à présent tout ça n'avait plus vraiment d'importance et le calme olympien qu'il affichait  n'en était pas moins extrêmement troublant. Le roux amena alors la pomme de verre à ses lèvres, dont les reflets incolores se dispersaient dans la salle grâce à la lumière des projecteurs. Sacha ferma les yeux et prit une  profonde inspiration, venant soudain croquer dans le fruit qui éclata sous la pression de ses dents et distilla dans ses veines le poison de la douleur.

La jeune Reine sentit les morceaux de verre se planter à même la chair, et bien que l'envie ne manquait pas, il ne les avala pas. Lentement il se pencha vers l'avant, écartant les lèvres pour laisser tomber dans un filer de bave mêlé de sang les fragments de pomme. Sacha contempla la petite flaque qui s'était étendue à ses pieds, sentant couler sur son menton ce liquide grenat qui avait - à son goût - une bien insupportable odeur.

Contre toute attente il n'exprima aucune douleur, aucune crainte, aucune tristesse. Se redressant, il fit face au public, le regardant en se demandant ironiquement combien de millénaires ils pouvaient cumuler à eux tous. Pour lui c'était la fin, la dernière chose qu'il verrait de ce monde, mais ce soir au moins, il arrêterait de souffrir, enfin.
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Re: Soirée: Conte de Grimm

Message par Akeron Valerius le Dim 16 Nov - 21:05



Tout se passait le plus horriblement dans le plus mauvais des mondes, laissant les vampires se réjouir de la souffrance qu'ils tiraient de chacune des reines. Laissant libre cours à leur envie et leur instinct, profitant du récit qu'il leur était raconter pour torturer davantage encore ses innocentes reines. Toute mise de l'avant par ses histoires qui avait été soigneusement choisit pourles représenter. Comme un couteau que l'on s'amusait de retourner à nouveau dans la plaie. Aurélie ne s'était pas amusé à donner ces rôles au hasard. La favorite n'avait certes plus autant d'esprit qu'au par avant, mais elle s'était bien renseigné et sélectionné avec soin les reines qui allaient participé à cet évènement. Elle savait que l'échec n'était pas de mise. Elle ne devait pas décevoir son maître.

C'est pourquoi lorsque Sacha se permit de chanter en plein milieu de son conte, c'est avec violence que la demoiselle referma son livre pour tourné la tête vers celui qui avait osé déroger de ce qu'elle avait convenue. Que faisait-il à chanter cela? Pourquoi après une semaine de silence, se mettait-il soudain à chanter comme un rossignol!? Elle eut au moins le bon sens de ne pas réagir et de le laisser faire, prenant une petite joie personnelle lorsqu'elle le vit prendre l'ampoule et croquer à pleine dent sur celle-ci.

Au moment précis où Sacha se coupa avec le verre tous les vampires sans exception dans la pièce figèrent. Un silence et une tension hors du commun s'étendit dans le théâtre. Seul les râlements des reines se vidant de leur sang se faisait encore entendre, mais tous ne semblaient avoir d'yeux que pour cette odeur divine qui venait de s'échapper dans l'air.

Des regards de prédateurs s'échangèrent rapidement, guettant qui ferait le premier mouvement vers le rouquin. Qui oserait aller le toucher, car il était certain que celui-là ne serait pas fait pour être partagé. La courtoisie et les bonnes manières venaient alors d'un consensus commun de prendre le bord. Un premier gronda sourdement, tandis qu'une fraction de secondes après un vampire se rendit déjà à côté de Sacha. Agrippant solidement ses longs cheveux roux pour le tirer vers l'arrière, léchant le sang qui avait coulé sur son menton avant de plonger sa langue dans sa gorge. Lèvre contre lèvre, souhaitant aspiré ce qu'il pouvait de cette première blessure.

Sacha n'était plus qu'une pauvre marionnette entre les mains de ses bêtes qui avaient engagé un combat donc il était le prix. Tirer de tout sens tout côté, la folie ou plutôt la rage semblait s'être pris de beaucoup. Sacha vu violemment attraper et plaquer au sol pour être mordu par une dizaine de personnes à la fois. Et une fois qu'on y goûtait on ne souhaitait pas s'arrêter. Sans grande surprise, Sacha pu même compter Annabelle parmi les vampires qui s'en était pris à lui.

Aurélie eut beau essayer de passer au conte suivant, rien ne fit. Personne ne semblait vouloir continuer cette soirée comme elle aurait dû se dérouler. Elle se leva, essayant avec le peu d'autorité qu'elle avait de rappeler les vampires à l'ordre, mais se fit joliment envoyer valser, tombant un peu plus loin sur le tapis de vitre de la première pièce.

Dans sa lente agonie, Sacha senti les ténèbres l'entourer chaleureusement et finalement repousser tous les vampire qui se tenait autour de lui. Ce ne fut surement pas aussi simple qu'il n'y parut. Les vampires de cette pièce semblait bien décider de revenir à l'assaut, mais quelques choses sembla alors les arrêter net. Comme s'il sortait des ombres, Sacha vit une silhouette imposante se redresser, le prenant dans ses bras. Il ne dit pas un mot, mais n'en eut pas besoin. Le charisme qu'il dégageait suffisait à garder les gens en respect autour de lui. Lentement il vint prendre Sacha dans ses bras. Son expression était dure et fière. Il ne lui adressa pas un sourire, ni de caresse réconfortante. Le rouquin reconnu sans problème cette odeur de fleur. Il l'avait déjà senti quelques semaines plus tôt. Dans cette pièce où il s'était contemplé dans le miroir. Cet homme sans reflet qui l'avait surpris loin de sa Cavalière.

Le numéro 21. C'était lui.
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Re: Soirée: Conte de Grimm

Message par Sacha Anders le Dim 16 Nov - 21:53

La tension était palpable, même pour lui simple humain qu'il était. Sacha contempla les vampires s'échanger des regards prédateurs et se demander lequel le viderait en premier. C'était tout ce qu'il attendait, tout ce qu'il voulait : en finir une bonne fois pour toute avec cette existence sans but. Oh bien sûr il savait aussi qu'il allait souffrir plus que de raison avant de rendre son dernier soupir, mais pour une fois ça en valait la peine.

Le roux ne recula donc pas lorsqu'un premier vampire s'en vint près de lui pour l'agripper sans douceur. Il ne résista pas à la poigne surnaturelle et ferma ses  yeux clairs, ne souhaitant pas être le témoin de ce qui allait se produire. Il souffrait déjà bien assez de voir sa vie se terminer ainsi.

La douleur lui perça l'âme comme un fer porté au rouge.

Il hurla alors que bien trop d'individus se massèrent sur lui pour le vider. Il sentit son dos plaqué douloureusement au sol et les crocs s'enfoncer à même la chair, comme si une meute de loups affamés venaient de se jeter sur lui.  Il se sentit alors ouvrir faiblement les yeux pour rencontrer avec stupeur ceux de sa cavalière. Il l'observa et dans la cohue murmura de sa douce voix :

« A... Anna … ? »  

Sacha réalisa qu'il n'était rien de plus qu'un morceau de viande pour elle aussi. D'une certaine façon, et malgré l'ire qu'elle suscitait en lui, il se sentit comme déçu de la voir céder à ses plus bas instincts. Pas qu'il avait du respect pour elle, mais naïvement il l'aurait cru au-dessus de ça. Ce fut pourtant sur son visage qu'il se concentra,  dernière figure familière à laquelle il voulait s'accrocher avant de mourir. Même si elle ne le vit pas, il lui adressa un sourire fatigué avant de pousser une dernière plainte.

Il était à bout de forces, et s'abandonna à la douleur et la faiblesse. Bientôt il ne sentit plus le moindre muscle et son esprit s'échappa durant quelques brèves secondes. Les bruits alentours ne devinrent qu'un chaos innommable et la lumière sembla le quitter ; mais alors qu'il se voyait mourir quelque chose vint le retenir au dernier moment.

Sacha ressentit soudain comme une sensation familière, comme si la nuit se refermait sur lui. Des ténèbres l'enveloppèrent comme autrefois dans l'obscurité de sa geôle, puis peu avant de perdre Geneviève. Il se souvint s'être demandé si ce n'était pas lui qui délirait, si il n'avait pas imaginé cet éphémère réconfort  pour échapper à ses souffrances les plus profondes. Pourtant  aujourd'hui ce voile d'ombre était là à nouveau et l'entourait pour le protéger.

Le roux inspira, sentant son souffle lui échapper douloureusement.

Il eut du mal à comprendre que depuis les ombres avait émergé un vampire et qu'il venait de le soulever dans ses bras. Sacha coula un regard harassé sur un visage coutumier : celui du 21. Il ne sut pourquoi il venait de s'interposer plutôt que de le laisser s'éteindre, mais il réalisa soudain que cela n'avait rien d’anodin. Avec faiblesse, Sacha leva une main tremblante et ensanglantée sur le visage du vampire, l'effleurant du bout des doigts.

« Vous …, souffla-t-il avec difficulté. Dans … la geôle cette nuit là … c'était vous. »

Il poussa une plainte et tressaillit, le corps engourdi par le manque de sang. Sacha cessa de lutter mais ne sombra pas dans l'inconscience, comme si cette simple délivrance se refusait à lui. Il huma fébrilement le parfum de fleur et murmura à nouveau d'une faible voix :

« C'était vous … cette nuit là... c'était vous... ça …ça  existe … c'était vous... »
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Re: Soirée: Conte de Grimm

Message par Akeron Valerius le Lun 17 Nov - 9:20



Les vampires semblaient toujours attendre autour d'Akeron et Sacha, mais cela ne semblait pas inquiéter le vampire outre mesure pour le moment. Les tenant bien a distance et près à se défendre violemment si l'un d'eux faisaient la bêtise d'avancer de nouveau. Les yeux claires de l'homme était pour le moment descendu avec leur froideur habituelle sur le pauvre rouquin. Au moins il était intervenu avant. Avant qu'il ne meurt et ne soit vidé entièrement de son sang. Il avait bien senti ce sang et vu ce qu'il avait fait à 4 membres du pack, mais son orgueil et sa curiosité l'avait poussé à tendre l'exercice plus loin encore.

Les doigts de Sacha glissèrent doucement sur sa joue y laissant une fine marque de sang. Heureusement, Akeron avait une assez bonne maitrise de lui-même lorsqu'il le souhaitait bien. Restant de marbre, seul ses pupilles semblèrent ce dilater le cour d'un instant, puis il prit ce qu'il pouvait ressembler à une bonne inspiration. Il n'essuya pas la marque sur sa joue, aussi tentatrice et délicieux ce sang pouvait être. Akeron aimait donner l'apparence d'un homme respectable, il s'occuperait de ce détail alors en privé. Pas devant cette foule de vampires qui se croyaient encore affamé, alors qu'ils ne pêchaient que par gourmandise.

" c'était vous [...] "

Ses mots attirèrent l'attention du 21 un instant. Le regardant un bon moment. Il était un mur d'indifférence. Sa grâce, son odeur, son image semblait si proche, à bout de doigt, alors que ses yeux et son expression glaciale semblait creuser un fausset entre lui et les autres. Et pourtant Sacha ne pouvait se tromper, c'était bien lui qui par l'ombre était venu le rassurer et d'une certaine façon l'aider. Il se contenta pourtant de le fixer sans dire le moindre mot, comme s'il voulait tester quelques choses à nouveau. Et puis était-ce vraiment nécessaire de répondre à cette question? Le roux semblait assez convaincue de ses paroles que même s'il niait, Sacha persisterait dans sa voie.

- Tu vas devoir te reposer. Tu es pâle. Dit-il simplement, le gardant dans ses bras. Il détourna finalement les yeux de Sacha, non pas après un effort considérable, pour regarder la foule aux alentour et donner ses ordres suivants. Aurélie, poursuivez la soirée. Annabelle, suivez-moi.

D'un pas calme il se déplaça alors. Annabelle avait sursauté aux mots de son supérieur semblant retrouver une partie de ses esprits et réaliser le sang qu'elle avait sur ses lèvres. Figeant quelques secondes, perturbé et elle-même bien déçu de ne pas avoir su se contrôler cette fois. C'est la tête basse qu'elle rattrapa le 21 pour le suivre.

Aurélie quant à elle, les yeux piqués de larmes essayait de se relever du tapis de vitre. Elle en avait sur tout son côté gauche. La favorite jeta un regard à son maitre lorsqu'il passa juste à côté d'elle, Sacha dans ses bras se dirigeant vers la sortie. Akéron ne lui adressa pas d'autre regard ou d'autre ordre que celui qu'il venait d'émettre. Aurélie connaissait trop bien le vampire pour osé lui demander la moindre aide. C'était une façon à lui de signifier sa colère pour cette pièce qui avait tourné en vrille, mais qu'y pouvait-elle réellement?

Sacha, Annabelle et Akéron se rendirent jusqu'à l'infirmerie. Le roux fut déposé avec une grande délicatesse dans un des lits. Le vampire fit un mouvement vers sa paume afin d'aider Sacha à se guérir -et le lier un peu plus à lui, ahum-. Et avant même que le 21 n'ouvre la bouche pour parler de nouveau, la Cavalière prit la parole. Le regard toujours fixer au planché.

" Je.. Je comprendrais que vous vouliez changer de cavalier. J'ai failli considérablement à ma tâche. " Dit-elle avec un sérieux et une culpabilité, semblable à ces samurai qui avaient manqué à leur honneur, de ne pas avoir réussi à remplir à tenir ses engagements.

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Re: Soirée: Conte de Grimm

Message par Sacha Anders le Lun 17 Nov - 12:15

Il était à l'agonie, son esprit glissant lentement mais sûrement vers les limbes immatérielles. Sacha avait de moins en moins conscience de son environnement et ce ne fut que quelques brèves images qui s'imprimèrent avant qu'il ne termine à l'infirmerie. Là les visages des vampires encore avides de son sang, ici Aurélie se relevant péniblement au milieu de morceaux de verre et puis le regard du 21 posé sur lui, si froid et inhumain.

Il contempla le plafond des couloirs, l'air complètement absent, s'abandonnant à sa douleur et ses souvenirs.

Il ne réalisait pas encore qu'il n'avait pas succombé, qu'il allait devoir souffrir encore et encore jusqu'à ce qu'on se lasse de lui. Non. Tout ça était encore bien loin pour son esprit embué ; aussi ne montra-t-il aucune résistance durant le trajet qui le mena dans le dédale de cet horrible endroit.

Et bientôt, son dos rencontra les draps propres d'un lit dont il huma le parfum doux amer ; mélange de lessive et de produits d'entretien.

Une plainte déchira soudain le silence et Sacha eut grand peine à reconnaître sa propre voix.

Il respirait péniblement, le corps engourdit et écorché par l'appétit dévorant de ces créatures surnaturelles. Le roux ne prit la mesure de sa condition que lorsque le 21 lui fit boire de son sang, ce dernier atténuant la douleur lancinante de sa bouche blessée. Il retrouva quelques maigres forces et puis fondit en larmes en comprenant que jamais il ne pourrait leur échapper. La crise fut brève compte tenu de son état et il coula un regard harassé sur Annabelle lorsque cette dernière prit la parole.

Pour une raison qui lui échappa complètement, il fut prit d'une certaine compassion pour elle. Lui qui la détestait tant, ne pouvait expliquer ce soudain élan d'empathie pour celle qui jamais n'en avait eu pour lui. Sacha la contempla de ses grands yeux bicolores et doucement vint étendre sa main abîmée vers elle. Il tremblait de tous ses membres, en proie à une fièvre brutale. Son regard trahissait une infinie miséricorde pour la cavalière qui était devenue malgré lui son seul horizon depuis des semaines.

«  … pas … ta faute … Anna … c'est … la mienne … tu n'es..., il poussa une plainte, arquant son dos d'un angle improbable avant de retomber dans les couverture. Tu n'es … pas responsable … de … de ce chaos … je... le suis. Tout est … ma faute. »

Il avait l'impression de se perdre, de s'oublier lui-même. Sacha n'en pouvait plus. Son esprit n'était plus en mesure de supporter cette existence pitoyable ; et cette fois à défaut de lutter, il se laissait aller.

A quoi bon lutter pour une cause vaine ? Les promesses de Castiel étaient déjà si lointaines.

Ce fut à ce moment ou tout espoir fut consumé, qu' il esquissa un sourire troublant de gentillesse à l'adresse d'Annabelle tout en laissant sa main retomber dans le vide. Sacha se recroquevilla dans les draps, frémissant avant de fondre en larmes silencieusement. Son esprit s'était brisé de nouveau, accablé par une tristesse trop envahissante. Il songea à cette vie qu'il avait menée, à ces gens qu'il avait rencontrés : Matvei, Castiel, Geneviève. D'un geste douloureux, il vint dissimuler son visage larmoyant derrière ses mains noueuses.

«  Je voulais … juste être aimé ... » souffla-t-il pour lui-même.
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Re: Soirée: Conte de Grimm

Message par Akeron Valerius le Lun 17 Nov - 21:11



Akéron était occupé à redonner des forces aux rouquins lorsqu'Annabelle s'adressa à lui de façon si catastrophique. Peut-être s'il s'était agit d'un autre vampire, il aurait été bien plus intransigeant, mais Annabelle et lui était une vieille histoire. Le vampire la savait loin d'être une incompétente et qu'il y avait une bonne raison à son manque de contrôle. Sacha n'était pas à prendre à la légère et s'il n'était lui-même pas si vieux et connaisseur il se serait joint sans retenu à ses confrères, croc premier dans la chaire tendre de se pauvre garçon. Déjà simplement d'y penser semblait une dangereuse manœuvre.

Un sourire se dessina intérieurement en Akéron, lorsque Sacha fit l'effort de tendre la main vers sa Cavalière afin de la rassurer et de la défendre. Il était difficile de dire si le 21 était étonner de se geste ou non, car il restait de marbre en apparence, mais Annabelle elle en resta muette et bouche ouverte. Akéron se permit tout de même d'ajouter à l'égard de sa pupille.

- Cesses de raconter des idioties et écoute un peu le petit. De toute manière, tu sais très bien que je ne souhaite pas te voir abandonner quelque chose avant que tu n'es été au bout de celle-ci. Tu sais comme moi qu'il tombe à point et que son rôle sera important.

La jeune femme esquissa un doux sourire rempli de reconnaissance à l'égard de l'un et de l'autre, bien qu'elle ne pouvait effacer le poids de cet échec. Mais une nouvelle flamme naissait doucement dans son regard, alors qu'elle semblait reprendre un peu confiance en ses capacités. D'un pas léger, elle vint rejoindre Sacha, se tenant au coté d'Akeron et elle vint caresser la joue du rouquin.

- Je t'ai bien abimer. Je suis désolé, mais maintenant que je saisi un peu mieux les enjeux, je ne laisserais plus une telle chose se reproduire. Dit-elle avec une si grande douceur qu'il était difficile d'imaginer ce dont elle était capable, mais toujours bien vite rattraper par sa maladresse Annabelle ajouta: Mais avant tu devras te reposer, tu es couvert de blessures qui n'ont rien de gracieux. En même temps l'on devait bien être une vingtaine de vampire sur toi, si ce n'est pas plus.

Elle soupira tristement, lui caressant de nouveau la joue pour être interpeller par Akéron avant qu'elle ne poursuive sont discourt.

- Annabelle, ma chère, vous pourriez aller lui chercher des bandages et des couvertes? Laissez-nous quelques instant. Dit-il de façon très polie, mais sans le moindre changement de ton dans sa voix. Tout en lui ne semblait être que constance et froideur. Sans poser de question la Cavalière s'exécuta et Akéron tira par une ombre une chaise pour s'asseoir près de Sacha.

D'un geste lent, il vint finalement essuyer sa joue et porta ses doigts à sa bouche. Fermant les yeux pour mieux en apprécier le parfum. Un bref frisson le secoua comme si l'on venait de revigorer. Cette simple tâche n'était certes pas suffisante pour comblé son appétit, mais il avait toujours apprécier cet arôme si délicat. Cette fois il ne comptait pas répéter les même erreurs, se sang était si rare. Si précieux. Ses paupières se soulevèrent lourdement pour laisser reposer ses deux billes de glaces sur le pauvre être humain devant lui.

Ses pensés à l'instant n'était pas difficile à deviner, bien que nul d'entre elle ne concernait de le transformer en plateau repas. Un mélange de mépris, de curiosité et de pitié s'y lisait. Pas forcément à l'encontre de Sacha, mais de la race humaine. Il était aujourd'hui compliquer pour Akéron de ne pas voir l'humanité comme un tout. Les humains seuls ne représentaient rien à ses yeux et ensemble n'était qu'un amalgame de créature sans respect, prétentieuse et opportuniste. Et bien qu'il savait se garçon différent des autres, il ne pouvait s'empêcher d'encore voir les hommes à travers lui.

Lentement il se pencha vers l'avant. Fixant toujours le garçon qui semblait agoniser dans le coin de son esprit. Un bon candidat pour ces chers Malkaviens, se dit-il un instant. Il l'observa encore un peu entendant ce qu'il murmurait.

- Tu ne t'es jamais demandé si c'était toi qui ne connaissait rien à l'amour? Lâcha-t-il d'un ton fort calme, comme si cela allait de soit. Il marqua une courte pause pour observer sa réaction avant d'ajouter sur le même ton, Les gens autour de toi ton toujours donner beaucoup d'amour, peut-être ne sais-tu juste pas le reconnaitre.

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Re: Soirée: Conte de Grimm

Message par Sacha Anders le Mar 18 Nov - 8:51

Il sanglotait, le regard perdu dans le lointain.  

Sacha se sentait partir et pourtant il était toujours là. Son esprit glissait, s'égarait comme autrefois, à cheval sur sa nature profonde et l'être qu'il était devenu. Un enfant autant qu'un adulte, un crédule autant qu'un sceptique, un innocent autant qu'une âme damnée. Voilà toute la dualité qui le déchirait depuis des années et qui ressurgissait sans crier gare lors de ses moments de faiblesse. Il se regardait agir sans être en mesure d'y insuffler une quelconque logique.

Il voulait être aimé pour ce qu'il était, même si ça signifiait se tuer à petit feu.

La main de sa cavalière abandonnée sur son visage lui fit relever les yeux vers elle. Doucement et avec une infinie tendresse, il vint glisser ses doigts sur les siens, la retenant quelques brèves secondes. Lui qui l'avait tant détesté se retrouvait sans raison apparente à éprouver de l'affection pour elle. Et si la sienne n'était pas réciproque, lui se fourvoyait en souhaitant à tout prix voir dans son geste une quelconque considération. C'était un pieu mensonge mais qui lui apportait le réconfort suffisant quant au fait de se savoir encore en vie.

«  Je … ne souhaite pas d'autre cavalier que toi Anna... » souffla-t-il d'une voix très faible.

Il la relâcha, esquissant un maigre sourire lorsque la maladresse légendaire de la jeune vampire refit surface. Sa verve n'avait jamais été bien habile, il était encore assez conscient pour le remarquer.

Et puis, il se retrouva seul avec le 21. Sa respiration difficile marquait les secondes qui s'égrenaient lentement. Il souffrait bien qu'il ne se plaignait pas. Son corps était entaché de rouge et des plaies béantes déchiraient sa peau fragile, témoins silencieuses de la sauvagerie dont il avait été la victime.

La douleur était  suffocante et plus que tout la mort demeurait son sinistre but. Bien qu'il fut faible, il comprenait que la délivrance ne viendrait pas aujourd'hui et que malgré les étranges émotions que le 21 et sa cavalière suscitaient en lui, le désespoir ne cesserait pas de le ronger et ce jusqu'à la fin.

Quand ce cauchemar aurait-il un terme ?

Sacha pleurait toujours lorsque le vampire s'adressa à lui, lui faisant lentement relever les yeux. Il ouvrit la bouche pour lui répondre mais aucun son ne sortit ; troublé par les pensées qui assaillirent soudain son esprit.

Pourquoi avait-il ce besoin irrépressible d'aller dans son sens, de lui plaire à tous prix ? Il regarda le vampire, ne comprenant pas cette affection biaisée qu'il lui portait. Bien qu'il l'ignorait, le sang en était la cause ; plus il s'en abreuvait plus il était sous le joug de cette créature. Mais Sacha comprit que cette soudaine tendresse à l'égard du vampire n'était pas entièrement de son fait. Malgré sa folie, sa maladie et son état déplorable, il se sentit entamer une lutte intérieure pour lui offrir une réponse sincère et invalidant les suppositions du 21. Il n'était pas si bête, même si les circonstances et sa détresse le poussaient à chercher l'affection là où elle pouvait se trouver.

«  Je sais ce … ce que peut être l'amour inconditionnel. Je sais ce que c'est de faire prévaloir la vie d'une personne chère avant la sienne, quitte à se perdre soi-même. Il n'y a pas de petit sacrifice lorsqu'il s'agit d'une personne que l'on aime sincèrement. Je sais ce que l'amour n'est pas … et ce que j'ai eu jusqu'à présent …  n'était pas de l'amour. Ca ne l'a jamais été. Une chose, une curiosité dont on se lasse lorsqu'on en a fait le tour, voilà tout ce que je suis pour ceux qui m'ont côtoyé ... »

Il marqua une pause, songeant aux seules personnes qui avaient su voir en lui autre chose qu'un objet.

«  … sauf pour trois d'entre eux. » souffla-t-il doucement, bien décidé à ne pas révéler de qui il s'agissait.

A l'agonie, il leva doucement sa main vers le visage du 21 et cette fois la posa fébrilement sur la surface immortelle. Sans crainte, il le regarda dans les yeux soutenant cette attention que peu pouvaient se vanter de souffrir aussi longtemps.

«  Mais vous … j'ignore ce qu'il y a derrière ce masque de froideur. Quelque chose dans vos ombres m'interpelle et pourtant vous n'êtes rien de plus à mes yeux que le monstre que vous semblez être... »

Sa gorge se noua et il laissa sa main retomber mollement. Son esprit fut submergé par la douleur et il s'entendit gémir, glissant ses mains autour de sa taille maigre. Il se recroquevilla en tremblant de tous ses membres, alors qu'il se sentit se briser encore une fois.

«  Pourquoi... ? » murmura-t-il alors qu'une vive douleur le fit tressaillirent.

Sacha tourna soudain le dos au 21 et se pencha au-dessus du lit. Le vampire put sentir une douce fragrance l'assaillir  et embaumer la pièce alors que le roux semblait renarder ses entrailles à même le sol. Ce dernier toussa, pleura et soudain un ploc mélodieux se fit entendre au milieu des infâmes gargouillis.

Livide, le roux contempla sur le sol une flaque de sang qui roulait depuis son menton en gouttes épaisses. Au milieu de cette dernière un seul et unique morceau de verre brillait à la lumière artificielle des lampes qui le surplombaient. Il écarquilla les yeux, ne comprenant pas comment il l'avait avalé alors qu' il avait eu la certitude d'avoir tout recraché. Mais preuve était faite que ce ne fut pas le cas et sans qu'il ne comprenne pourquoi, il demeurait vivant malgré son triste état.

Sa gorge le brûlait, ses viscères se tordaient de douleur. Très affaiblit il se laissa retomber sur le lit.

La mort ne viendrait pas aujourd'hui.
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Re: Soirée: Conte de Grimm

Message par Akeron Valerius le Dim 23 Nov - 16:56



Akéron ne dérogea pas son regard de cette faible créature qu'était Sacha. Attendant, avec une impatience qu'il cachait bien, sa réponse. Ce garçon ne cessait de l'étonner, chose que les humains avaient arrêté de faire il y a bien longtemps. Mais celui-ci était différent et il ne parlait pas seulement de l'odeur ou le gout que pouvait avoir son sang. Akéron retrouvait en lui quelques choses d'étrange qu'il ne savait identifier pour le moment.

Cette conversation n'était donc qu'un leurre pour essayer d'analyser davantage le rouquin. Que se soit ses idées, son comportement ou en apprendre un peu plus sur sa vie. Bien qu'il existait probablement des moyens plus doux et plus direct de le savoir - Vue ce qu'il était, Akéron pouvait tout simplement lui poser les questions qu'il souhaitait et Sacha n'aurait eu d'autre choix que de lui répondre la vérité -, mais tout cela manquait d'élégance. En fait, le vampire avait développé avec le temps un goût pour les mystères et le jeu. Les lentes agonies et les doux soupires était une musique plus délicate à ses oreilles que le bruit d'une fracture du cou.

Il était tel un chat avec une souris. Tant que l'animal était en vie, il pouvait s'amuser autant qu'il le souhaitait. Ce n'était qu'une fois morte qu'il perdait tout intérêt en elle. Sacha avait pour le moment le malheur d'attiser la curiosité de l'homme, qui venait enfin d'avoir l'occasion de l'attraper sous ses griffes pour débuter le jeu.

Sacha n'avait donc pas tellement tords en disant qu'il n'était qu'Une chose, une curiosité dont on se lasse lorsqu'on en a fait le tour, voilà tout ce qu'il est pour ceux qui l'ont côtoyé. Akéron ne pouvait démentir pour le moment cette affirmation, ne voyant en lui qu'un mystère à résoudre et une poche de sang de très grande qualité. Aussi ne bougea-t-il pas lors que Sacha tendit les doigts vers son visage, froid comme la pierre et aussi splendide que les status mythologiques. Seul son regard clair comme la glace semblait toujours vivant. Comme si une certaine flamme y dansait toujours, mais au ralenti. Prisonnière de la froideur de son âme.

- Un gouffre sans fin. Il n'y a rien. Seulement la mort. La promesse d'une agonie lente qui elle seule saurait te délivrer de ton fardeau. Le mince réconfort d'une noirceur infini, te coupant à jamais des autres et des douleurs qu'ils te causent. Avait-il simplement répondu alors que le garçon le regardait encore, le laissant ensuite se recroqueviller pour qu'il continue de se lamenter sur sa misérable existence. S'il comptait sur Akéron pour le rassurer et le réconforter il n'était pas bien tombé.

Le vampire se redressa immédiatement, dos droit sur sa chaise, les sens en alerte lorsque Sacha recracha ce morceau de vitre, tandis que son sang glissait entre ses lèvres pour former une tâche sur le sol. Attisé par cette odeur, Akéron se fit violence pour ne pas bouger immédiatement. Sa volonté mise à rude épreuve après avoir eu un échantillon en bouche quelque minutes plus tôt. Lentement il se leva, venant contourner le lit de garçon. Fermant les yeux et humant le parfum qui s'étendait dans l'air. Tout simplement divin. Rapidement et violemment il fit claquer la porte qui venait de s'ouvrir, empêchant Annabelle d'entrer.

- Va réveiller le médecin et ramène le de toute urgence ici. Dit-il avec la force d'un ordre que l'on ne voulait surtout pas contre-dire. Il n'y eut pas d'autre mouvement de la porte, laissant croire qu'Annabelle avait cette fois réussit à se contrôlé et avait suivit les nouvelles consignes qui lui avaient été donné.

C'était toujours avidement qu'il avait baisser les yeux sur la flaque de sang. Dommage ou heureusement, il était bien trop éduqué et démontrait trop de prestance pour s'abaisser à lécher le plancher comme un vulgaire animal. Ce n'était pourtant pas l'envie qui en manquait, semblant lutter entre deux sentiments. Le vampire gronda férocement, à l'idée que son frère serait surement heureux de le voir résister à sa bête, n'indiquant rien qui vaille au rouquin, mais même s'il assumait entièrement ses instincts bestiaux il se considérait bien au-dessus de la simple beuverie.

Ignorant toujours l'humain, c'est avec prudence qu'il s'avança vers le sang qui s'étendait. Il se pencha et du bout des doigts ramassa ce qui avait causer tant de dégâts. L'observant comme s'il s'agissait d'un objet bien précieux et énigmatiques. Si Sacha tenta de s'adresser à lui, il n'eut probablement aucune réponse et aucun regard. Akéron ne pouvait pas se permettre de se disperser, il devait garder ça concentration sur un seul sujet à la fois se coupant du reste pour y arriver. Il passe le bout de verre sous son nez, sentant avec appétit l'odeur du sang et avec une lentement calculé glissa l'objet entre ses lèvres pour le ressortir sans une tâche de sang.

Sacha put sentir le regard froid du vampire se diriger alors en sa direction. Le scrutant entièrement, ses pensés bien à l’abri derrière son masque d'indifférence. Il fit un pas en sa direction, quand la porte s'ouvrit. Annabelle figea un moment dans le cadre de porte, mais au moins s'était préparer avant de revenir n'ayant nul besoin de se nourrir de nouveau. Akéron s'était arrêté et avait tourné très légèrement la tête en leur direction.

- Occupez-vous du gamin et laver le planché. Une fois fait, Annabelle trouve une chambre pour le garçon. Il est temps qu'il en est une à lui. Je repasserait le voir lorsqu'il sera dans un meilleur état.

Sans adresser un regard de plus au rouquin, il sorti de la pièce. Laissant le garçon seul avec Annabelle et le médecin.

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Re: Soirée: Conte de Grimm

Message par Sacha Anders le Lun 24 Nov - 18:28

La froideur.

Voilà tout ce qu'il sentait, tout ce qu'il voyait dans les traits de cet homme. Pourtant son intuition lui criait qu'il y avait bien plus au-delà des ténèbres du 21, comme si il cherchait désespérément à étouffer ce qu'il était, à donner un sens à sa condition. Peut-être était le sang courant dans ses propres veines qui lui faisait voir les choses ainsi ? Avec un oeil si tolérant. Ou peut-être était-il si naïf qu'il s'était convaincu qu'il y avait du bon en lui ?

Sa volonté de ne plus souffrir était-elle à ce point farouche ? Il l'ignorait, mais une chose lui semblait évidente : la présence de l'homme à ses côtés  avait fait taire durant un bref instant toutes ses pires souffrances. Bien entendu, il n'était pas au bout de ses peines, mais il appréciait sincèrement ces trop rares moments de répit.

Un peu avant de sentir son corps et ses sens lui échapper, Sacha s'était fendu d'une brève phrase à l'attention de son « sauveur » d'un soir.

« N'est-ce pas plutôt vous … et vous seul qui souhaitez vous couper du monde ? Ne cherchez vous pas à justifier par le monstre qui est en vous le fait d'avoir renié qu'un jour vous fûtes humain ? »

Ce n'était qu'une question purement rhétorique, qui n'attendait aucune réponse. De toute manière, il était convaincu qu'il n'en aurait jamais eu et si tel n'avait pas été le cas, il n'aurait probablement pas eu l'occasion de l'entendre. Son corps se tordait de douleur, il se sentait se vider à chaque seconde et se consumer de l'intérieur.

Son regard éteint se posa alors sur le 21 qui ramassait le morceau de verre au sol. Sacha ne dit rien se mourant sans un bruit, mais il ne vit à cet instant que le monstre avide qui tentait de savourer son bonheur et sa propre agonie. Pourquoi son esprit se fourvoyait-il à ce point dans cette situation ? Pourquoi l'espoir subsistait-il dans sa poitrine brisée, alors que le seul sentiment qui vint l'habiter à cette vision fut une crainte viscérale.

Et puis doucement il se sentit partir, s'abandonner et étouffer. Le sang emplissait ses lèvres, ses poumons étaient noyés.

Etait-ce la fin de son calvaire ?

***

Le médecin se nommait Vandred Di Fratelli, un ancilla Giovanni qui côtoyait le 21 depuis un demi siècle environ. Poussé par son désir d'indépendance vis à vis de Venise et les belles paroles de son comparse, il vivait auprès de lui sa vie de débauche comme il l'entendait, moyennant quelques services bien utiles pour préserver les humains du théâtre le plus longtemps possible.

Petit, le ventre rebondi par des années d'excès lors de sa vie humaine, il n'était pas ce que l'on pouvait appeler à proprement parler un parfait Dom Juan. Un début de calvitie avait effacé la naissance de ses cheveux d'un noir de jais à la base du front, et ce qu'il restait de son opulente chevelure d'autrefois, coulait en boucles épaisses au bas de son dos.  

Vandred était vêtu d'un habit simple de couleur grenat mais de bonne facture. A son cou pendait une jolie croix en or, symbole plus sentimental à ses yeux que religieux. Ses doigts agiles, bien que boudinés par l'embonpoint, étaient cerclés d'innombrables bagues onéreuses; sans que rien ne soit vulgaire cependant.

L'homme – ou du moins celui qu'il fut -  avait un faciès disgracieux et exsangue. Ses lèvres étaient fines et pincées, surplombées par un appendice d'une taille démesurée qui avait dû être brisé plus d'une fois lors de quelques bagarres d'ivrognes bien des siècles auparavant. Il avait un troublant air de corbeau avec ce nez aquilin et cette façade anguleuse.  Sa carnation, rehaussée de façon malhabile par un fond de teint bon marché, était grisâtre et maladive. Seuls ses yeux d'un vert ombrageux faisaient oublier toute la laideur du personnage.

Car au-delà des apparences, Vandred était un vampire fort compétent et d'une rare intelligence. La grandeur qu'il n'avait pu avoir par le physique, il l'avait obtenu par des facultés intellectuelles hors normes. Remarquable et charmant en tout point, l'on oubliait vite les facéties de  dame nature lorsqu'on le côtoyait.

Arborant la plupart du temps une expression bienveillante, il avait l'art de mettre  tout de suite en confiance même le plus rétif des humains. C'était pourquoi en dépit de ses prédispositions de nécromanciens, il usait de son savoir sur les vivants et non sur les défunts.

Il n'éprouvait pas le même mépris que ses confrères pour la vie mortelle bien qu'il se gardait d'émettre ses avis. Au contraire, il les respectait pour affronter chaque jour ce monde hostile avec leurs tares et leurs faiblesses. Cependant  pas un seul d'entre eux n'était parvenu à l'émouvoir en plusieurs siècles d'existence. Ils étaient à ses yeux des choses fragiles et insipides que l'on entretenait comme on le faisait des fleurs d'un jardin.

Vandred croisa donc Akéron au sortir de la pièce. Il inclina la tête pour le saluer brièvement et le petit homme trottina d'un pas léger jusqu'au chevet de l'humain. Etrangement, il ne sembla pas du tout incommodé par l'odeur de sang, son contrôle sur la bête était presque sans égal. Il ne put s'empêcher néanmoins de glisser un regard sur la flaque au sol et lâcher d'une voix lasse :

« Regardez-moi cette pagaille, quel gâchis. »

Sans attendre il s'employa à examiner la jeune reine et ne put que soupirer une fois encore face à l'étendue des dégâts.  

« Il est en train de mourir. » dit-il de façon pragmatique.

Doucement il posa une main sur la gorge de laiteuse de Sacha et évalua  par ce seul contact les blessures. L'oesophage était fendu, l'estomac percé, les poumons noyés. Avec des gestes rapides et précis il sortit tout ce dont il avait besoin de sa sacoche, s'emparant d'une poche de sang.

« Anna, nous n'avons guère le temps de lui faire boire, et il en a déjà perdu bien assez. En l'état le sang sera inutile en tant que breuvage, nous devons prendre le pari qu'une fois injecté dans ses veines il ne devienne pas comme nous. »

Tout en disant ses mots il s'occupa de faire la transfusion et de surveiller les constantes vitales du jeune homme qui malgré leurs préoccupantes faiblesses semblaient s'améliorer de minutes en minutes.

« P … pas comme … … comme vous ... » souffla alors Sacha entre deux haut-le-coeur.

Vandred esquissa un sourire bienveillant et glissa ses doigts dans la chevelure rousse et humide.

« -  Il n'y a rien de mal à être ce que nous sommes.

- Je … je ne … le … souhaite pas. Je … ne le veux... pas … non..pitié … non. »

Le vampire haussa un sourcil intrigué. Il était bien le premier qu'il rencontrait à ne pas désirer sincèrement l'immortalité. Après tout, même les chasseurs en sentant poindre la fin, souhaitaient que leurs vies se prolongent pour mener le combat indéfiniment. Le plus exemplaire des humains n'avait guère l'envie de se voir vieillir et succomber à la déliquescence de la chair et de l'esprit.

Mais pas ce garçon, qui pourtant était à l'aune de sa propre mort.

« Il va lui falloir beaucoup de repos Anna. Je ne peux lui donner plus de sang qu'il ne faut pour guérir les blessures mortelles. Pour les autres il faudra du temps si 21 ne souhaite pas prendre le risque de le rendre tel que nous sommes prématurément. »

Vandred s'était tourné vers la cavalière, esquissant un doux sourire à son adresse. Difficile de savoir ce que pensait le Giovanni à cet instant.

« Je vais t'aider à le veiller. Il va vomir une partie du sang qu'il a dans les poumons durant la journée. Nous ne pouvons pas nous permettre de le perdre. 21 ne le tolèrerait pas. »

Le vampire se tira donc une chaise, laissant le soin à Annabelle de nettoyer la flaque de sang au sol. C'était une manière pour lui de tester la jeune femme, voir si elle parviendrait à résister à l'appelle de la bête qui grondait en elle. Vandred était réputé pour éprouver implicitement ceux qu'il estimait le plus.

C'est alors qu'une petite boule de poil surgit des ombres du couloir et se glissa par la porte entrouverte, allant se frotter à la jambe d'Annabelle. Sacha qui était encore éveillé malgré sa grande faiblesse, laissa son regard déborder du lit et tomber sur son étrange ami.

« C … chat … le … le chat … c'est … le chat. » souffla-t-il alors que Vandred se tournait en direction de l'animal, surpris de le trouver là.

« Comment diable est-il arrivé jusqu'ici ? » s'interrogea-t-il.
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Re: Soirée: Conte de Grimm

Message par Akeron Valerius le Lun 24 Nov - 20:59



Akéron avait rendu la salutation avec une grande politesse à ce bon vieux Vandred. Le lasombra avait depuis le temps développé une bonne confiance envers lui et savait que s'il y avait bien quelqu'un en mesure d'aider Sacha c'était bien ce vampire. Le 21 quittait donc l'esprit tranquille, évitant ainsi de faire plus de mal qu'il n'en faut au rouquin et puis se sentant appeler au loin par sa présente favorite. Celle-ci laisser seule dirigeante de la soirée commençait à avoir bien de la difficulté à contrôler le déroulement des évènements.

C'est sur les talons du Giovani qu'Annabelle suivit, pour se rapprocher du garçon. Bien que ce fut avec un certain décalage, elle ne comptait tout de même pas prendre racine dans le cadre de porte et tenait plus que tout ne pas échouer une nouvelle fois à ça tâche. Akéron pouvait passer l'éponge une fois, mais à quoi cela aurait-il servit si ce n'était que reproduire les mêmes erreurs? Non, elle était bien mieux que ça. Surtout qu'elle avait l'habitude d'adopter une attitude critique pour n'en tirer que le meilleur.

" Oui, un vrai gâchis et ce n'est pas faute de lui avoir déjà fait la remarque, mais il ne semble pas enregistrer l'information ou, s'il le fait, l'application de ce point semble encore à travaillé. " Déplora-t-elle, suite au commentaire de son ainé.

Elle avait pour le moment contourné la flaque et le lit pour venir s'installer de l'autre coté de Sacha, face à Vandred pour le regarder travailler ainsi que pour lui porter assistance s'il en avait besoin. Annabelle se passa bien de commentaire sur le fait que le jeune garçon se mourrait. S'était assez évident et elle n'avait rien de nouveau ou de pertinent à ajouter sur le sujet. Elle leva toutefois un regard inquiet sur le vampire, lorsqu'il lui annonça que Sacha avait une chance de devenir comme eux.

" Vous savez qu'Akéron ne le souhaiterais pas. J'ose espéré pour nous que vous saurez le rétablir. " Dit-elle gravement, connaissant sommairement les plans d'Akéron pour le rouquin, mais avait confiance en lui autant qu'Akéron. La jeune femme baissa d'ailleurs les yeux sur Sacha pas si étonner de le voir protester. Après l'avoir côtoyer près de deux longues semaines, elle ne pouvait prétendre le connaitre, mais si ce garçon démontrait autant de vigueur à survivre qu'à mourir, toujours si fidèle à lui-même malgré ses déroutes dans les lambeau de son esprit. Si fermement accrocher à se pan de la réalité, qu'elle ne pouvait l'imaginer lâcher prise si facilement et croquer dans la pomme qu'on lui offrait. Tout cela aurait voulu dire accepter tout ce qui s'était passé, ce qu'ils étaient comme étant réel et ça il ne le pouvait pas encore, se dit-elle. Doucement elle passa une main sur la joue du garçon, lui souriant toujours aussi tranquillement, comme s'il n'était pas en danger de mort.

" Ne t'inquiète pas, tu es entre de bonnes mains et très loin d'être prêt pour être transformé. "

Annabelle releva la tête, lorsque le médecin vampirique l'interpella. Elle hocha la tête.

" Je comprends. Oui, mieux vaut que vous restiez. Je ne suis pas encore assez forte pour tenir la journée entière à le veiller et il vaut mieux que vous restiez à coté s'il a besoin d'aide." Convenu-t-elle également avant de ce lever et d'échanger de place avec Vandred. Lui laissant la chaise et revenant du coté de la flaque. Lentement elle s'approcha déjà attiser par l'odeur qui enivrait la pièce. Elle s'était pris un sceau et une éponge avant de s'agenouiller. Toujours avec une grande précaution, soupirant intérieurement qu'elle soit prise pour cette tâche ingrate alors qu'il y avait des servants pour se genre de tâche, Annabelle se pencha au-dessus de la tâche de sang pour l'observer un instant.

La fragrance de ce sang était sans pareil, jamais elle n'avait senti un parfum aussi léger et délicat. Quant à cette couleur, ce pigment vermeil qui tâchait le sol ne lui avait jamais semblé aussi profond. Étrangement, elle ne semblait pas l'observer avec l'envie de le boire cette fois. Il y avait une pointe d'admiration et de contemplation dans son regard. Fébrilement, elle tendit les doigts sur le sang, le frôlant tout juste pour créer un écho à la surface. Observant avec curiosité le résultat.

Elle allait commencer à dessiner avec lorsque quelque chose vint se frotter à elle, la tirant soudainement de ses pensés. Sursautant de peur, Annabelle perdit un peu équilibre et vint poser sa main dans la flaque au sol. Prise de court, elle ne s’aperçut pas de son dégâts cherchant plutôt du regard ce qui l'avait ainsi déranger.

" Je... Je ne sais pas. Le théâtre est pourtant bien fermé. " Dit-elle avec étonnement, voyant le chat noir. Son premier réflexe fut de prendre la petite bête pour l'observer, trouvant plus qu'étrange que l'animal ai réussit à se faufiler à l'intérieur. Surtout s'il s'agissait bien du chat, que Sacha avait mentionné avoir vu quelques semaines plus tôt. Il n'avait pourtant pas d'aura étrangère. La demoiselle le garda contre elle, le caressant et le câlinant doucement avant de s'apercevoir qu'elle le badigeonnait de sang.

" Et mince. Je suis en train de faire n'importe quoi là!  " Lâcha-t-elle contre elle-même, un peu gêner de voir ses veilles habitudes d'humaine ressortir ainsi. Attrapant la serviette pour essuyer sa main et le chat par la suite.

" Enfin, ce ne peut pas être le chat que tu as vu Sacha. Personne au théâtre ne l'aurait fait rentré ou ne l'aurait nourrit. Il a dut se glisser à l'intérieur lorsque nos convives sont entré pour la soirée. Je ne voit que ça et l'on va devoir le ressortir. Je n'ai pas envie que tu attrapes ses puces, puis si Akéron tombe dessus il risque d'être bien moins clément que nous."

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Re: Soirée: Conte de Grimm

Message par Sacha Anders le Lun 24 Nov - 21:58

Vandred était concentré sur  le souffle erratique du jeune Sacha, bien décidé à tout faire pour le garder en vie. Le remettre complètement sur pieds n'était pour l'heure pas envisageable tant l'état de ce garçon lui semblait dramatiquement incertain. Ce n'était pas faute de rebattre les oreilles d'Akéron aussi souvent qu'il le pouvait à propos de son irresponsabilité notoire lorsqu'il prenait un humain pour jouet. Et bien entendu, c'était à lui qu'incombait la tâche de réparer les dégâts lorsque la situation dégénérait.

Mais aujourd'hui les choses étaient différentes. Ce garçon n'était pas un vulgaire calice ; ce qui expliquait le déchaînement de ses « frères » lors de la soirée. Le vampire poussa un soupir à cette pensée, déplorant que les manières et le contrôle puissent s'être perdus à ce point dans les nuits modernes. Néanmoins les paroles de sa cadette le sortirent de sa réflexion, tandis qu'il glissait ses doigts boudinés sur son menton en signe de concentration.

« Aux dernières nouvelles ce n'est pas ce jeune homme qui s'est infligé ces blessures. Je parlais de gâchis dans le sens que vous ne pourrez pas vous en nourrir au moins pendant un mois. En tout cas pas si 21 a l'intention de le garder humain. » Il marqua une pause et son regard se durcit. « Et la fiole de sang n'est pas une solution miracle ma chère. Le rendre malade à ce point n'était indéniablement pas utile, vous allez surtout le rendre accroc. C'est comme une bonne bouteille de vin, à trop la secouer il prend un goût déplaisant. Sachez-le. Un humain en bonne santé - autant morale que physique - est toujours meilleur ; et de ce que je sens, celui-ci à toutes les chances d'être exceptionnel si on s'abstient de faire un carnage comme aujourd'hui. »

Ses mots sonnaient presque comme une remontrance bien qu'il employait un ton parfaitement calme. Il scrutait Annabelle de ses yeux d'émeraude, laissant un très mince sourire (qui ressemblait davantage à un rictus) arquer le coin de ses lèvres : satisfait. Il appréciait la jeune femme pour sa fraîcheur et sa jeunesse mais son côté obtus à propos des humains avait le don de l'agacer. Quel était l'intérêt de faire murir dans la crainte et la douleur leur propre nourriture ? Pour lui, rien n'était moins goûteux qu'une proie épouvantée car le sang avait alors cette amertume qu'il abhorrait farouchement.

Avec douceur,  il vint évaluer la température de Sacha, glissant sa petite main grasse sur le front brûlant de ce dernier. Le médecin tiqua légèrement, se disant qu'il n'était pas au bout de ses peines avec celui-là. Vandred coula alors un regard sur Annabelle qui était courbée au-dessus du  carrelage de la pièce, en train de nettoyer la flaque de sang coagulé qui s'était étendue sur le sol.

« Les serviteurs n'ont pas failli à leur tâche cette nuit ma chère. Prenez cette corvée comme une mise à l'épreuve de votre bête. » dit-il soudain sur un ton presque amusé.

Le chat noir qui s'était faufilé dans la pièce ne sembla – à la plus grande surprise de Vandred – pas du tout effrayé par les deux vampires. Plus intrigant encore, il ronronnait paisiblement malgré le sang dont l'avait maculé la jeune femme, venant lécher les doigts de cette dernière de sa langue râpeuse. Le félin au pelage soyeux se contenta de se laisser faire avant de s'extirper des bras de la cavalière pour bondir d'un geste agile sur le lit de Sacha.

Ce dernier, qui ne parvenait pas à trouver le sommeil, vint étendre la main vers l'animal pour le prendre contre lui. Il ferma brièvement les yeux, accablé de faiblesse, tandis que Vandred le veillait dans un silence religieux, ses doigts jouant distraitement avec la petite croix d'or à son cou épais.

« Ce … c'est lui... je … sais … que c'est lui … avant … le théâtre il était là... aussi. » souffla-t-il d'une voix très faible.

A cette phrase, le Giovanni tourna son regard sur la cavalière puis sur le chat qu'il vint saisir avec précaution, observant ce dernier sous presque toutes les coutures. Annabelle put soudain entendre le médecin grommeler et relever brusquement la tête. Ses sourcils étaient froncés ; la peau de son visage plissées étrangement, comme si un sculpteur avait laissé sécher la glaise de son modèle un peu trop longtemps. L'expression de Vandred était indéchiffrable, bien qu'il était certain qu'il n'éprouvait aucune joie à l'instant.

«  Akéron ne lui fera rien... » souffla-t-il distraitement, extirpant un petit carnet de cuir de sa poche.

Le vampire griffonna quelques notes d'une main fébrile, puis sembla dessiner une forme sommaire sur les pages du livret avant de le ranger précautionneusement, n'expliquant ni son geste, ni son soudain changement d'humeur.
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Re: Soirée: Conte de Grimm

Message par Akeron Valerius le Mer 10 Déc - 19:50



Annabelle observa longuement Vandred suite à ses remarques. Depuis le temps elle avait appris à bien le connaitre. Heureusement, car elle ne serait pas rester aussi silencieuse à la suite de ses commentaires sinon. La jeune femme connaissait son travail et y prêtait surement plus de soin que tous les cavalier réunit. Elle n'avait pas bourré Sacha au sang de vampire, elle en connaissait les conséquences. C'est pourquoi chaque dose étaient parfaitement contrôler et administré avec la permission et les demandes d'Akéron. Certes il en avait une quantité considérable dans le corps et avait eu le droit à ce privilège bien plus souvent que tous les valets rassemblés, mais Annabelle savait ce qu'elle avait à faire.

Après Sacha n'était pas tout à faire normal ou commun et à priori ne réagissait pas comme tous les autres. C'est une donnée qu'elle allait dès lors mettre dans l'équation. À l'écoute du médecin, elle ne fit que hocher la tête, prenant et laissant certaine partie. Sachant toutefois tout l'honneur qu'elle avait que cet homme prenne le temps de lui ennumérer ses erreurs, puisque s'il ne l'estimait pas il n'en prendrais pas la peine. Annabelle en savait quelques choses étant elle-même un peu ainsi. Elle n'était pas franche que parce qu'elle manquait d’inhibition lorsqu'elle parlait, mais par soucis critique. Une rigueur qu'elle n'imposait pas qu'aux autres, mais à elle-même également. Soucieuse de se parfaire et de parfaire l'être humain.

Puis leur attention fut attiré par se chat qui était miraculeusement entré ici. Malgré son auspex, la demoiselle ne vit rien de curieux dans l'aura de ce petit animal qui n'en restait pas moins mystérieux. La demoiselle laissa son ainé soulever le chat de ses bras pour l'observer à son tour. Annabelle scruta son expression curieuse de le voir grommeler.

"Qui a-t-il? Je crois que vous oubliez qu'Akéron à horreur des chats. Ils chassent les oiseaux et détruit son jardin. En quoi celui-ci serait différent? Qu'avez-vous remarquer en l'observant? "


Demanda-t-elle en se rapprochant essayant d'observer la chat de nouveau, avant de lever les yeux sur son ainé. S'il ne lui donna pas de réponse, la jeune femme revint simplement prendre le chat avec la ferme intention de le sortir dehors avant qu'un autre ne tombe sur lui. S'adressant toutefois à Varden avant de faire quoi que se soit.

" Pourrez-vous lui trouver une chambre qui convienne pour le garçon. Comme il a besoin de repos, je crois que vous serez plus à même de choisir pour lui et Akéron souhaite qu'il ne fasse plus chambre commune avec les autres reines. "

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Re: Soirée: Conte de Grimm

Message par Sacha Anders le Mer 10 Déc - 21:22

Le silence était tombé sur la pièce.

D'un côté Vandred tenait entre ses doigts boudinés le mince carnet de cuir sur lequel il avait griffonné, de l'autre, Sacha observait le plafond d'un air harassé. Le jeune humain n'avait plus la force de se mouvoir, ni même celle de pleurer et pourtant ce n'était pas l'envie qui lui manquait.

Il avait échoué dans son entreprise. Il était toujours là, bien vivant malgré la douleur atroce qui lui déchirait les entrailles. Un bref instant il songea à sa mère dont le visage ne lui revenait presque plus en tête. Poussant un soupir, il crut entendre sa voix dans le lointain, comme l'écho de ce qu'elle fut autrefois. Le jeune homme se remémora ses beaux cheveux bruns et son regard mordoré. Elle lui manquait terriblement comme ses frères et soeurs également.

Quelques larmes dévalèrent son visage exsangue en songeant à tous ceux qu'il avait perdu. Il se sentait seul et abandonné, sans le moindre espoir de revoir un jour la lumière. Sa tristesse était sincère, son désespoir dévorant. Personne n'aurait pitié de lui ici et il allait continuer à souffrir jusqu'à ce que la folie le gagne totalement.

Ses doigts faméliques se serrèrent sur les draps en dessous de lui et puis son esprit décrocha cette fois. Il se sentit partir et sombrer dans des limbes abyssales. Tout était flou et sans frontières. La voix qu'il entendait depuis des semaines susurrait inlassablement à son oreille, lui conseillait d'abandonner la lutte car il n'y avait pas d'espoir d'être heureux en ces lieux et auprès de ces créatures.

Etait-il dans ce rêve à nouveau ?

« Suov a... » souffla-t-il à moitié endormi alors que Vandred s'était subitement retourné vers lui.

Il scruta de son regard perçant le jeune humain et ne répondit pas à la question d'Annabelle. Il se contenta de ranger son carnet tandis que le chat s'évada de la pièce et disparut dans le couloir sans laisser de traces.

« Je dois m'assurer que c'est bien ce à quoi je pense. » dit le Giovanni d'un ton qui se voulut assuré mais qui était bien loin de l'être.  « J'espère me tromper. » se murmura-t-il à lui-même.

Vandred glissa ses doigts sous son menton replet et le frotta en un signe de réflexion. Il inspira - bien que l'air ne lui était plus indispensable depuis longtemps - et acquiesça aux dernières paroles de sa cadette.

« Il y a justement une chambre que nous n'utilisons pas depuis longtemps et qui appartenait à un des  atouts avant qu'il ne soit … remplacé. La chambre est inoccupée depuis. »

Le vampire s'approcha de Sacha et glissa ses mains sous son corps famélique, le soulevant sans peine. Le jeune homme poussa une plainte tant ses membres étaient douloureux malgré le sommeil. Sans un mot, Vandred le mena jusqu'à la-dite chambre. Elle était sobre et impersonnelle, avec un grand lit qui trônait en son centre et un bureau.

Une vague odeur de renfermé flottait dans l'air et à en juger par la couche de poussière qui recouvrait le sol, elle n'était plus occupée depuis des années. Néanmoins les draps étaient propres et le tout bien assez confortable pour permettre à l'humain de se reposer le temps qui lui était nécessaire. Aussi le vénitien allongea Sacha du mieux qu'il put et remonta les couvertures sur son corps abîmé.

« Minimum un mois de repos, sans stress, sans efforts et sans morsures. En l'état il ne survivra pas à un événement similaire à cette nuit. » dit le vampire en se retournant vers Annabelle. « Si il montre des signes de faiblesse, il ne faut pas le brusquer et lui laisser le temps nécessaire pour se remettre. Je sais que Akéron n'est pas bien soigneux avec ses... jouets, mais il va falloir qu'il se montre un peu patient avec celui-là, sans quoi je ne lui donne même pas trois mois. »

Il marqua une pause avant de reprendre.

« Est-ce bien clair ? »
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