Sur un bord gelé (PV Jared Enfield CaHaix)

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Sur un bord gelé (PV Jared Enfield CaHaix)

Message par Anya Romanov le Mer 7 Jan - 16:45

L'hiver venait dans cette grande ville. Oui, il venait, il s'était installé au plus profond de la cité. Rien ne pouvait empêcher son froid lancinant de pénétrer la chaire. Son vent mordant engourdissait les membres. C'était l'hiver en cette nuit. Mais il était tellement plus doux que l'hiver d'Anya. Elle avait vécu des hivers mortels, les vents glaçant collant à votre chaire de petit cristaux de glaces. Votre souffle ne lâchait pas une brume blanche dans un hiver russe, il ne lâchait rien. Car le froid mordant de l'hiver russe avait déjà pénétré en votre être. Y survivre faisait de vous un être supérieur, que rien n'atteignait. Y survivre faisait de vous un de ses enfants, peu importe les siècles qui passaient. L'hiver qui s'abattait sur la ville n'était qu'une douce brise pour la russe.

Mais elle ne réfrognait pas à cet hiver. C'était d'avantage une valse, un balais pour elle. Il ne l'empêchait pas de se vêtir chaudement malgré son corps mort, mais elle ne lui en voulait pas. Elle aimait cette tenue d'hiver, elle donnait l'impression qu'elle était humaine à nouveau, une jeune enfant jouant dans la neige. Elle adorait les nuits d'hiver de New York. Il n'y avait que si peu d'activité, si peu de vie. Les bars étaient pleins à craqué, dans les tavernes des chants flottaient, les discothèques bondaient. Mais pas d'âme qui vivent dehors. Elle aimait les nuits d'hiver pour se reposer sans avoir à dormir. Elle adorait ces nuits car elle savait que les chances d'avoir à faire saigner étaient rares. Elle avait la paix et la tranquillité lors de ces nuits d'hiver.

Alors elle marchait, ses pas dans la neige laissant une trace éphémère de son passage. Il ne neigeait pas, la nuit était claire et sans nuages. La lune n'était pas pleine, elle n'était arrivée qu'à la moitié de son cycle. Oh, comme Anya comprenait le sentiment de la lune, ne pas avoir de moitié, que le vide soit remplacé par le noir interminable. Elle y repensait, parfois, à son Tsar sous la glace. Son jumeau mort en la sauvant de la noyade. Il avait laissé derrière lui qu'une déchirure qu'elle avait tenté de combler par l'oublie. Mais elle ne voulait plus l'oublier, cette crevasse en elle lui donnait un but dans cette non vie. Perdre un jumeau était si dur, perdre une moitié était un enfer, elle s'était jurée d'en retrouver une autre. Une moitié pour combler le vide si froid en elle. Elle souriait, s'approchant de la rivière gelée. Elle était belle ainsi, figée dans le temps. Comme un vampire.

Elle était sublime, on avait l'impression de pouvoir s'en approcher sans danger. Elle était figée dans le temps, elle était blanche et éclatante. Mais la rivière en hiver était froide, elle était sans coeur. Comme un vampire, se laisser prendre dans son piège signifiait la fin. Mais cette comparaison fit rire intérieurement Anya. Une rivière et un vampire, la même chose ? Une rivière était fragile en hiver, et restait la même. Les vampires avaient milles nuances. Il y avait ceux qui voulaient dominer, ceux qui voulaient changer, ceux qui désiraient aimer… Et il y avait ceux qui se contentaient de regarder la folie en face. La rivière ne cédera pas sous ses bottes, elle pouvait danser dessus, valser dans rien craindre.

Valser comme une princesse. Comme une Romanov impériale. L'ironie de son nom l'a faisait toujours rire alors qu'elle posa gracieusement un pied sur la glace. Elle pouvait entendre les voix, oui, les voix qui chantaient, formant un choeur. Une ritournelle russe flottaient à ses oreilles alors qu'elle commençait à valser doucement, sans se soucier du verglas. La ritournelle était celle utilisait pour valser, ses parents le faisaient. Les voix tourbillonnaient, elle les suivait. Elles n'étaient pas moqueuse, elles la guidaient dans sa danse sereine. Une danse magique, un tourbillon de rire éclatant, une joie enfantine rayonnante dans la nuit froide. Une danse qui était comme les voix en choeur, une ritournelle. Une ritournelle solitaire ? Une ritournelle se dansait mieux à deux, une ritournelle se partageait. Elle entendait les voix, elles lui chuchotaient de regarder la rose.

Alors elle ralentit, s'arrêtant gracieusement pour voir l'homme qui était la rose. Mais ce qui captiva réellement son intention étaient les flocons flottant doucement jusqu'à son nez. Il neigeait faiblement, en douceur. Parfait pour une ritournelle.
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Re: Sur un bord gelé (PV Jared Enfield CaHaix)

Message par Jared Enfield CaHaix le Jeu 8 Jan - 15:53

« Serais-tu aussi chaste que la glace et aussi pure que la neige, tu n'échapperais pas à la calomnie. »
de William Shakespeare

L'hiver est déjà présent, il le sent. Ce froid, ce vent glacial qui enveloppa la Rose à sa naissance, un vent que sa mère n'avait plus jamais oublié depuis la naissance de son fils. Perséphone est en enfer à présent, soumise à Hadès jusqu'au printemps prochain. Les gens se couvrent de leurs atouts qu'ils ont achetés à un prix qui semblait être une inconscience d'un point de vue économique. D'autres se gèlent et d'autres se fondent dans leur douce chaleur loin du froid, loin de la mort. La Rose passa de son rouge écarlate à un doux blanc immaculé, si pur, si insolent. Son esprit l'emmena vers le sanctuaire aquatique de la Ville Théâtre, la belle rivière du Bronx. Là où aucune âme n'était présente.

Il longeait le bord de la rivière gelée, regardant son reflet sur la glace. Ses cheveux attaché en catogan, ses habits d'hivers parfaitement à sortie avec sa morphologie et aux goûts uniques. Mais ses yeux restèrent hypnotiser sur la glace, observent chaque particule de glace fixée l'une à l'autre et ainsi de suite. La neige continuait de tomber, comme si le monde s'était arrêté, menant leur ballet éternel et insouciant. Si pur, comme tes ailes Ezekiel. Ses pas marquaient la neige avec douceur, laissant quelques brouillards de buée l'entourer. Ce blanc, ses ailes, tout cela lui rappelait son tendre Gangrel ; le hibou.

L'Artiste continua sa traversée bercé par les méandres de l'hiver; tantôt mélancolique que douce. Allait-il sortir de cette transe ? Personne ne le savait, ni le saura. Mais le destin en décida autrement, si imprévisible, n'est-ce pas cher hasard?Une mélodie interpella le caïnite, s'arrêtant brusquement pendant sa marche. De qui est ce chant de valse hivernale ? Son regard se posa sur une jeune femme qui tournoyait au son de la mélodie sur la glace, c'était imprudent mais tellement beau à voir. Des mouvements fluides, accompagnés du balancement de ses cheveux d'argent comme la neige. Ce n'était pas une jeune humaine, il en était certain.

Jared avança vers elle, toujours avec lenteur et contemplation. Plus la distance se réduisait, plus son aura été plus visible. Sa couleur était vive et vacillante, une rêveuse. Le vampire afficha un doux sourire face à cette révélation, une autre fille de la Lune. Cette fois-ci plus pure et calme, comme la neige qui tombait sur eux. Elle se retourna  tout en s'arrêtant gracieusement pour l'observer, *N'arrêtez pas votre danse* pensa ce dernier. Un léger brouillard se leva entre eux et se dissipa aussitôt, la Rosa utilisa sa Dissimulation pour disparaître et réapparaître derrière elle. Il la contourna et prit avec douceur son poignet et sa taille. Et d'un pas de valse, l'invita à danser avec lui. Leurs saphirs se contemplèrent, attendent la suite des événements.



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