La nuit tous les chats sont gris [Flashback - Avril]

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La nuit tous les chats sont gris [Flashback - Avril]

Message par Sacha Anders le Lun 4 Aoû - 11:43

C'était une froide nuit pluvieuse à New York.

La ville à cette heure pas trop tardive était en pleine ébullition. Taxis,voiture, piétons, motos. Chaque rue fourmillait de véhicules et de personnes plus ou moins pressées par la pluie qui s'abattait  avec une vigueur qu'on ne lui avait pas connu depuis des mois. Les néons grésillants des enseignes et les écrans géants sur les immeubles illuminaient le quartier de Manhattan d'un chapelet de couleurs vives.

L'ambiance avait quelque chose d'irréelle et de surréaliste.

Sacha était là, dans une rue transversale du quartier de Times Square, figé dans la demie obscurité. Il regardait les passants d'un oeil inquiet, un bonnet de laine bien enfoncé sur sa toison rousse pour la dissimuler.  Il ne venait jamais ici d'ordinaire, le foule le stressait, la lumière le blessait. Il y avait trop de monde, trop d'activité, trop de dangers potentiels. Mais la faim l'avait poussé jusqu'ici. Le quartier du Bronx où il résidait d'ordinaire n'était pas le plus abondant et il savait qu'en faisant les poubelles de quelques fast-food, il trouverait son bonheur.

La pluie redoubla au-dessus de lui.

Le roux serra son sac de sport élimé contre son flanc, le tapotant en s'assurant que son cahier de partition y était bien protégé. Ses doigts osseux vinrent se serrer sur sa veste. Il prit une grande inspiration et s'aventura dans l'artère principale, marchant la tête basse et prêtant très peu d'attention aux passants. Heureusement pour lui, il était invisible au milieu de la populace et il put prendre le chemin du fast-food le plus proche, le contournant pour trouver les poubelles non loin de la sortie de secours.

Cela faisait plus d'un an qu'il vivait ainsi. Une année où sa dignité d'être humain était devenue une notion très abstraite, du moins en ce qui concernait sa façon de se nourrir.

Malgré sa volonté de survivre, le temps qui passait lui était de plus en plus pénible et il s'interrogeait très sérieusement sur sa capacité à survivre le prochain hiver. Le jeune homme regarda alors ses mains osseuses, ses yeux bicolores scrutant la cicatrice sur le dos de l'une d'elle. Il était si maigre.

Le roux retint un sanglot. Il devait être fort, il le devait. Il n'avait pas traversé toutes ces épreuves pour finir ainsi, à s'apitoyer sur son propre sort. Alors il sécha ses larmes d'un revers de manche. La liberté méritait qu'on souffre pour elle.

La rue autour était déserte, seul un chat semblait l'observer depuis une étroite venelle. Ses yeux brillaient dans l'obscurité. Le jeune homme tourna la tête vers lui et croisa son regard. L'animal se figea avait de disparaître aussi vite qu'il était apparu.

Poussant un soupire, Sacha se pencha maladroitement sur le bord d'une imposante poubelle fouillant, non sans dégoût, dans les sacs en papier abandonnés par des clients peu scrupuleux de finir leurs repas. Après quelques minutes de recherche, il finit par dénicher de quoi manger. Un hamburger qui avait manifestement été jeté dans l'après-midi et quelques frites en plus. C'était froid, mais le roux n'en était plus à avoir de telles exigences :  manger était un luxe.

Emportant son butin avec lui, le jeune vagabond alla trouver refuge sous un porche délabré. Il remercia d'une prière le seigneur pour ce repas qu'il avait trouvé, heureux de la perspective de ne pas tomber malade cette fois à cause d'un produit avarié.

Abrité de la pluie qui sembla redoubler, il profita de cet instant de solitude pour écrire un petit air qu'il avait en tête tout en mangeant. Une fois sa nourriture engloutie, il rangea son calepin et ôta le bonnet qui couvrait ses cheveux. Ces derniers coulèrent alors jusqu'à ses reins. Malgré les conditions dans lesquelles il vivait, il n'en restait pas moins d'une indéniable beauté.

Soudain un peu inquiet à l'idée d'attirer l'attention, le roux remit son bonnet en vitesse et se leva pour se diriger à nouveau vers l'artère principale de Times Square. Bien qu'il n'aimait pas la foule, il savait aussi qu'être seul dans une ruelle n'était pas la meilleure façon d'être en sécurité dans cette ville.

Il marcha donc, arpentant sans but les trottoirs de béton, son regard croisant de temps à autre celui des passants.


Dernière édition par Sacha Anders le Jeu 7 Aoû - 18:19, édité 4 fois
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Re: La nuit tous les chats sont gris [Flashback - Avril]

Message par Akeron Valerius le Lun 4 Aoû - 23:52


Les souffrances sont comme les nuées d'orage , elles paraissent noires de loin,- et ne répandent qu'une obscurité légère lorsqu'elles planent au-dessus de nos têtes. Combien de songes lugubres nous présagent un avenir agréable! Il en sera de même du songe de la vie lorsqu'il finira.

Pensées extraites de tous les ouvrages de Johann Paul Friedrich Richter dit Jean-Paul


Vous n'y avez peut-être jamais porter attention, mais toutes ses créatures de contes et légendes sont déjà parmi nous. L'on aurait longtemps à débattre sur le sujet, sont-ils autour de nous, font-ils partie de nous? L'un des mythes les plus répandu à se jour avec les vampires et les loups-garou est surement celui du Zombi. Cette créature qui selon les diverses croyances est un corps morts animé, le cerveau tellement abimé qu'il n'aurait plus que cette idée en tête: en trouver un nouveau. S'en nourrir pour survivre et régénérer les quelques cellules qui peine à ne pas s'éteindre. Il en existerait différentes sortent, certain très rapide, fort, au cri perçant ou encore boitant, mais tous s'entende pour dire que leurs capacités de compréhension sont très limité, ne pouvant accomplir plus d'une tâche à la fois. Ils ne se soucient pas non plus de leur environnement, avancé est leur seul but. Quoi qu'il arrive rien ne les fera dévier de leur route. Et comment devient-on Zombi? Une simple morsure suffit pour se faire contaminer, en quelques heures à peine, si le membre n'a pas été coupé, le virus attaque le système nerveux tu alors la personne qui finira par le relever avec les mêmes syndromes que ses créatures.

De nos jours, il n'est pas rare de voir de plus en plus de jeunes s'intéresser à ses histoires déformé par le cinéma populaire et commercial qui nous ressert à leur sauce les contes de notre enfance encore et encore. Les séries nous repasse également les histoires d'horreurs que l'on connaissait et pour nous faire revisiter ses monstres. Chacun s'y met pour rendre hommage aux créatures de l'imaginaire. L'on a vu émerger des regroupements de fan, appeler convention. Des gens ont même créé des marches où ils se déguisent et imitent la marche bien singulière des Zombis! Mais nul besoin d'attendre avec impatience les dates de ses évènements si vous souhaitez côtoyer de vrai corps sans vie: il vous suffit de vous rendre à New York. Promenez-vous un instant dans Times Square pour comprendre de quoi il s'agit. C'est des milliers de gens qui passent par là tous les jours, le nez coller à leur appareil électronique. Aucun regard n'est échanger, personne n'existe en dehors de leur propre personne.

Des corps se mouvant dans la circulation continue, sans jamais s'arrêter. Sans jamais se préoccuper de l'enfant qui pleur pour avoir perdu ses parents, sans voir le sans-abri sur le coin de la rue qui peine à trouver quelques sous pour un café ou de quoi manger. Les gens avaient le regard vide, vide de sens, vide de vie. La pluie s'abattant dans le secteur n'aidait qu'à leur faire presser le pas, se moquant bien de piler sur un étranger. C'est à peine s'ils levaient alors le nez de leur affaire pour crier quelques grossièreté en poursuivant leur chemin. Incapable d’exécuter plus d'une tâche à la fois disions-nous.

Dans tout le brouhaha que créait tous les passants ressortir le cris perçant d'une jeune fille qui protestait. Cela ne semblait déranger ou n'alarmer personne.

- Non! Non! Lâche-moi! J'ai dit que je ne voulais pas! Que je ne voulais plus! ,
criait-elle en se débattant, mais la poigne de l'homme qui la trainait contre son gré était trop solide pour la demoiselle. Elle devait 16 ou 17 ans, mais maquillé et habillé comme une femme de 25/26. Rien de forcément grossier, une jeune adolescente qui avait voulu sortir en boite avec des amis pour s'amuser et défier ses parents.

- Allons calme toi. C'est une super opportunité, on va se faire un max. Ça ne dura pas longtemps. C'est un pote à moi qui m'a parler de ça,
insistait-il l'entrainant vers un coin de rue pour y plaquer la jeune fille. Tu te calmes où je te préviens je t’assomme pour t'emmener et je te dump là-bas pour repartir seul!
Gronda-t-il utilisant la menace cette fois, sa patience déjà écouler.

Cela sembla faire son effet, car elle cessa de combattre, des larmes coulant doucement sur ses joues se laissant glisser contre le mur. Satisfait le jeune homme la relâcha pour prendre son cellulaire et s'éloigner de quelques pas.

- Bouge pas, j'appelle mes potes ils vont venir nous chercher, s'ras plus rapide.


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Re: La nuit tous les chats sont gris [Flashback - Avril]

Message par Sacha Anders le Mar 5 Aoû - 7:27

La pluie ne cessait pas depuis des heures et la nuit était déjà bien avancée. Mais aussi mauvais eût-il pu faire, Times Square ne se désengorgeait presque jamais. L'orage finit par gronder au lointain d'épais nuages noirs s'amoncelant au-dessus de New York, donnant l'impression que le soleil ne se lèverait plus jamais.

Sacha avait trouvé refuge sous le haut-vent d'une boutique de luxe, observant les passants qui ne lui prêtaient pas la moindre attention. Il était comme un fantôme déliquescent que ce climat si impitoyable aurait tôt fait de réduire en miettes.

Ses mains osseuses vinrent serrer le pull épais qu'il portait, tirant sur la laine usée pour la remettre correctement en place. Bien qu'il ne faisait pas si froid, son corps était glacé, soumis à la rudesse de la pluie. Il recula alors contre la vitrine du magasin – qui à cette heure était fermé – le dos appuyé sur le verre et y laissant une trace humide.

Son regard parcourut la foule qui circulait devant lui. Chacun était dans son petit univers, coupé de ce monde qui grondait au-dessus d'eux. Il avait l'impression d'être seul alors que la foule se massait toujours plus dans cette artère animée. Les gens ne se souriaient plus, ne se parlaient plus, ne s'aimaient plus et d'une certaine façon il se sentait totalement étranger à cette société.

La modernité avait quelque chose pour lui de parfaitement insondable, il en était même presque effrayé. On aurait pu dire de lui qu'il était vieux-jeu – à l'instar de son père – attaché à des valeurs simples. Il ne pouvait pas se mettre des oeillères comme tous ceux qu'il voyait filer devant lui. C'était impossible. La misère le touchait profondément.

C'est alors qu'il entendit un cri et des pleurs. Le roux redressa la tête, cherchant à savoir d'où pouvait provenir tant de détresse.

Il quitta son refuge pour s'aventurer sous la pluie avec prudence. Alerte, ses yeux parcoururent la foule et c'est au détour d'une ruelle qu'il les aperçut. Sacha s'accroupit, hors de vue pour le moment car il avait conscience que sa discrétion naturelle était son seul atout.

Son coeur se serra en voyant la jeune fille sangloter. Lui-même n'était pas bien fort. Il n'avait jamais été un héros, non, mais il ne pouvait pas rester là sans rien faire. Il ne pouvait pas supporter l'idée de voir quelqu'un souffrir sous ses yeux.

Sa gentillesse le perdrait assurément, il n'en avait que trop conscience.

Le roux profita que le garçon eût le dos tourné pour s'approcher silencieusement de la jeune femme. Il se mouvait tel un chat, attentif au moindre mouvement suspect. Avec douceur il tapota l'épaule de la victime et lui fit signe de se taire, lui tendant la main pour l'aider à se relever et à fuir avec lui.
Ce n'était sans aucun doute pas le meilleur plan qui fut, mais c'était la seule chose qu'il pouvait faire : aider cette pauvre fille à s'échapper loin de l'objet de sa souffrance.

Au coin de l'oeil, le roux remarqua alors le chat qu'il avait vu plus tôt l'observer de loin. Ce dernier se présenta face à l'homme qui téléphonait, venant se frotter à ses chevilles dans un ostensible ronronnement.

Sacha fut étonné d'être témoin d'un tel comportement, comme si l'animal cherchait à détourner l'attention.

Il secoua la tête, se disant que c'était son imagination qui travaillait trop. Il regarda la jeune femme et attendit donc qu'elle daigne le suivre, observant de tous côtés pour vérifier qu'il n'y avait pas d'autre danger.
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Re: La nuit tous les chats sont gris [Flashback - Avril]

Message par Akeron Valerius le Mar 5 Aoû - 8:31

Personne n'avait porté d'attention à ce jeune homme au grand coeur. Il aurait pu marché droit, habillé de toutes les couleurs avec une ou deux flèches lumineuses vers lui. Cela aurait tout au plus déranger quelques gens qui auraient alors détourner le regard. Les gens se dépêchaient de se déplacer, certain courrait même pour tenter d'éviter de défaire leur magnifique cheveux par la pluie qui ne cessait de s'abattre sur Manhattan. Le sans-abri était bien le seul au courant de ce qui se tramait dans le coin. Le seul a avoir entendu cet appel désespéré.

C'est presque avec stupeur que la demoiselle qu'il vint se courir l'accueillie. Elle essuya mollement ses joues taché par l'encre noir de ses long cils, retenant le hoquet d'un sanglot. Il était si rare de voir une âme charitable dans ses quartier, qu'elle ne sut pas tout de suite comment réagir. Réaliser qu'on lui venait en aide et qu'il lui fallait donc agir rapidement. Elle leva brièvement les yeux sur celui qu'elle avait cru considérer comme son ami, souhaitant au plus profond d'elle-même de ne pas refaire une bêtise: Posant sa main tremblante dans celle du garçon qui l'avait rejoint.

- Ouai l'hotel Edison? Ouai je vois parfaitement où c'est. Deux coins de rue et on y est. Good les gars. / ~Brrrbrrbrr / Qu'est-ce que? Dégage de la sale bête, Gronda-t-il en donnant un coup de pied pour éloigner la bestiole. Par le temps qu'il faisait il n'avait aucune envie de se promener avec les pantalons plus mouiller qu'il ne le faux.

- Gen' viens on s'remet en... FUCKING SHIT!

La demoiselle s'était rapidement relever avec l'aide de cet inconnu et ils avaient pris la direction du fond de la ruelle quand le jeune homme eu fini sa conversation téléphonique. Il ne perdit bien sûr aucune seconde pour se lancer à leur poursuite. Elle manqua de se torde la cheville du haut de ses escarpins couvert de paillette et c'est avec une rapidité surprenante qu'elle les retira. Plutôt brisé ses bas de nylons que ses chevilles et se faire rattraper!

- Par ici!
Indiqua-t-elle tirant le sans-abri en empruntant une ruelle. Elle n'avait aucune idée de l'endroit où elle se dirigeait. Elle avait aperçu un embranchement dans une nouvelle ruelle et cela lui avait sembler une bonne idée: Ils devaient se perdre pour réussir à perdre l'autre.

Un Bang retentissant se fit entendre à quelques mètres devant les deux jeunes en cavale. La ruelle s'était éclairé le cours d'un instant pour laisser voir trois silhouettes debout et une quatrième en train de tomber l'arrière du crâne explosé par une balle et le sang se projetant sur le mur arrière d'un vieux restaurant italien. Le temps qu'ils arrêtent leur course et aient le temps d'analyser et comprendre la scène dont ils venaient de devenir les principaux témoins, leur poursuivant les avait enfin rattrapé.

- Portami testimoni! Gronda l'un alors que les deux autres silhouettes se dirigeait vers eux d'une course rapide. Il en suffit d'un pour saisir les deux jeunes à l'avant avec une force considérable. Le second allant attraper le troisième compagnon qui venait tout juste de joindre la partie.
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Re: La nuit tous les chats sont gris [Flashback - Avril]

Message par Sacha Anders le Mar 5 Aoû - 9:39

C'était surréaliste....

Sacha vivait les événement de la nuit comme dans un rêve. Son esprit s'était presque déconnecté et il regardait la scène se dérouler comme à travers un prisme. Il entendit le chat feuler lorsqu'il se fit repousser et ce dernier suivit les deux jeunes gens durant leur fuite. Il le voyait courir au coin de son oeil, son pelage noir et feu luisant sous la pluie battante.

Le roux ne connaissait pas davantage Times Square que la jeune femme qui lui tenait la main.  Reclus la plupart du temps dans son immeuble du Bronx, il n'était à l'aise que là-bas et ce quartier n'avait pas de secret pour lui. Mais ici, il était comme un poisson sortit de son bocal et ce fut le coeur battant qu'il entreprit de fuir dans le dédale de venelles qui s'offrait à eux.

Malgré sa santé, Sacha se força à courir et tenir un rythme étonnamment rapide pour sa condition physique. Néanmoins il sentait son coeur rechigner et manquer un battement ou deux parfois. Sa respiration sifflait par moment, mais sa seule obsession était d'amener la jeune fille en sureté.

Un coup de feu retentit alors.

Ce n'était pas le premier qu'il entendait et certainement pas le dernier, mais l'impression qu'il en avait était toujours aussi terrifiante.

Le roux se figea en voyant le corps de la victime tomber au sol dans un bruit sourd. Une flaque de sang s'étalait déjà sur le pavé et s'écoula paresseusement vers eux grâce à la pluie. Le roux plissa le nez, incommodé par cette odeur qu'il ne connaissait que trop bien et qui lui rappelait d'effroyables souvenirs.  Son regard bicolore s'arrêta un bref instant sur les morceaux de cervelle éparpillés sur la brique noire du restaurant, glissant lentement vers le sol et attiré vers lui par la gravité.  

Sacha sentit un terrible frisson lui parcourir l'échine et l'envie de renarder son maigre repas se fit plus pressente qu'il ne l'aurait cru. Il se pencha vers l'avant une main sur l'estomac lorsqu'un spasme le secoua, mais seul un maigre filet de bave roula de ses lèvres.

C'est alors qu'on se saisit de lui sans douceur. Le roux s'étonna de la force herculéenne de son ravisseur mais il ne s'avoua pas vaincu pour autant et essaya de se débattre en vain pour se défaire de l'étreinte. Dans l'action son bonnet tomba au sol, déroulant sa longue chevelure flamboyante sur ses épaules et faisant ressortir à la faible lumière son auguste beauté.

« Lasciateci partire! Non si dirà niente! Non abbiamo visto niente! Se vi piace ci lasciate partire! *» hurla-t-il à l'adresse de celui qui manifestement donnait les ordres.

Il le regarda dans les yeux avec courage, seule chose qu'il croyait encore raisonnable à faire dans cette inextricable situation. A bout de souffle il tenta une énième fois de se défaire et remarqua le chat qui était monté sur un escalier de secours, ce dernier semblant regarder la scène avec intérêt.

« Ve ne prego... **» supplia-t-il de sa voix mélodieuse.

Malgré tout, il savait que cette mésaventure signait assurément son arrêt de mort. Les truands n'étaient pas connus pour leur clémence et ses mots ne toucheraient probablement personne. Le roux baissa la tête et son corps chétif se mit à trembler. Il n'osa pas croiser le regard de la jeune fille, se sentant responsable de ce qui venait d'arriver.

« Ve ne prego.» dit-il d'une toute petite voix cette fois.


[*Laissez-nous partir ! On ne dira rien ! Nous n'avons rien vu ! S'il vous plais laissez-nous partir  !
** Je vous en prie...]
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Re: La nuit tous les chats sont gris [Flashback - Avril]

Message par Akeron Valerius le Mer 6 Aoû - 8:25


- Stai zitto o mi prenderò cura di te.1 Gronda l'homme aux allures de motard vu de si proche et même un peu de sang de la personne qu'ils venaient de descendre. Son teint était pâle pour si bien ressortir dans la noirceur de cette petite ruelle.

- Ne leur fais pas de mal tout de suite. Il y a déjà assez d'un cadavre à ramasser ici. Répondit finalement dans la bonne langue commune de New-York celui qui semblait être le chef des opérations.

- T'a entendu p'tit merdeux? On ne te tuera pas ici, alors reste tranquille et soit bien sage si tu veux pas faire avancer ton heure. Et toi la poulette arrête de chialer!

Il les secoua comme des pruniers, arrachant un cri de stupeur à la demoiselle qui regrettait amèrement sa sortie nocturne. Une simple sortie entre ami, simplement faire goûter la liberté, rire s'amuser. Fêter ses mathématiques qu'elle avait finalement comprises et passé haut la main, après avoir perdu son été en rattrapage! Jamais, plus jamais elle ne désobéirait à ses parents! Voilà ce qu'elle murmurait en boucle entre ses sanglots.

Le garçon qui accompagnait la fille originellement n'était pas traité avec plus de gentillesse se débattant il tenta même d'attraper son téléphone pour appeler les urgences. Une bonne idée si le gros bras qui le retenait n'avait pas vu son mouvement. Un hurlement de douleur, couvrant parfaitement le bruit qu'avait fait son bras qui pouvait maintenant plier dans l'autre sens.

Le chef un peu désespéré de ce qui venait de se passer soupira bruyamment se demandant bien pourquoi il faisait affaire avec ses deux têtes vides et pourquoi Klever n'était jamais là quand on avait besoin d'un Malkav sous la main. Toujours être en train d'admirer le mur dans d'une autre ruelle quand il ne faut pas! Et bien il se débrouillerait pour rentré, fulmina-t-il avant d'ajouter plus haut:

- Dans la camionnette, on verra ce que l'on fait d'eux. Et assommez-moi celui qui cris, je ne tolérais pas ça tout le voyage!

Motard numéro deux assomma donc le garçon et vint le poser en sac à patate sur l'épaule du premier homme de main qui tenait toujours aussi solidement les deux premiers témoins. Une fois fait c'est avec une vitesse surprenante qu'il retourna auprès du chef pour commencer à nettoyer une partie de la scène de crime.

La petite compagnie fut transportée plus loin et, comme mentionné, enfermé à l'arrière d'une petite fourgonnette qui se mit en route deux ou trois minutes plus tard. Il était assez improbable de se dire qu'il avait pu faire quelque chose avec le cadavre dans la ruelle en si peu de temps. La fille avec Sacha avait éclaté d'un sanglot encore plus gros une fois prisonnière du véhicule.

- ON VA TOUS MOURIR! POURQUOI! Noonnn.... SORTEZ-NOUS DE LÀ! Je veux revoir mes parents... mes amis... J'AI SEULEMENT 16annns!!!

L'on tapa durement sur le métal qui les séparait des conducteurs.

- FAITES MOINS DE BRUIT LÀ-DEDANS!


Bien que plongé dans le noir, ils purent rapidement se rendre compte qu'ils se trouvaient entouré de plusieurs objets en plus d'une forte odeur de peinture. Il s'agissait d'une petite camionnette de quincaillerie.

[1. Ferme là ou je m'occupe de toi ]
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Re: La nuit tous les chats sont gris [Flashback - Avril]

Message par Sacha Anders le Mer 6 Aoû - 14:22

C'était sans doute le destin.

Il avait fuit son père en manquant de se tuer et voilà qu'une année plus tard, il était à nouveau captif d'une bande de truands quelconques. Le roux secoua la tête un peu dépité, cessant de se débattre pour ne plus être secoué. Chercher à leur échapper maintenant aurait gâché une précieuse énergie dont il aurait besoin plus tard, si bien sûr une occasion se présentait. Pour ce dernier point il n'en était absolument pas convaincu et il était probable selon lui qu'il finisse comme l'homme de la ruelle, du moins ce qu'il en restait.

Les yeux rivés sur le sol, Sacha ne sursauta ni ne tressaillit lorsque l'on cassa le bras du jeune homme dans un angle improbable. Il ne supportait pas les cris, mais il avait déjà été le témoin de trop de violence pour y être encore sensible. Son père s'était autrefois fait une joie de lui montrer ce qu'il avait fait subir à ses deux frères aînés pour le dissuader d'un jour le fuir. Pourtant c'était la décision qu'il avait prise un an plutôt, malgré la crainte, malgré la fatigue physique et morale. Il s'était échappé au péril de sa vie et tout ça pourquoi, pour finir clodo dans un immeuble délabré du Bronx.

La vie était injuste.

Morose, il supporta en silence sa capture tiquant néanmoins en observant la vitesse surprenante de l'un des malabars lorsque ce dernier retourna auprès du cadavre. Il le fixa un bref instant, une expression perplexe sur le visage,  avant de se sentir poussé un peu plus loin.

Le roux monta dans la camionnette sans faire d'histoire, se pinçant la lèvre en essayant de rester digne. Il contempla une dernière fois la pluie derrière lui, songeant que quelques instants plus tôt il était encore libre. Son pied buta alors contre un pot en verre qui alla rouler sur la paroi du fond. Sacha y trouva refuge et s'y assit, ramenant ses jambes osseuses contre son torse.

La voiture démarra et la jeune fille hurla.

Sacha dans un geste tendre étendit les mains vers elle et la prit contre lui, venant caresser ses cheveux avec tendresse.

« Shh... ça va aller. » souffla-t-il de sa voix mélodieuse.

Il roula sa joue contre sa chevelure au doux parfum de fleur et tenta de la rassurer. Il était tellement peiné pour elle. Son regard bicolore se perdit dans l'obscurité un long moment puis il toqua alors sur la carlingue pour attirer l'attention du chef. De cette distance, il savait qu'il pourrait l'entendre.

« Je vous en prie. Ce n'est qu'une enfant. Elle saura garder le silence, je ne suis même pas sûr qu'elle ait fait attention à la personne que vous avez tué ou même à vos visages. Elle était déjà en état de choque avant de vous voir. » Il marqua une brève pause avant de reprendre. « Gardez-moi à sa place, je ne me rebellerai pas, je ne vous causerai pas d'ennuis et je ferai tout ce que vous voulez, absolument tout. Je vous en prie,  laissez-là partir. Elle est si jeune. »

Son regard s'arrêta sur le jeune homme assommé. Bien que ce qu'il avait eu l'intention de faire était abominable, il n'en restait pas moins un gamin lui aussi.

« Je suis prêt à échanger ma vie contre celle de ces deux pauvres gamins. Il sera tellement plus facile pour vous de faire disparaître un clochard plutôt que deux jeunes gens entourés de leurs familles. Réfléchissez,   vous allez attirer l'attention sur vous en les faisant disparaître. Quoi de plus facile à New York que de justifier leur mésaventure d'un soir par une altercation avec un gang. Ce n'est pas ce qui manque surtout dans les ruelles de Times Square. Ils ne diront rien à votre sujet, la peur est un moteur efficace et je peux me porter garant pour eux si vous le voulez. Vous n'avez qu'à les abandonner à l'hôpital le plus proche en disant que vous les avez trouvé dans cet état.»

Le roux espérait sincèrement que le chef entendrait raison et qu'il laisserait les deux enfants s'en sortir. Il était décidé à donner sa vie pour en sauver d'autres. D'une certaine façon il se sentirait plus utile que errer sans but dans les rues en quête de nourriture. Ô bien sûr cette situation le peinait mais la détresse de la jeune fille qu'il serrait dans ses bras lui était infiniment plus douloureuse que tout le reste.

Il continua donc de caresser ses cheveux.

« Ca va aller. Gen c'est ça ? C'est le diminutif de quel prénom ? » souffla-t-il pour essayer de la calmer en occupant son esprit à autre chose.

Dans l'obscurité le roux lui sourit.

« Je m'appelle Sacha. »
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Re: La nuit tous les chats sont gris [Flashback - Avril]

Message par Akeron Valerius le Mer 6 Aoû - 19:22



Si l'un des malfrats avait écouté les propos du rouquin, aucun n'avait jugé important d'y répondre. Après tout ils n'avaient aucune envie réel de les tuer. Tout au plus de les effrayer avant de leurs effacer la mémoire. Ils se réveilleraient ainsi comme si rien ne s'était produit et leur vie reprendrait tel qu'elle avait toujours été. Enfin, tel était leur plan, mais ça il n'y avait aucun moyen pour que les trois jeunes prisonniers à l'arrière du véhicule puissent le deviner.

La demoiselle elle avait bien voulue se réfugier contre le jeune homme, retenant ses pleurs et tremblant comme une feuille semblant encore plus frêle entre ses mains. Elle craignait à chaque coup de frein que l'un des gros bras n'ouvre les portes pour leur faire du mal. C'est effrayé et reconnaissante qu'elle écouta les paroles du roux, si étonner qu'un simple inconnu comme lui veuille lui venir en aide.

- ... C..c'est un diminutif à Geneviève, dit-elle timidement. Venant chercher la main de Sacha dans le noir afin de la serrer chaleureusement. M..Merci. Vraiment. Et.. et mon "ami" c'est Charles...

Elle se tue un instant sentant la camionnette rebondir comme s'il avait percuté quelque chose ou pris une grosse bosse et resta attentive un instant avant de poursuive à voix beaucoup plus basse:

- Si... Si ils acceptent de nous libérer j'irais voir la police. J'irais tout leur raconter et ils te retrouveront. Je n'oublierais pas ton geste pour moi Sacha. C'est promis.

Tout à l'intérieur bascula sur la droite, puis vers la gauche. A priori le conducteur venait de perdre le contrôle du véhicule. Des bruits lointains de combats se faisaient entendre, mais impossible de comprendre ce qui se passait exactement à l'extérieur. Geneviève cria à quelques reprises de peur s'agrippant à Sacha. Tout redevint finalement calme. La demoiselle étira le coup, s'en allant demander qu'est-ce qu'y venait de se passer quand une explosion puissante se fit entendre, ouvrant la boite de métal et projetant les trois à l'extérieur de façon plutôt violente.

Ils n'étaient plus du tout dans Times Squares, ils étaient dans un coin un peu plus reculer près d'une vieille station-service délaissé. La pluie tombait toujours et peinait à éteindre les flammes de l'explosion sur le véhicule. Geneviève n'était pas très loin de Sacha et se redressait faiblement, sonner. Elle regarda autour d'elle poussant un hurlement de terreur en voyant Charles, qui dans l'explosion s'était vue empaler par des cisaille géante.

- Hey y'a des trucs vivants par ici! Lança une nouvelle voix. En un instant quatre nouvelles personnes se tenaient juste à côté d'eux. L'une était une femme grande femme élancée qui ramassa d'une main la demoiselle traumatiser, tandis qu'un garçon aux longs cheveux noir habiller un peu punk, arborant plusieurs piercings se pencha au-dessus de Sacha. Un large sourire sadique s'étirait alors sur ses lèvres.

- Oh, bonjour toi. T'es assez mignon. J'crois que l'on tient deux nouveaux comédiens. On n'aura pas atteint le quota, mais je suis certain que celui-là peut jouer pour deux. Venant alors attraper la tignasse rousse du garçon pour le lever.

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Re: La nuit tous les chats sont gris [Flashback - Avril]

Message par Sacha Anders le Mer 6 Aoû - 20:32

«  Enchanté Geneviève. » souffla-t-il avec une grande douceur.

Il serra volontiers la main de la jeune fille, sentant sa chaleur sur sa peau diaphane, c'était apaisant. Lui était osseux, son visage anguleux et les traits tirés par la fatigue, pas de quoi attirer les regards. Lorsque la fameuse Gen reprit la parole, Sacha secoua la tête à ses propos. Ce n'était pas ce qu'il voulait entendre.

« Non. Je n'y tiens pas. Je saurais me débrouiller même prisonnier de ces gens. Ne te mets jamais en danger pour moi. Tu es jeune, tu as toute la vie devant toi. »

La roux esquissa un sourire dans le noir, effleurant la joue de l'adolescente en venant la prendre à nouveau dans ses bras pour la rassurer. Il lui offrit une étreinte d'une grande tendresse, chose qu'il avait toujours rêvé de recevoir au moins une fois dans sa vie. Mais il s'était fourvoyé, il avait vécu dans un mensonge durant des années. Son corps avait été souillé, brisé à cause de sa trop grande naïveté.

Être aimé. Voilà ce qu'était son rêve le plus cher. Mais il fallait croire qu'il n'avait pas mérité ce peu d'amour qu'il réclamait.

Sacha contempla l'obscurité avec tristesse, secoué légèrement par la route qui cahotait. Il ferma les yeux un bref instant et inspira. Son cœur était lourd et douloureux. Si il avait pu il aurait pleuré lui aussi mais pour rester digne il ne le fit pas, il ne souhaitait pas offrir aux yeux de la jeune fille un spectacle si pitoyable.

Et puis soudain il se sentit basculer et une explosion retentit autour de lui. Le roux fut projeté et s'écrasa lourdement dans l'herbe, sentant l'une de ses côtes craquer et son poignet s'entailler méchamment sur un silex. Sonné, il ne réalisa pas immédiatement qu'il avait été éjecté du véhicule. La pluie tombait drue, transperçant ses vêtements déjà bien humides. Sacha chercha son souffle en regardant le ciel ombrageux qui s'étalait au-dessus de lui.

Une plainte franchit la barrière de ses lèvres alors qu'il tenta de se relever, en vain. Son corps tremblait, sa tête tournait. Il était mal, il voyait tout comme à travers un prisme. L'odeur de son propre sang était entêtante. Il détestait ça. Ce parfum lui était parfaitement insupportable car elle lui remémorait de douloureux souvenirs. La sensation du sang brûlant qui ruisselait sur son bras lui donnait l'impression que sa vie s'échappait et le fuyait, son cœur rechignant soudain à faire son œuvre.

Il comprit après de longues minutes que des gens s'agitaient autour de lui. Geneviève pleurait et hurlait encore. C'est alors qu'il croisa le regard d'un inconnu  qui lui souriait dangereusement. Un regard qu'il avait déjà vu beaucoup trop de fois dans sa vie au point de faire naître dans ses entrailles une peur viscérale.

Sacha  se roula en boule sur le côté, se recroquevillant.  Il aurait tout donné pour s'extirper de cette situation et fuir loin d'ici mais son corps ne le lui permettait pas. Le stress avait entamé ses forces et c'est un regard suppliant qu'il adressa au brun en se doutant qu'il n'aurait pour seule réponse qu'un éclat de rire amusé.

Alors il resta là à regarder le visage de la personne qui était penchée sur lui, hagard et perdu. Et puis l'homme lui attrapa les cheveux, probablement dans le but de le traîner.  Le roux se laissa agripper sans se débattre,  gémissant à cause de ses côtes effroyablement douloureuses. Son souffle le brûlait, il avait la nausée et il ne parvint pas à trouver la volonté pour se relever. Il leva la main pour attraper sa toison flamboyante, le sang de son poignet blessé s'y répandant. L'odeur était insupportable.

Du coin de l'oeil il remarqua le chat qui l'observait dans l'obscurité. Le même que celui qu'il avait croisé à Times Square. Un hoquet douloureux secoua alors sa fragile carcasse et Sacha se sentit recracher sur le sol un mince filet de bave mêlé de sang.
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Re: La nuit tous les chats sont gris [Flashback - Avril]

Message par Akeron Valerius le Jeu 7 Aoû - 8:58



Le simili pink figea une fraction de seconde comme absorber par quelque chose. Les yeux rivé sur le poignet ensanglanté du roux, c'est à peine s'il ne se léchait pas les lèvre avidement en essayant de combattre une pulsion intérieur. Il avait un devoir à remplir avant de pouvoir goûter à se doux parfum.

- Érick qu'est-ce que tu fou!? Demanda la jeune femme qui avait perdu patience avec son humaine hurlante et l'avait assommé.

- Attends Kat', tu sens cette odeur?  

- Oui c'est celle du sang, imbécile!  

- Nan, mais approche! Insista-t-il rapprochant en même temps le rouquin de lui. Ses yeux noir était être passé d'un rouge brillant. Et le dit Érick avait vite été rejoint par le reste de son groupe qui observait avec la même fascination le gamin. En tout cas s'il souhaitait enlever l'attention de l'adolescente le tout était très bien réussi.

Les quatre gens n'eurent pas besoin de communiquer à voix haute ou même de s'échanger un regard pour agir d'un commun accord. C'était à n'y rien comprendre, voila encore une fraction de seconde qu'il était tenu par les cheveux et observer comme un vulgaire steak par ses agresseurs et maintenant il avait retrouver le sol avec un force et une rapidité à couper le souffle, tandis qu'on lui arracher une partie de ses vêtements. Sacha vit tout juste quatre tête se penché sur lui, une près de ses cuisse, un chaque poignet  et le grand ténébreux s'en pris à son cou. Chacun mordant à pleine dent, commençant à le vider rapidement de son sang. Si certaines morsures purent sembler agréable il ne put en dire autant de celle donner par l'unique fille.

Ils l'auraient bien vidé entièrement et sans aucun remords si l'un d'eux ne se serais pas relever la tête réalisant qu'ils étaient en train de le tuer. Il se releva rapidement paniquer afin de repousser ses paires. Chose assez peu évidente, mais qu'il réussi à fait in-extrémis.

- Fuck, qu'est-ce que tu fais, laisse-nous boire! On s'en branle qu'il meurt!  Avait gronder l'un.

- Nan, mais vous aviez déjà gouté ça avant!? On peut pas juste le vidé. Faut le garder.

- J'te signal qu'on est supposé ramener les humains pour le théâtre.

- Tu sais quoi, on est pas de ses chiens bien dressé de la Cam'! Si on veux s'amuser: on le fait et aucun Atout ne nous en a jamais empêché! Au contraire.

- Ouai bah la il est en train de crevé.

Érick se pencha au-dessus du pauvre roux, venant s'entailler le poignet et lui faire boire quelques gorgées de son sang. Simplement pour dire qu'il ne pourrait pas mourir se soir. Oh non, la mort était une libération beaucoup trop douce pour cette perle rare et les quatre jeunes vampires avaient un bien meilleur plan de carrière pour lui.

- Ramener l'autre fille au Théâtre, ça fera déjà ça de plus et j'me charge du rouquin. Il sera pour nous uniquement.

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Re: La nuit tous les chats sont gris [Flashback - Avril]

Message par Sacha Anders le Jeu 7 Aoû - 15:20

La suite par ici => Tenebrae
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Re: La nuit tous les chats sont gris [Flashback - Avril]

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