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Message par Jeremiah Drysdale le Ven 1 Aoû - 14:45

Il ne serra pas les dents alors que l’aiguille perçait la peau de son avant-bras, il était habitué, c’était un geste quotidien, banal. Le jeune homme sentit ses muscles se détendre mais sans plus. C’était comme d’aller pisser le matin, non, même pas aussi libérateur. C’était comme manger du gruau, il le faisait parce qu’il en avait besoin mais n’en tirait aucun plaisir. Putain de méthadone. Il avait beau prendre une dose double en l'achetant de manière illégale à des gens qui en avaient plus besoin que lui, comme cette fille enceinte qui devait être encore plus jeune que lui, c’était l’ennui total et ça le mettait dans une humeur noire. Avec un soupir, Jeremiah retira la seringue de son bras, restant assis sur le canapé décrépit pendant un moment, le temps que ça agisse. Cela lui donnait le temps de réviser son plan de la soirée. Il ne faisait pas longtemps qu’il s’était retrouvé tout seul dans l’immensité de New York à nouveau. Il avait un peu exploré les environs nocturne du Bronx, mais n’avait rien trouvé à se mettre sous la dent (c’était une métaphore bien sûr). À chaque nuit où il revenait à sa chambre louée les mains vides, il était de plus en plus agité. Il savait que ces trucs étaient là quelque part, il en avait la certitude. Ses mains n’avaient qu’une utilité, détruire ces suppôts du mal, pourquoi leur refusait-on leur devoir divin? C’était son trip à lui, il ne planait jamais autant que lorsqu’il sentait une des ces bestioles mourir. Si tout le monde savait la sensation que cela procurait, ils seraient tous en train de chasser comme lui. Mais il était seul, comme il l’avait souvent été, et même si cela occasionnait quelques difficultés techniques, c’était comme ça qu’il se sentait le mieux.

Le jeune homme se leva alors du canapé qui laissa entendre une plainte de vieux ressorts usés. Fergus lui avait laissé un beau petit paquet de fric, mais il préférait tout investir en méthadone et en matériel plutôt que d’aller se louer un loft dans Brooklyn. Il n,avait jamais eu de luxe dans sa vie et n’en avait pas plus besoin maintenant. Le moins de distractions dans sa vie il y avait, le plus de vampires il tuait, et le plus heureux il était .Le soleil s’était couché il y avait de cela 2 heures, il était donc temps pour lui de sortir. Encore ce soir, il allait en reconnaissance, comme les autres essais n’avaient été guère concluants. Il se devait d’être discret, bien que la discrétion soit pour lui une belle forme  de perte de temps. Il ne pouvait se permettre d’être repéré trop vite. De toute façon, il avait souvent de quoi se défendre avec son environnement. Si Dieu voulait qu’il survive à cette soirée, il lui donnerait les outils, ça il en était certain. Cela ne l’empêchait pas d’avoir au moins quatre différents briquets sur lui, ainsi qu’un bon vieux couteau de chasse à portée de main dans son dos. Il s’affublait des mêmes vêtements que tout les jours, sweat à capuche noir, t-shirt noir, jeans noir, bottes à cap d’acier noires. Il y avait toujours plus bizarre que lui dans les rues alors il ne s’en faisait pas pour se fondre dans la foule.

Le vent était frisquet lorsqu’il sortit dans la rue, c’était pourtant l’été, mais le vent était à se geler les shorts toutes les nuits. Il espérait devoir bouger… Ou se faire un bon petit feu ce soir pour se réchauffer. Le Bronx n’avait pas été très fructueux jusqu’à maintenant, Jeremiah décida alors d’opter pour un quartier différent. Ces bestioles aimaient probablement le luxe et clinquant, peut-être aurait-il mieux de commencer avec Manhattan. C’était ce qu’il allait faire ce soir. Il se joignit aux fêtards et aux travailleurs exténués dans le métro, sortant à une station du Lower qu’il avait choisie au hasard, ce n’était pas comme s’il traînait souvent là-bas. De là, il se mit à déambuler dans les rues, à la recherche d’un endroit définitivement louche. Et par louche, il voulait quelque chose qui n’essayait même pas d’être subtil. Ces monstres se croyaient au-dessus de tout, c’était à peine s’ils faisaient un effort. Et un tel endroit, il le trouva en la forme du “Third Abomination”, juste le nom de ce trou à rats lui fit plisser le nez de dégoût. C’était un endroit ostentatoire, qu’on pouvait voir des rues à la ronde. Quelque chose lui disait qu’il trouverait quelque chose d’intéressant là.

Bien sûr, à la tête qu’il avait, le jeune homme du faire la file, le portier regarda à peine sa fausse carte d’identité, mais Jeremiah savait le nombre de fois qu’elle avait fonctionné, il ne se faisait jamais prendre, l’avantage d’être assez grand. Lorsqu’il entra finalement, le volume de la musique lui scia les oreilles, les flash de lumières le rendirent temporairement aveugle et il eut très très envie de rebrousser chemin. Il détestait ces endroits sombres, agités et puants, c’était sans surprise que ces raclures de vampires les affectionnaient. Il avait intérêt à ne pas être venu pour rien, car cet endroit était terrible. Il repéra des sièges avec une vue sur la piste de dans, dans un coin peu éclairé et décida d’en faire sa base d’observation. Il s’y assit, se tapissant dans les noirs, ses yeux rougeâtres passant d’un visage à l’autre, tentant d’apercevoir un détail qui clochait.
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Message par Mary-Hell Blackburn le Dim 3 Aoû - 0:06

INVITATION TO HELL




Le titre de la nuit à la boite était assez équivoque. Mais attention, si certain vois l’enfer comme une éternel torture, d’autres le voix comme un but regroupant tous les plus délicieux péchés. Un délicieux combo sanglant des deux dans ce cas précis.

The Third Abomination. Le nom d’une des boites de nuit les plus achalandées du Lower. Sa clientèle était vraiment de tout genre. Difficile de dire s’il y avait un code vestimentaire, mais une chose était sur on y voyait des personnes que l’on n’aurait pas cru voir dans ce genre de boite. Des hommes en complets, des femmes en robe cocktail moulante, d’autre totalement contraire, de style très marginal.  La variété de la clientèle ne s’applique pas non plus qu’au look, mais également à l’âge. Des jeune que l’on ne croirait même pas assez vieux pour rentrer, d’autre d’un âge mur, un éventail intéressant et à quelque part peut-être une peu louche. L’avantage, pour l’établissement, étant que cette variété amène énormément d’autres clients. Car évidemment il y a les VIP, ces accès spéciaux que la majorité ne sait même pas comment avoir. Et l’autre, ceux qui doivent faire la file, mais que parfois certains sont choisi pour entrer plus rapidement. Surtout de jeunes adultes pour la plupart.

L’endroit? Grand, l’entrée se trouvant comme dans un sous-sol, mais l’intérieur se construit sur deux étages en mezzanines. Le deuxième est particulièrement les salons VIP donnant une vue sur la grande piste de danse. En bas, un mur complet servant de bars, des tables, quelques banquette, un stage ou trône un DJ. En cette soirée thématique, les lumières étaient au rouge et jaune, stroboscope blanc, laser et machine à fumer. Aux murs, des modèles, danseurs, enchainés et recouvert de faux sang, pour inviter les clients à les lécher, carrément. Pourquoi faire dans le soft quand l’on peut faire dans le core. C’était littéralement la manière de la place. Ce pourquoi les gens aimaient la place.

Pourquoi faire dans la discrétion quand on peut croquer à pleine dents dans l’immortalité? Invitation to Hell, welcome at the third abomination. C’était un peu comme sa boucherie personnelle. Cet endroit était parfait pour attirer la chair fraiche et se remplir la panse. C’était comme organiser des blood bath à volonté sans les contraintes des coutumes et des rituels. De la bonne musique, une bonne organisation, des sous-fifres pour faire le gros du travail et le tour était joué. Du haut de ses hautes plates-formes Mary-Hell observait la piste de danse de la mezzanine. Elle venait de semi vider une nana de son sang. Ouais, juste à moitié, car même si elle se foutait bien de les tuer ou pas, c’était toujours moins chiant si les corps pouvaient dégager par eux même. Remarque, il n’était pas rare que le staff doit se débarrasser de vieille chaire ahaha! Des legging noir troué, une camisole rouge, ses longs cheveux noirs et bleu royal remonté en un chignon plus que négligé, la vampire était bien accoté et cherchait son prochain repas.

Ses yeux ocre brillants dans la pénombre repérèrent alors une silhouette. Non pas sur la piste de danse mais à côté, assis. La vampire remarqua également comment ce dernier scrutait la piste de danse. D’ailleurs un de ses clients réguliers faisaient un peu plus que danser avec une jeune femme. Ce mec n’était pas là pour une consommation gratuite c’était certain. Rapidement, elle fut rendu en bas, contourna la piste de danse, elle arriva à côté du jeune homme, s’installa à côté du jeune homme.

« Hello there~ » Souffla-t-elle en riant.

Ses dents blanches clachant avec le noir de ses lèvres et cette tache sombre s’étirant jusqu’à sa joue. Elle ne s’en cachait même pas, après tout c’était le thème de la soirée! D’un mouvement elle commanda deux consommations, puis riva son regard ocre de nouveau dans celui du jeune inconnu un peu trop curieux. De nouveau, son sourire s’étira sur ses lèvres sombres pour dévoiler ses dents blanches aux canines particulièrement pointues, même si ces dernières n’étaient pas de taille anormale. Elle ne se cachait même pas. Pourquoi de toute manière. Qu’est-ce que ce mec pourrait bien faire de toute manière?! Les deux consommations arrivèrent alors à la table, dans des verres de whisky, mais la couleur était sombre et le texture assez épaisse, c’était d’ailleurs tiède.

« Alors, on s’amuse? Tu as su trouver ce que tu cherchais? » Demanda-t-elle sur un ton équivoque. Ce n’était pas qu’une simple question, mais un défi, une menace même…


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Message par Jeremiah Drysdale le Mar 5 Aoû - 15:50

Cet endroit était répugnant, tout à fait abject. Partout où il posait les yeux, ce n’était que vice, fange et luxure. Il avait envie de réduire ce trou à vermine en cendre, vampire ou pas, il voulait qu’ils brûlent tous, ces païens qui se vautraient dans la boue comme des animaux, qui dansaient comme des sauvages. Mais il ne pouvait pas. Ce n’était pas sa mission. Si le Third Abomination était bel et bien un repaire de vampire, là il pourrait s’amuser, purger cet endroit, se purger lui-même de toute contamination que cet endroit aurait pu produire sur son être. Il n’était pas attiré par aucune des tentations présentes, pas tant qu’il sentait le regard bienveillant du seigneur sur sa route et pour cela il le remerciait, plutôt mourir que de rejoindre cette bande d’âmes perdues une fois de plus. Cette certitude était de nature spirituelle, mais aussi bien physique, il savait que s’il lui arrivait de faillir, de retomber dans les bras de sa vieille amie l’héroine, c’était la morgue assurée. Son regard se détacha des danseurs lubriques et disgracieux, pour se poser sur cette farce grotesque, ces gens enduits d’il ne savait quoi. Était-ce du sang? Dur à dire avec tous ces flash et lumières. Il était totalement impossible que des vampires manquent à ce point de subtilité, ce n’était pas une preuve suffisante. Jeremiah décida de rester aux aguets encore un petit bout de temps à cet endroit avant de chercher un autre perchoir d’observation ou de rassembler assez de courage pour adresser la parole à quiconque dans cet établissement de débauche dégoûtant.

Quelque chose attira son regard sur la piste de danse c’était deux personnes, mais c’était dur de dire ce qui se passait vraiment à cette distance. Quelque chose dans leurs mouvements lui semblait étrange. Alors qu’il se préparait à s’approcher pour voir de plus près, une ombre passa devant lui, une silhouette de femme qui s’arrêta pile dans son champs de vision, masquant ce qui l’intéressait sur la piste de danse. Irrité, il la suivit des yeux alors qu’elle prenait place à côté de lui, détaillant ses traits dans la pénombre. Un frisson parcourut tout de suite sa colonne vertébrale, rampant rapidement jusqu’à la base de sa nuque. Quelque chose de très fort se dégageait du non-verbal, de l’apparence de cette femme, quelque chose qui le mettait sur ses gardes. Il était toujours sur ses gardes en compagnie d’inconnus, mais celle-là avait quelque chose de pourri, de mauvais en elle. C’était peut-être le fait qu’elle appréciait un tel endroit, sans nul doute. Qu’est-ce qu’elle lui voulait? Il n’avait pas l’air particulièrement avenant, sympathique, attirant, pourquoi venait-elle l’enquiquiner lui? Voilà ce qui était le plus louche. Jeremiah qu’elle lui souriait, il évita son regard pour essayer de trouver les deux danseurs sur la piste, mais ils n’y étaient plus. Il se renfrogna, de plus en plus irrité que l’on interrompe sa mission d’exploration. Il vit de coin de l’oeil qu’elle était toujours là. Il vit aussi une serveuse qui arrivait avec un plateau. Cette dernière déposa deux verres sur leur petite table. Le jeune homme n’aurait pu dire de quoi il s’agissait, mais c’était foncé et bizarre. Il plissa le nez, non il n’allait pas boire de cette merde, ça c’était certain. Il ne buvait pas d’alcool, enfin, il n’était pas censé, surtout avec la méthadone. Mais parfois une couverture le demandait, il s’arrangeait. La femme aux cheveux bleus lui parla encore, et malgré le tintamarre environnant, il comprit. Elle lui demandait s’il s’amusait. En fait, elle ne voulait pas savoir cela. Son ton était clair, elle avait remarqué qu’il était louche de toute évidence. Mais au lieu de lui jeter un regard en coin elle était venue lui parler. C’était très désagréable, mais soudainement intéressant.  Peut-être cette femme était connectée à cet endroit, peut-être était-elle importante? Il n’était pas très bon à ce petit jeu, mais le jeune hunter décida d’y jouer à sa façon. Il pointa alors les danseurs enduits d’il ne savait quoi en se plaignant:
« C’est quoi ça? Un thème? Et c’est quoi cette merde? »
Il avait terminé ses sympathiques commentaires constructifs en désignant les verres du menton avec dédain. Il n’allait pas faire semblant d’aimer l’endroit, c’était hors de ses forces et il sentait que la femme assise à côté de lui ne le croirait pas une seconde. C’était quelqu’un de coriace, il pouvait en être sûr, quelqu’un de dangereux, pas quelqu’un comme lui, non.  Mais pour la première fois depuis quelques semaines, Jeremiah avait l’impression d’être tombé sur quelque chose de consistant.
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Message par Mary-Hell Blackburn le Jeu 7 Aoû - 2:25

Ce n’était pas la première fois qu’il y avait des nez trop curieux qui s’aventuraient dans le club. Après tout avec ce genre d’endroit et de mode de vie, ils attiraient clairement l’attention. Mais ils donnaient du bon service, il y avait une bonne ambiance et puis il avait assez de contacte pour couvrir toute la merde qu’ils pouvaient faire. Le club était un peu comme un genre de grand buffet chinois avec une super variété de choix! C’était ce qu’il était le plus génial dans le tas! Mais pour en revenir au jeune homme à la peau blâme, ce n’était pas très dur de deviner ce pourquoi il était ici. En général ceux qui reluquait la piste de dance de cette manière, était ses client VIP ou ceux voulant se payer une petit gâterie gratuite sans avoir à payer l’abonnement. Comme le mec sur la piste de danse, à qui elle avait certainement sauvé les fesses. Et malgré la musique, malgré le bruit et la chaleur épouvantable, elle savait ce que mec n’était pas comme eux. Un peu humain, une misérable coquerelle réduite à la misère de la mortalité. Son cœur, elle l’entendait à des lieux à la ronde, sa chaleur, son odeur, elle la sentait depuis l’étage. Alors la seule autre raison qu’il avait de chassé ainsi, c’était de un, qu’il était un tueur en série, AHAHA! Ce qui serait encore plus génial! Un futur frère tien pourquoi pas! S’il était assez dérangé, elle pourrait même le faire passer au back store tout de suite! Oh non, vraiment, juste voir sa tronche quand il se réveillerait dans un cercueil enterré dans le sous-sol. Bon elle ne verrait pas sa tronche physiquement, mais vu sa gueule, elle pouvait facilement imaginer, elle était déjà hilare! Ce qui expliqua surement son large sourire inexpliqué et manique qui lui était accroché aux lèvres.

L’autre option, était qu’il venait ici pour chercher des proies, dans le mauvais camp. Ne savait-il pas que s’en prendre à des créations divines ce n’était pas une bonne idée? Ce n’était pas pour rien qu’eux avaient été choisi dans l’immortalité que la vermine rampante était restée enfermé dans son existence éphémère! Ce n’était pas le premier qui tentait de se venger de la pauvre injustice de dieu. Peut-être aurait-elle dû être discrète, mais lui ne l’était pas plus. Vraiment venir ainsi et agir de la sorte, il fallait être aussi fou qu’elle. À ces commentaires, elle ne s’offusqua pas un brin et partit même à rire d’un rire franc et glaciale. Ses yeux ocre brillant se posèrent alors sur lui, le brulant, son sourire s’illuminant dans un obscur plaisir. Elle n’allait pas être subtile, pas le moins du monde, elle était fière de ce qu’elle était après tout, c’était lui qui devrait être honteux de sa pauvre existence.

« De quoi penses-tu qu’il s’agit!? » Rit-elle en jetant son regard sur des jeunes femmes bien avancées dans leur soirée qui venait de lécher le corps d’un des danseurs. Un mélange, du sang, du sirop, des saveurs, un mélange d’arôme délicieux.

La vampire attrapa alors son verre, le levant et faisant tourner le liquide à l’intérieur. Son regard était amusé, toute cette situation était hilarante. Elle porta le verre près de son nez pour le humer. Elle savait bien ce que c’était. Un sourire réapparut sur ses lèvres sombres. Petite brebis tente de chasser le grand méchant loup~. Baissant doucement le verre, elle se pencha sur la table pour se rapprocher du jeune homme. Dans sa nouvelle proximité, elle en profitant pour l’observé, sans aucune gêne, c’était comme un bouché qui observait du bétail. Puis ses yeux capturèrent les siens de nouveau.

« Je t’aurais bien offert un Bloody Cesar, mais les Cesar se font rare ces temps-ci! Il faudra te contenter d’un Rhum and Blood~ » Et ce fut dans un nouveau éclat de rire qu’elle se recula pour caller son verre.

Le redéposant sur la table, léchant ses lèvres maintenant sanguines et esquissant un nouveau sourire, l’épinglant de son regard ocre! C’était probablement incroyable à quelle point elle n’était pas subtile. Elle ne se cachait même pas. Aucune attention pour cacher sa véritable nature. Plutôt comme aucune honte. Une fierté, dans sa manière de parler, dans sa manière de sourire, dans son regard. D’ailleurs, les gens évitaient de passer trop près de la table depuis qu’elle s’y était rendue. C’était comme s’il y avait un aura invisible autour d’elle. Invisible certes, mais qui pouvait être presque palpable. Ses ongles taillés en pointe tapèrent sur la table, de son index et majeur. Comme lorsque l’on fait comme des jambes avec nos deux doigts, elle les fit se rapprocher du bras du jeune homme. Clairement, elle était amusée, pas du tout intimidé ou affecté par la manière dont son interlocuteur agissait. Sérieusement, pour ce qu’elle en avait à faire, c’était un jeu qui pouvait se terminer de manière délicieuse. Elle répéta alors, le toisant toujours de son regard brillant.

« Donc sweety~, Tu as trouvé ce que tu cherchais? Hmm? »

Et un sourire équivoque, à vous donner froid dans le dos avec ces canines semblant être encore plus pointues qu’avant …


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Message par Jeremiah Drysdale le Jeu 7 Aoû - 14:55

Cette femme lui glaçait tout bonnement le sang. Ce n’était pas de la crainte, il ne ressentait jamais cette émotion, car il savait qu’il serait mieux là où il irait une fois mort, loin de ce monde pourri depuis ses fondations. Mais ce qu’elle provoquait chez lui était primal, un cri de son cerveau reptilien, c’était comme si son corps se préparait à se mettre en mode survie la seconde où ses yeux avaient croisé les siens. Son coeur battait la chamade, éclipsant même l’explosion tonitruante de la musique électronique autour d’eux. Son rire avait été pour lui comme des ongles qui crissaient sur un tableau, ses dents étaient encore engourdie de comment il les avaient serrées par réflexe. Elle se jouait de lui, détendue, comme un chat paresseux qui donne un coup de patte ou deux à une souris sans la blesser, question de voir comment elle se débattrait. Jeremiah ne pouvait expliquer pourquoi il ressentait une telle chose, mais la sensation était bien nette et précise. Il resta silencieux lorsqu’elle lui demanda ce qu’il pensait de leur petite fête, elle n’avait qu’à avoir sa tête si son avis sur la déco lui tenait tant à coeur. Il ne la quitta pas des yeux ne serait-ce qu’une fraction de seconde alors qu’elle tendait la main pour s’emparer d’un verre. Il détestait soutenir le regard d’un autre parti mais il savait qu’il ne devait en aucun cas relâcher sa garde devant cette femme, il pourrait payer cette erreur très cher.

Plus il détaillait le liquide opaque, plus il se disait qu’il n’irait même pas le sentir. Il avait un très mauvais pressentiment. Mais c’était trop fou pour être vrai. Des vampires seraient-ils inconscients au point de servir du sang aux clients dans un verre, à la vue de tous? Impensable, quelqu’un les aurait repéré déjà, ils seraient morts. À ce moment-là, elle s’approcha de lui, et il se sentit reculer sur son banc, mal à l’aise. Il aurait fait cela avec n’importe qui, il avait sa bulle personnelle qu’il fallait respecter. Elle lui parla des boissons, mais les mots n’étaient pas le message, le message était dans ses yeux. Était-elle vraiment en train de lui dire cela? Comprenait-il bien? Elle savait qui il était. Il savait qui elle était. Tous deux savaient que l’autre savait.  Ses yeux se dilatèrent sous l’effet de la réalisation soudaine. Elle ne se cachait pas. Lui non plus. S’il y avait deux personnes, si on pouvait qualifier cette chose de personne, honnêtes dans cette salle, c’était bien elle et lui. Il ne savait pas ce qu’il était supposé faire dans une telle situation? Cela changeait-il quelque chose. Si elle savait ce qu’il était venu faire… Le laisserait-elle partir? Puis il se rappela qu’il était du bon côté. Il était du côté divin, et ne faisait qu’appliquer ses lois. S’il devait triompher, il triompherait. Si son destin était de mourir ici il le ferait. Il n’y avait pas de place pour l’incertitude. Jeremiah r prit son aplomb, s’asseyant plus droit sur son siège moelleux. Il devait aller jusqu’au bout dans cette altercation, il pouvait en tirer quelque chose, il avait un instinct qui lui disait de rester. Si elle pensait lui faire peur, avec son rire, et ses dents…. Franchement anormales, elle se trompait. Le jeune homme darda ses yeux rougeâtre dans celui de son interlocutrice, ne bronchant pas alors qu’elle approchait ses doigts de lui. Il avait une foi aveugle dans le dessin que son Dieu avait prévu pour lui, il devait faire confiance. Elle lui posa de nouveau sa question, à laquelle il répondit sans hésitation:
« Si je l’avais trouvé, tu le saurais. »

En fait, elle ne serait probablement pas là pour lui demander la question s’il avait trouvé comme transformer cet endroit en tas de cendres et elle par la même occasion. Il fronça les sourcils, visiblement dégoûté.
«J’en reviens pas. Même pas un p’tit effort pour cacher vos gueules d’erreurs de la nature. »
Pas de faire-semblant, de malentendu. Il demandait comment ils avaient le culot de ne même pas se cacher, eux qui étaient des intrus sur terre, des taches qu’il fallait effacer de l'existence et des esprits. Il alla alors s’emparer du verre qui n’avait pas été bu, le ramenant vers lui et sans la quitter des yeux, il le vira très lentement à l’envers, laissant son contenu tomber sur le sol à côté d’eux. Lorsque le verre fut vide il ouvrit la main, le verre s’écrasa avec fracas sur le plancher dur. Voilà ce qu’il pensait de son hospitalité et de ses consommations gratuites.
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Re: blight .

Message par Mary-Hell Blackburn le Mar 12 Aoû - 10:01

Se cacher, pourquoi se cacher!? Ils dominaient ce monde, ils l’avaient au creux de leur main et cela depuis des centaines d’années. En réalité, ils étaient terriblement discrets pour ce qu’il aurait pu en être en vrai. Les cadavres n’étaient jamais retrouvés alors qu’ils auraient pu simplement les dompter dans le conteneur d’ordure à l’arrière. Mais quand même, il fallait être honnête, pour une bande de « dégénérés » il était plutôt sages et propres. Remarque c’était probablement juste le fait que les propriétaires du bar aimaient les revenus que leur procurait la boite. C’était un bon gagne-pain et tellement divertissant! Car et oui, ils étaient discrets, ils étaient subtile et se tenaient tranquille surtout pour éviter d’avoir la Camarilla à dos. Les hunters, ce n’était pas vraiment une préoccupation pour eux. Après tout ce n’était que du bétail qui en avait un peu plus dans le ventre. Certaines proies sont meilleures quand elles se débattent! La chasse était quelque chose d’exquis! Bien que plusieurs semblent terriblement bien apprécier les repas facile que le club leur offrait.

Ses yeux brillaient, littéralement. C’était l’excitation, elle adorait pouvoir en dénicher un. Leur montrer leur véritable place, les mettre en laisse. Ces petites bêtes étaient tellement adorables quand elles grognaient ahaha!  Elle l’observait, les yeux ronds, un sourire accroché aux lèvres, inévitablement elle avait l’air complètement cinglée. Pas qu’elle ne l’était pas, mais en général au premier abord, quand elle ne parlait pas, ça ne paraissait pas nécessairement. Mais là, c’était fini, on pouvait voir qu’il y avait des choses dans sa tête qui ne tournait pas rond. Probablement comme n’importe quel vampire, penserait un hunter, mais c’était plus que cela. Sa folie pouvait se lire dans ses yeux. Dans la manière dont elle dévorait le moindre de ses gestes de son regard ocre. Le plaisir qu’elle prenait à soutenir son regard sans cligner des yeux une seule fois. Elle le faisait exprès, remarque, c’était tout simplement naturelle. Et puis sa manière de tapoter la petite table de ses longs ongles, près de son bras, mais sans lui toucher. Donner une proximité un inconfort sans dépasser la limite, c’était encore plus drôle!

C’est alors que le hunter attrapa le verre. Allait-il le boire?! Se demanda-t-elle, dans la même excitation que s’il s’agissait d’un show de télé réalité et que c’était la soirée des éliminations. Mais ce fut encore mieux. Il répondait, il se débattait. Elle adorait ça. Ça se vu dans son regard. Alors qu’elle aurait dû être choquée par le geste, son sourire s’étira en quelque chose de presque maniaque.  Ses mains revinrent vers elle néanmoins, s’agrippant à la petite table. Et elle le poignarda de son regard ocre. Mais pas de colère, c’était un défi, elle adorait les défis. Elle le voulait! Ho oui, ho oui! Un autre animal de compagnie!!! Ça lui prendrait une sorte de laisse différente de celle des autres néanmoins! Parce qu’elle avait déjà essayer une fois avec un truc comme lui et ça n’avait pas très bien fonctionné. Le pauvre, elle l’avait rendu malade. Et elle avait dû l’euthanasier.  Ça avait été un si triste moment … AHAHA mais si bon néanmoins! C’était vraiment à se demander ce qu’il goutait. Mais elle se perdait dans son propre esprit là! Oui, oui! Le choque du verre qui se fracassa par terre n’attira pas vraiment l’attention des danseurs, la musique était trop forte pour que des oreilles humaine puisse entendre l’explosion du verre par terre. Une explosion de rire s’échappa alors de la vampire à ce moment. Mais s’arrêta rapidement. Une vampire passa environ à ce moment pour ramasser le gâchis du hunter, comme si de rien n’était. La jeune femme avait une coupe de cheveux étrange, et portait une camisole de force rose, comme si c’était une simple veste. Mary-Hell la complimenta sur sa synchronisation avant de retourner son attention sur le hunter.  Elle l’écouta, presque sérieuse, mais incapable de retiré ce rictus de ses lèvres. Mais ses paroles, ses dires.

Un éclat de rire résonna de nouveau de la part de la vampire. Mary-Hell se leva du tabouret, se tenant debout, toujours hilare, comme si s’en était trop. Elle contourna légèrement la petite table pour venir se tenir un peu plus près du hunter.

« Erreurs de la nature!? » Répéta-t-elle toujours aussi hilare. Elle se pencha légèrement vers le hunter et lui souffla. « Mon chéri, c’est tout le contraire, nous sommes le résultat, la perfection divine. La suprême création de dieu! »

D’un pas, puis de deux, elle se recula, riant encore, à en glacer le sang tellement ça n’avait pas l’air sain. Et puis elle s’arrêta, pied joins ensembles et elle leva les bras comme en croix. Ce fut à ce moment que quelque chose d’encore plus étrange sembla se passer. Certes depuis qu’elle était installée à sa table un cercle s’était formé autour d’eux, comme si instinctivement personne n’entrait dans ce rayon. Cette fois néanmoins alors que son sourire s’agrandit de nouveau dévoilant ses canines, ce fut autre chose. Et elle dit, haut et fort.

« We’ll rule the night!! »

Et on pu voir, partout dans le club, certains individus simplement se tenir debout, face à eux, ils avaient arrêtés de danser, et la mezzanine, des silhouettes se tenant tout autour avec simplement des billes brillantes de toutes les couleurs. Et en un flash de lumière, plus rien, les silhouettes s’étaient de nouveau fondues dans la foule et on ne voyait plus personne à l’étage. Et son rire strident repris, alors qu’elle se rapprocha du hunter de nouveau. Reprenant sa place, s’accoudant contre cette dernière.

« Il nous a fait à son image, la perfection~! »


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Message par Jeremiah Drysdale le Mer 13 Aoû - 16:58

Elle semblait follement heureuse, follement étant le mot important ici. Ce sourire qui ne finissait plus de grandir, comme si son visage allait fendre en deux, ces pupilles qui vrillaient dans l’iris comme des balles de ping pong, cette femme prenait son pied à le voir l’insulter et refuser son breuvage. Il n’y avait rien à comprendre là, c’était une débile, une dégénérée. Le jeune homme ne pourrit jamais comprendre ce qui se passait dans son esprit corrompu et décadent. Elle poouvait bien rire, la seule chose que cela provoquerait chez lui, ce serait de la pitié, et même encore, il n’était pas d’humeur, alors elle n’aurait que son mépris. Il n’y avait rien de drôle-là. La voir s’approcher de lui par la suite lui donna un haut le coeur, il ne voulait pas être près d’un tel monstre si ce n’était pour le trucider. Et voilà qu’elle parlait encore, d’une langue fourchue qui ne dirait que des mensonges les plus éhontés. Et ce qu’elle dit était hors de toutes ses attentes en terme d’absurde. La perfection divine? Il la regarda, comme si on venait de lui dire que les vaches faisaient de la bicyclette. Il n’y avait rien à répondre à cela. Elle était trop atteinte pour dire quoi que ce soit, si elle pensait qu’elle et ses semblables étaient la création suprême de Dieu. Quel parjure, blasphème! Si elle avait eu une âme, elle aurait été perdue par un tel accès d’orgueil. Mais ces trucs n’avaient aucun semblant d’âme, pire que des animaux. Jeremiah la regardait comme s’il allait vomir alors qu’elle effectuait son petit manège ridicule. C’était quoi ça? Le Christ en croix? Il était profondément désintéressé jusqu’à ce qu’il ressente un changement dans l’atmosphère. Il y avait une soudaine présence, pesante comme une chape de plomb dans son dos. Il les vit alors, partout dans le club, chacun avait des yeux brillants posés sur lui, le pénétrant comme des aiguilles, glaçant ses entrailles. Toutes ces petites têtes dans la foule, ils étaient tous… Il y en avait tellement. Ses yeux rougeâtres passèrent d’un balcon à l’autre, s’agrandissant, à chaque hostile qu’il croisait. Et puis soudainement, sans qu’il ait cligné des yeux, il les avait perdu, ils s’étaient volatilisés mais il savait qu’ils étaient là, tout autour d’eux.

Il entendit à peine ce que la femme au cheveux lui dit en se rassoyant, après sa petite démonstration. Il n’entendait que son coeur, qui battait si fort qu’il le sentait au bout de ses orteils comme les pas d’un géant. Il se sentait trembler, se tendre, mais pas de peur. Oh ça non, il n’avait pas peur. C’était de l’excitation pure et simple, l’adrénaline qui coulait dans ses veines comme au milieu d’une montagne russe. La meilleure sensation au monde, comme la main de Dieu descendue sur terre pour le faire sentir invincible. Si cette présentation était supposée lui inspirer la crainte, c’était tout le contraire. Il ne tenait plus en place, et cela se voyait dans son expression qui prenait un air plus allumé, mais plus inquiétant, instable. Il paraissait presque émerveillé. Jamais il n’avait vu autant de ces créatures au même endroit. C’était le jackpot, son île au trésor. Oh comme cet endroit brûlerait, il brûlerait avec tous ces cris, tout ce bruit, cette fumée. Ce serait si beau. Le plus beau des feux de joie. Il en avait tellement envie. Il aurait aimé venir plus préparé, avec plus de matériel. Il aurait aimé poser une bombe, de la dynamite, du C4. Jamais il n’aurait pu se payer du C4. Mais on pouvait bien rêver. Et cette femme, en face de lui, qui croyait être la perfection divine. Comment pouvaient-ils être la création de Dieu si l’idée de les tuer le transportait autant de joie? Dieu le récompensait parce qu’il tuait le produit du malin, il n’en était pas autrement. Il posa un instant la main contre son coeur, comme pour l’empêcher de sortir de sa poitrine, prit une grande respiration avant de finalement répondre: «Vous êtes des monstres. Des enculés pervers. Du foutues pourritures. » Il abattit alors ses deux mains sur la table, se levant brutalement de son banc en continuant, hachant chaque mot dans une fureur exaltée. «Vous allez brûler. L’un après l’autre…. Je vais vous trouver. Je vais vous faire brûler, chacun de vous personnellement, jusqu’à ce qu’il reste des cendres, rien que des putain de cendres! » En disant cela, il sentait ses jambes trembler sous lui. Jamais il ne s’était trouvé dans une telle situation, il était tombé en plein milieu du nid et c’était la sensation la plus incroyable qu’il n’avait jamais vécu. Plus… Non. Presque aussi bon que l’héroine...
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Message par Mary-Hell Blackburn le Jeu 14 Aoû - 23:51

L’évolution, la perfection, ce que cette vermine humaine n’était pas. Ils étaient parfaits, ils étaient plus fort, plus résistant, plus vivant même dans leur non vie. C’était la décision du dieu tout puissant de les rendre immortel. Il ne vieillissait pas, ils ne souffraient pas, ils se régénéraient. Pourquoi auraient-ils été créés aussi parfait s’il n’était pas l’étape supérieure la création perfectionné. Après tout, ces humains, vieillissaient, souffraient, mouraient, tombaient malade. Eux, il ne faisait qu’exister et ils se nourrissaient d’eux. Ils étaient l’étape suivante dans la chaine alimentaire. L’ennemie naturelle et supérieure à cette infériorité existante. C’était un délice de voir à quel point ils se pensaient tellement supérieurs. Ces pauvres humains, habitué à être tout en haut de la pyramide. Alors qu’en réalité ils ne l’avaient jamais été. Alors qu’en vrai les dieux qu’ils priaient étaient eux. La supériorité, l’ultime création. Cette puissance ne venait pas seulement de leur existence, mais même sa vraiment savoir leur existence les humains les avaient toujours craint, les avait toujours vénéré, dans les livres et les histoires. Maintenant, certains décidaient de prendre la place qu’il leur revenait. Ils avaient le droit de prendre ce que la terre, leur terrain de jeu leur offrait. Après tout si dieu les avaient créé et placé au même endroit, c’était pour les exterminer et les faire évoluer. Ils étaient la prochaine étape ou la fin pour ce peuple minable.

Certains comme ce jeune homme ne voyaient pas la chose de la même manière. Et c’était les meilleurs, les plus délicieux. Ceux que la vampire prenait le plus de plaisir a détruire. Réduire à rien, un néant absolu où il reviendrait ramper à ses pieds ou mourrait de désespoir. Il aurait peur de la nuit pour le reste de ses jours. Alors qu’elle entendait son cœur accélérer battre à la chamade elle pouvait sentir chacun des changements chimique qui se déroulait dans son corps. Effectivement, c’était différent à de la nervosité. Mais cette drogue naturelle qu’était l’adrénaline était aussi intimement liée à la peur. Alors cri mon mignon, aussi fort que tu le pourras, car elle te fera voir les ténèbres. Et elle écouta ses premiers mots. Son sourire toujours aux lèvres, amusée, évidemment qu’elle était amusée, c’était hilarant.

Mais elle sursauta, quand ses mains s’abattues contre la table, quand sa voix devint plus tranchante. La vampire avait perdu son sourire et l’observait. Il était si déterminé. Et quelque chose dans son regard avait changé. Ce jeune était sérieux? Elle quitta la chaise et se recula de quelques pas, sans le perdre du regard. Fronçant les sourcils elle semblait nerveuse. Elle ne pourrait rien faire contre lui, il allait les faire bruler, un après l’autre. Et elle garda cette expression de terreur jusqu’à ce qu’elle se brise dans un rire strident et exposant sa folie. Elle se redressa, en riant. Et puis elle le retrouva, rapidement, très rapidement. Dans son dos, venant délicatement du bout des doigts replacé quelques mèches derrière son oreille, lui soufflant.

« Arrête mon mignon, je suis terrifiée. » Et elle s’était éloignée de nouveau. Laissant de nouveau la table entre eux deux.

Face à lui, elle se tint et d’un mouvement brusque attrapa le poignet d’un jeune homme. Clairement un client. Elle le tira à elle alors que le mec, déjà bien soul, n’avait pas l’air de tout comprendre. Deux grands hommes en complet noir et postèrent alors de chaque côté du hunter prêt à intervenir, leur yeux brillait dans l’obscurité du club. Et alors que la vampire au cheveux bleus tenait le mec bien fortement par le poignet à côté d’elle, deux jeunes femmes se postèrent de chaque côté de la vampire aux yeux ocre. Ces dernières étaient raides et la panique pouvait se lire dans leurs yeux. Une espèce de fumé noir roulait autour de leur corps, elles ne pouvaient pas bouger. Agrippant le jeune homme, Mary alla y planter ses crocs, sans subtilité, sans douceur. Puis, redressant son visage, ses yeux n’ayant pas quité ceux du hunter, son sourire de requin maintenant sanguin, elle lui demanda.

« Alors!? Que vas-tu faire!? »

Ce fut quelques secondes qu’elle lui donna avant de rire de nouveau et alors que le beat dropait, elle s’élança dans un élan de rire avant de lui répondre. « COMME SI TU POUVAIS FAIRE QUELQUE CHOSE AHAHAHA!! » Et sa main attrapa la gorge du jeune homme, y enfonçant ses griffes et lui tordant. Le corps tomba au sol alors qu’on vint le chercher. Et à nouveau la musique changea et des instincteur au plafond tomba un liquide tiède et rouge. Ce n’était pas du vrai sang, mais l’effet était tout aussi gore. La foule s’emballa comme si c’était le meilleur truc au monde alors que les deux grands vampires agrippèrent le hunter par les bras. La propriétaire du club s’avança alors que le bleu de ses cheveux devenait de plus en plus foncé sous le liquide coloré. La vampire arriva à la table, s’y accoudant.

« Nous sommes au-dessus de vous dans la chaine alimentaire, c’est la sélection naturelle mon chéri! Dieu nous a créés ainsi pour vous terminer! » De nouveau ce sourire, alors qu’elle plaçait ses main comme pour claquer des doigts. « Comme ça~ ! » Et en claquant, les deux filles coincées derrière crachèrent une lourde quantité de sang avant que de nouveau on évacua les corps avec discrétion et rapidité. Sa main sanglante du jeune homme vint se poser sur le visage du hunter, alors qu’elle attrapait sa mâchoire, amusé.

« Nous sommes des dieux, pas des monstres~ »


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Message par Jeremiah Drysdale le Mar 19 Aoû - 16:22

Pendant un moment, un tout petit instant, il avait cru voir la peur dans ses yeux, il avait cru inspirer à l’une de ces créatures la terreur légitime qu’elle aurait du ressentir devant la volonté divine. Qu’elle tremble en pensant au flammes vives gobant goulûment sa peau, la faisait frire comme un porc sur la broche. Il se sentit tout puissant devant ce sentiment, pendant une fraction d’instant après laquelle, la femme, la vampire reprenne son rire à en écorcher les tympans. Il ne se rappelait pas avoir dit quelque chose de drôle. Il en avait assez de ce rire désagréable, il avait vraiment envie de la faire taire. Il posa sur elle, enfin, il pensait avoir posé ses yeux sur elle, mais il n’y avait plus rien. L’endroit où la femme se tenait était vide désormais. Il sentit alors un frisson dans sa nuque, comme une petite brise venant déplacer quelques uns de ses cheveux, Mais ici, l’air était lourd et vicié, il n’y avait pas de vent, pas du tout. C’était autre chose. Il entendit alors sa voix une fois de plus, au creux de son oreille. Elle était derrière lui, juste derrière lui. Il ne l’avait jamais vue bouger, ni même entendue. Elle aurait pu le tuer à l’instant, et il n’aurait rien pu faire. Cette réalisation d’impuissance fut comme un coup de poing dans son ventre, en plein dans son estomac. Il figea complètement, comme un chevreuil devant les phares d’une voiture. Après un court instant voilà qu’elle était de retour devant ses yeux, comme si elle n’était jamais partie. Mais il savait qu’elle avait bougé à une vitesse qu’il ne pouvait même concevoir. Elle n’était pas comme les autres vampires qu’il avait croisés. C’était quelque chose de plus dangereux, de plus ancien, plus sombre. Et il l’avait défié, les yeux dans les yeux. Ce n’était pas de la peur qu’il sentait, juste… Un énorme précipice qui s’ouvrait devant ses pieds. Un vide qu’il n’avait jamais remarqué et qui le faisait se sentir minuscule tout d’un coup. Elle tendit le bras alors pour attraper un péquenot qui passait par-là. Qu’est-ce qu’elle comptait faire? Jeremiah le savait ce qu’elle allait faire, ce que faisait tous les trucs de son espèce. Il se foutait des dommages collatéraux, si des humains mourraient sur le chemin qui lui permettait de se débarrasser de ces créatures de la nuit, il dormait bien le soir. Mais ce n’était pas pareil, elle le tuerait pour le défier, pour lui cracher au visage. C’était à voir celui qui broncherait le moins devant la perte d’une vie humaine. Le hunter savait que c’était lui. Ses semblables ne l’intéressaient pas, mais l’impuissance le mettait hors de lui. Et elle en rajoutait, ajoutant l’insulte à l’injure. Il ne savait pas comment elle avait fait, mais il était certain que les deux femmes qui approchaient ne le faisaient pas de leur propre gré. C’était de la sorcellerie pure et simple, c’était abject. Avant que lui ne puisse faire un pas pour contourner la table dans son chemin, elle avait planté ses crocs dans le cou du jeune homme il était trop tard. Ce qu’il pouvait faire? Il pouvait la réduire en petit tas de viande et de cendres, voilà qu’il allait faire, ce qu’il voulait faire depuis le début. Oubliant la prudence et le bon sens il décida de lui sauter tout bonnement dessus, de lui écrabouiller la face pour en faire une soupe dégoûtante. Mais il ne fit rien de cela.

À la seconde où il bougea un pied ne serait-ce que d’un iota, on se saisit brutalement de lui. Il fut presque soulevé du sol tant la force des bras qui le retenaient était surhumaine. Le jeune homme se débattit comme un chat qu’on plongeait dans l’eau froide, mais rien n’y fit. Et ce en fut pas de l’eau froide qui tomba en ondée sur son crâne, mais quelque chose de plus chaud, de visqueux et d’odorant, sa vision se brouilla de rouge. Il paniqua, il n’y voyait rien, il entendait des clameurs s’élever tout autour de lui dans la confusion la plus totale. Il redoubla d’efforts pour se dégager, mais c’était comme si ses membres étaient encastrés dans le roc, il n’arrivait pas à penser, à trouver un plan, il n’y avait que son instinct de survie qui lui criait des ordres désespérés. Il entendit alors encore la voix le vampire aux cheveux bleus qu’il distinguait à peine entre des mèches de ses cheveux trempés du liquide qui dégoulinait dans son visage. Encore du charabia sur Dieu, sur l’ordre naturel des choses. Ses mots étaient des pestilences, ils les bloqua, les ignora totalement. Ce qu’il ne put ignorer, ce fut le sort des deux filles. Avait-elle fait quelque chose? Il n,avait rien vu. Mais elles étaient mortes, comme ça. Il les avait entendues mourir. Elle n’avait pas pris plus qu’une seconde et elles étaient mortes. À quel genre de monstre faisait-il face? Comment pouvait-elle avoir un tel pouvoir? Comment un suppôt de satan pouvait faire de telles choses? C’était impossible. Il refusait de l’admettre. Il regarda tout autour, frénétiquement, à la recherche d’il ne savait quoi, ne sortie, une arme, un signe d’en haut, il ne voyait rien, que des corps ensanglantés qui se secouaient dans un spectacle de lumière. L’enfer ne devait pas être loin de ressembler à cela. Son visage fut stoppé dans sa recherche par une main qui vint se poser sur sa joue, le faisant sursauter. Il eut un haut le coeur parcourant tout son corps comme un désagréable frisson. Il allait vomir. C’était certain. Mais elle dit quelque chose… La conclusion de toute sa réflexion. des dieux. Ils se prenaient pour des Dieux. Ça… C’était trop. Un court sourire en coin s’étira alors sur sa bouche. C’était trop ridicule, comment ne pas en rire. Ces engeances, ces saletés, se prenaient pour des Dieux. Il n’avait qu’une réponse à faire à cela. Il cracha en sa direction, sans savoir s’il avait réussi à atteindre son visage ou non, un mélange de salive et de ce faux sang dégueulasse. Tentant encore de se débattre, il lui rugit alors: «Ôte tes sales pattes de moi! » Le jeune hunter voulut l’éloigner de lui d’un bon coup de pied, mais une soudaine douleur en arrière de son genou le força à tomber, retenu pr les malabars qui venaient sûrement de lui infliger ce coup. Ils l’avaient fait mettre à genou devant elle, comme s’il y avait quoi que ce soit à vénérer devant lui. Arrogant malgré sa situation précaire, il lui siffla:  «Vous êtes des cadavres. des cadavres qui se prennent pour des Dieux. C’est pitoyable. » Il aurait bien rit, mais il ne se trouvait pas aussi hilarant que cette fille qui riait à tout et à rien.
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Message par Mary-Hell Blackburn le Sam 6 Sep - 0:05

Pas besoin de vivre pour régner. La vie était éphémère, eux étaient immortels. C’était une notion et un sentiment fort profond que de se sentir invincible. Certes ils ne l’étaient pas totalement. Puisqu’entre eux ils pouvaient se tuer absorber les pouvoirs et les mémoires des autres. Chose avec laquelle la vampire à la chevelure bleu était très familière. Prendre la non vie, prendre l’éternité et se l’attribuer. La voler et en faire une puissance nouvelle. Néanmoins ce genre de chose venait avec des conséquences. Elle n’avait pas seulement absorbé l’éternité et les pouvoir, mais la folie également. Et dans son regard, cela pouvait se lire. La folie, la perte de notion externe. C’était un étrange sentiment à lire dans cette expression complètement dans le délire souverain de sa supériorité. Après, que pouvaient faire les humains, que pouvait faire ces chasseurs? Ils pouvaient toujours tenter, ils pouvaient toujours prier, mais tant qu’ils ne les prieraient pas eux, il resterait coincé dans cette impuissance. Cet impuissant état de soumission face à l’étendu infini du pouvoir que possédait la supériorité vampirique. Laisser les vivre. C’était ce qu’ils allaient supplier, prié, crié. Allait-il, lui faire de même. Prié pour qu’elle le laisse vivre, misérable et impuissant? Non, elle ne le laisserait pas. Son but n’était pas que ce jeune homme, ce jeune hunter s’accroche à la vie. Le but de sa mission était de le faire ramper au pied de la mort. De prier pour elle, pour qu’elle vienne le chercher, qu’elle le prenne et s’empare de lui. Il la supplierait, de le laisser mourir, de le laisser abandonner cette vie. Il voudrait mourir, disparaitre et tout abandonner.  Car il n’y aurait rien, plus rien pour lui, le néant complet, l’absence d’espoir. Tout ce qu’il croirait exploserait en morceau. Il n’aurait qu’à demander, qu’à prier, mais il n’aurait même plus la volonté de le faire. Car un cadavre elle en ferait devenir un. Elle lui ferait voir ce que c’était vraiment d’être mort. La mort n’était pas un état physique, c’était un état d’esprit. Il décrépirait et moisirait dans sa vie. Elle lui montrerait que l’éternité était plus vivante que la mort éveillée.

Et alors qu’il était devant elle, à genoux, après avoir essayé de lui craché au visage. Pauvre petite bête, il lui rappelait presqu’un lama à tenter de craché de la sorte. S’il voulait être un animal, il n’avait qu’à le demander.  Et il récita ces mots. Et ses lèvres s’étirèrent de nouveau. Mais son rire fut silencieux cette fois. Alors que ses canines blanches perçaient à travers le rouge de ses lèvres. La vampire doucement s’accroupit devant lui, pour se mettre à sa hauteur. Son regard vagua sur lui, sur son visage un instant. Le touchant encore, elle libéra son visage de ses mèches de cheveux humides.  

« Death is overrated for us, we can live through it. »

Sans plus, d’un mouvement souple et agile, elle se releva.  Cela ne prit d’un regard et un sourire au deux colosse qui tenait le hunter. Tournant les talons, elle ouvrit la marche et traversa la discothèque pour passer une porte et descendre des marches. Les deux vampires tinrent solidement le hunter et le trainèrent sans lui donner la chance de se relever ou d’attraper quoi que ce soit. Ils étaient rude et brutaux, dans délicatesse aucune. Ce fut dans une salle close dans fenêtre qu’ils se retrouvèrent, une fois la porte refermé, on n’entendant que les basses fréquences de la musique à travers les murs. Les deux vampires jetèrent le pauvre hunter sur une chaise contre un mur, ils continuèrent de le tenir néanmoins, enfonçant leurs griffes dans la chaire de ses épaules. La pièce était éclairée par des néons froids. La jeune femme à la chevelure sombre dont le bleu était imbibé de rouge se posta juste devant lui.

« Alors comme ça on est un suivant de Dieu… » Commença-t-elle d’un ton qui n’annonçait rien de bon. Elle allait le détruire. Son regard se posa sur lui, mais d’une manière différente. Si on avait pu lire la folie absurde dans ses yeux ocre jusque-là, maintenant, c’était une toute autre folie. Quelque chose de beaucoup plus sombre, de beaucoup plus malsain. En même temps, elle avait une confiance en elle inébranlable. « Si nous sommes tant les créatures du malin, pourquoi ton dieu ne fait-il rien contre nous? Hmm? » Et elle leva les yeux au ciel un moment l’air de faussement réfléchir. Puis son regard revint sur le hunter. Percent et froid, elle ne se moquait plus de lui, c’était autre chose, des couteaux, une assurance terrorisante.

« Ouvre les yeux mon chéri! Ton dieu ne t’as pas envoyé ici pour nous éliminer. Il t’as envoyé ici pour que nous puissions nous débarrasser de toi. Après tout, s’il avait voulu que tu en ressorte victorieux, il t’aurait sauvé. »

S’approchant de lui, elle attrapa les poignets du hunter fermement et leva ses bras, devant le faire souffrir avec les griffes toujours encrées dans sa chaire. La vampire s’approcha alors doucement, son visage près du sien. Ses lèvres vinrent frôler sa joue glissant vers son oreille. « Il t’as fait ainsi car il ne veut même pas que tu puisse survivre. » Et d’un coup sec elle alla planter ses crocs dans sa gorge. Si normalement la morsure des vampires était une délicieuse sensation, Mary fit exprès de rendre l’expérience le plus désagréable possible. Refermant ses mâchoires contre la chair tendre de son coup, profitant de son sang chaud. Elle se redressa alors, non sans arracher un peu de chair dans le mouvement brusque. Et s’exclamant d’un coup, elle le fixa, hilare.

« Et tu es un junky en plus!! Le plus bas de l’humanité! Ahaha! Alors, où est-il ton précieux dieu!? »

Sur cette question, elle fit un mouvement brusque et sec qui déclencha un gros crak du bras du hunter. C’était sans pitié qu’elle venait de lui briser le bras, le lâchant pour s’éloigner, en riant. Elle se lança alors dans un monologue confus et hilare. "Cette humanité est pourrie, mais à nous. Dieu voulait s’en débarrasser. Ahaha le sauver! Il pensait que dieu allait le sauver alors que dieu est là pour le mener à sa perte! Les humains nous nourrissent et ne demande qu’à devenir comme nous et lui pense pouvoir nous détruire." Puis d’un mouvement, elle s’arrêta et se tourna vers lui, le fixant. « Alors, toujours aussi sur de toi~!? »


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Message par Jeremiah Drysdale le Lun 29 Sep - 20:53

Il voulut ôter son visage de ses mains dégoûtantes, mais elle le tenait si fermement par la joue qu’il ne pouvait rien y faire. Elle lui débitait encore un bout de son délire, comme si elle pouvait possiblement le convaincre. Ils avaient deux vision irréconciliables, il ne servait à rien de converser, une vision devait supplanter l’autre et c’était tout. Ils étaient voués à se détruire. Jeremiah avait la conviction profonde qu’il serait celui qui sortirait victorieux de cette altercation, bien qu’il était celui maintenu au sol par deux fiers à bras, les yeux plein de faux sang. Ou était-ce du vrai? Non, ce n’était pas a bonne odeur. Ça ne pouvait qu’être du faux.  Soudainement, la femme le lâcha et il se sentit soulevé comme s’il n’avait été qu’une simple feuille dans le vent. Ses pieds ne touchèrent même pas le sol alors qu’on lui faisait traverser la boite de nuit sous le regard de tous, mais sans l’attention de personne. Il n’était pas en contrôle de la situation dans le moment, non pas du tout. Le jeune hunter avait beau se débattre comme un beau diable, aucun de ses mouvements ne put l’empêcher de se retrouver dans cette pièce glauque aux néons grésillant. Le reste se passa très vite. Il n’eut pas le temps de se rendre compte de la gravité de sa situation avant de sentir un objet dur percuter son dos. Il vit une chaise derrière lui, une fraction de seconde avant de sentir une douleur cuisante dans ses épaules. Pris par surprise, il ne put réprimer un cri de douleur, sentant une dizaine de lame pénétrer sa chair et ses muscles. La femmes était là, encore couverte du liquide rougeâtre, comme une apparition cauchemardesque. Les murs semblaient se rétrécir autour d’eux pour l’étouffer, la brulûre dans ses épaules l’empêchant de reprendre de l’air. Elle lui parla, se moquant de sa foi en Dieu. C’était un test. Voilà ce que c’était. Dieu le testait, mais il ne serait pas déçu. Jamais il ne fléchirait devant de tels êtres. Il serra alors les dents, tentant de calmer sa respiration paniquée. Les yeux de cette femme avaient beau être terrifiants, il ne devait pas briser. Encore le même délire. Mais ça ne voulait rien dire. Dieu n’avait pas créé ces êtres, le malin l’avait fait. Elle essayait de souiller le nom du créateur mais c’était peine perdue avec lui. Il la regarda, ne lui répondant pas. Il ne fit que darder ses yeux sur elle, presque avec défi. Il n’essayait pas de la convaincre, il était au-dessus de ça. Malgré toute cette assurance, les yeux jaunes le percèrent autant que les griffes dans sa peau. Il déglutit, tentant de garder ses peurs bien enterrées dans les tréfonds dans sa tête. Il essayait de bloquer ses paroles, se rappelant les prières qu’il avait pour habitude de réciter lorsque le manque se faisait trop douloureux. Elle mentait, tout cela n’était qu’un test de sa foi. La seconde d’après, ses poignets furent brutalement tirés dans les airs, faisant redoubler la douleur. Jeremiah sentit alors le sang rendre humide son chandail noir, il dut se mordre la joue avec douleur pour ne pas crier. Respirant profondément par le nez pour tenter de faire taire ses nerfs en vrille. Non, c’était faux. S’il avait survécu jusque là il n’allait pas s’éteindre. Il n’avait pas encore rempli sa partie du marché, il n’avait pas encore fait brûler cet endroit maudit. Elle ne savait pas ce dont elle parlait.

Et alors, lui qui se pensait assez insensible, il resentit une douleur qui lui avait été jusque lord inconnue. Comme si le feu venait de prendre dans son cou, de longues dents s’y plongeant avec brutalité. Il ne pouvait rien y faire, ses yeux se remplirent d’eau et sa gorge d’un gargouillement plaintif. Ce fut encore pire lorsqu’elle se détacha, le jeune homme eut l’impression de perdre la moitié de sa nuque dans le processus. Il ne pouvait pas retenir les cris, c’était trop douloureux. Il sentait la chaleur de son propre sang couler sur ses clavicules. Son réflexe d’aller y porter ses mains fut contrecarré par toutes ces griffes profondément enracinées dans ses chairs meurtries. Il ne pouvait plus rien bloquer. Et là il les entendit, les mots de cette femme, toujours hilare. Ce fut pire, pire que tout, pire encore que la morsure. Ces mots lui allèrent droit au ventre. Un junkie… Non. Il n’était plus comme ça. Comment pouvait-elle savoir? Comment avait-elle deviné? «Non... », protesta-t-il faiblement. Pour qui disait-il cela? Il ne savait pas. Il ne savait plus qui l’entendait, dans cette salle de torture loin de tout, enterrée sous la basse des hauts-parleurs dehors. Jeremiah entendit le craquement de son bras avant de le voir, tourné dans le mauvais sens. Il hurla, de peur, puis de douleur, sentant qu’on le lâchait soudainement. C’était comme s’il était paralysé. Il glissa mollement en bas de la chaise, tenant son bras cassé de sa main valide. Il l’entendait encore parler dans le lointain, mais tout était flou, les sons, les images. Il avait envie de vomir, il avait tellement mal. Tout ce qu’il entendait c’était le sang qui palpitait dans ses oreilles et sa gorge. Seigneur. Il avait tellement mal. Pourquoi est-ce qu’il avait si mal? Qu’avait-il raté? Il était resté fidèle jusqu’au bout. Qu’avait-il fait de mal? Pourquoi le punir? Pourquoi avait-il si mal. Il tenta de se recroqueviller, comme si cela pouvait le protéger. Mais rien ne l’avait protégé, aucun pouvoir divin, pas même ceux que le Seigneur lui avait accordé… Rien n’était venu, il n’avait pas pu se protéger. Il tenta alors de ramper vers les escaliers, il devait sortir, il devait se sauver de cet endroit, son instinct lui criant aux oreilles de fuir, fuir au plus vite.
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